\u00ab Habitu\u00e9 \u00e0 mon fant\u00f4me, que je consid\u00e9rais comme un pauvre diable qui se bornait \u00e0 faire des b\u00eatises, je ne r\u00e9alisais pas l'heure. Comme il faisait chaud, j'ai ouvert la mauvaise fen\u00eatre et, avec le steward, nous nous sommes pench\u00e9s sur le balcon. Onze heures sonnent, le coup de feu se fait entendre et nous sommes tous les deux jet\u00e9s au milieu de la pi\u00e8ce, o\u00f9 nous tombons comme morts. Revenant \u00e0 nous-m\u00eames et sentant que tout s'\u00e9tait pass\u00e9, nous examinant pour voir que nous avions tous les deux re\u00e7u - lui sur la joue gauche et moi sur la droite - la gifle la plus terrible qu'on puisse jamais donner, nous riions comme des fous.<\/em><\/p><\/blockquote>\n\n\n\nUn \u00e9crivain anonyme a comment\u00e9 en attribuant les rapports \u00e0 l'imagination de la jeune fille, car tout se serait pass\u00e9 au moment o\u00f9 "elle avait de vingt-deux ans et demi \u00e0 vingt-cinq ans, qui est l'\u00e2ge de l'inspiration, et que cette facult\u00e9 en elle s'exer\u00e7ait et s'exaltait continuellement par la vie qu'elle menait, au th\u00e9\u00e2tre et en dehors.<\/em>\u201d. L'auteur suit : \u00ab Il faut aussi se souvenir qu'elle disait, au d\u00e9but de ses m\u00e9moires, qu'elle ne s'amusait dans son enfance qu'\u00e0 des aventures d'apparitions et de sorciers, qui lui racontaient que c'\u00e9taient des histoires vraies.<\/em>.<\/p>\n\n\n\nLe commentaire non sign\u00e9 semble faire r\u00e9f\u00e9rence au fait que Clairon a d\u00e9montr\u00e9, en tout, qu'elle ne faisait qu'exag\u00e9rer une imagination fertile. Cependant, Kardec r\u00e9torque :<\/p>\n\n\n\n
\u00ab Nous ne connaissons le fait que par le r\u00e9cit de mademoiselle Clairon. Ainsi, nous ne pouvons juger que par induction. Or, notre raisonnement est le suivant : D\u00e9crit par la m\u00eame Mademoiselle Clairon dans ses moindres d\u00e9tails, le fait a plus d'authenticit\u00e9 que s'il avait \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 par des tiers. Il faut ajouter que lorsqu'il \u00e9crivit la lettre o\u00f9 le fait est d\u00e9crit, il avait environ soixante ans et, par cons\u00e9quent, il avait d\u00e9pass\u00e9 l'\u00e2ge de la cr\u00e9dulit\u00e9, dont parle l'auteur de la note. Cet auteur ne met pas en cause la bonne foi de Mademoiselle Clairon par rapport \u00e0 son aventure : il admet seulement qu'elle a \u00e9t\u00e9 victime d'une illusion. Que cela ait \u00e9t\u00e9 fait une fois n'a rien d'extraordinaire, mais que cela ait \u00e9t\u00e9 fait pendant deux ans et demi nous semble d\u00e9j\u00e0 plus difficile. Il est encore plus difficile de supposer qu'une telle illusion ait \u00e9t\u00e9 partag\u00e9e par tant de personnes, t\u00e9moins oculaires et oculaires des faits, y compris les policiers eux-m\u00eames.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n
Kardec poursuit en disant que le rapport semble probable<\/em>, mais, en bon chercheur, il ne l'accepte pas comme v\u00e9rit\u00e9 absolue, faute de pouvoir l'analyser de plus pr\u00e8s. Concernant les faits, nous rappelons que non ils sont<\/strong> en d\u00e9saccord avec les enseignements spirites et les faits d\u00e9j\u00e0 connus, tels que ceux des diff\u00e9rents effets physiques. En fait, nous vous rappelons qu'il existe des \u00e9tudes tr\u00e8s s\u00e9rieuses sur de tels faits, tels que rapport\u00e9s et analys\u00e9s, tr\u00e8s s\u00e9rieusement, par le chercheur spirite Ernesto Bozzano. Nous citons les ouvrages \u00ab Ph\u00e9nom\u00e8nes de transport \u00bb et \u00ab Le spiritisme et les manifestations supranormales \u00bb, en recommandant la lecture, en plus du Livre des m\u00e9diums, qui pr\u00e9sente une importante introduction th\u00e9orique \u00e0 de tels ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\nAu dessus de fant\u00f4me<\/em>, on constate, dit Kardec, que ce n'est pas n\u00e9cessairement un mauvais Esprit, mais un bas<\/em> (notre parole), pleine de passions et d'imperfections :<\/p>\n\n\n\nLa violente passion \u00e0 laquelle il succomba en tant qu'homme prouve que les id\u00e9es terrestres dominaient en lui. Les traces profondes de cette passion, qui a surv\u00e9cu \u00e0 la destruction du corps, prouvent qu'en tant qu'Esprit, elle \u00e9tait encore sous l'influence de la mati\u00e8re. Sa vengeance, pourtant anodine, d\u00e9note des sentiments bas. Si donc nous nous reportons \u00e0 notre tableau de classification des esprits, il ne sera pas difficile d'en d\u00e9terminer la classe : l'absence de mal r\u00e9el le s\u00e9pare naturellement de la derni\u00e8re classe, celle des esprits impurs, mais \u00e9videmment il avait beaucoup des autres classes du m\u00eame ordre, car rien en lui ne pouvait justifier une position sup\u00e9rieure.<\/em><\/p><\/blockquote>\n\n\n\nSuggestions de lecture<\/h2>\n\n\n\n- \u00ab Ph\u00e9nom\u00e8nes de transport \u00bb, d'Ernesto Bozzano <\/li>
- "Le spiritisme et les manifestations supranormales", idem<\/li>
- Le livre des m\u00e9diums, par Allan Kardec<\/li><\/ul>\n
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