Villes dans le monde spirituel : la matérialité d’outre-tombe

Récemment, une série d'études de la Revista Espírita nous a donné une leçon intéressante, qui va directement dans le sens des idées des villes du monde spirituel, auxquelles beaucoup croient et promeuvent. L’étude a été réalisée sur les articles suivants de Revista Espírita :

  • Juillet 1859 :

    • Le Zouave Magenta ;

      • Un officier supérieur tué à Magenta

  • Août 1859 :
    • Meubles d'outre-tombe;
    • Pneumatographie ou écriture directe ;
    • Un esprit serviteur;
    • Guide de Mme Mally

De plus, nous utilisons la conclusion de Kardec dans A Gênese (Editora FEAL) — Nature et propriété des fluides.

Nous soulignerons les principaux points de l'étude, où nous énumérons nos commentaires entre crochets ([commentaire]).

Zouavo de Magenta

45. ─ Savez-vous pourquoi vous nous voyez, alors que nous ne pouvons pas vous voir?

─ Je pense que tes lunettes sont trop faibles.

[Il ne sait pas. Par conséquent, il utilise une métaphore ou une figure de style.]

46. ─ N'est-ce pas pour cette même raison que vous ne voyez pas le général dans son uniforme ?

─ Oui, mais il ne le porte pas tous les jours.

47. ─ Quels jours le portez-vous ?

─ Maintenant ça! Quand ils l'appellent au palais.

[Les Esprits, ignorant certaines choses, s'expriment du mieux qu'ils peuvent, et voient le monde des Esprits selon leurs idées, tout comme un enfant, utilisant des images mentales pour décrire quelque chose qu'il ne comprend pas, parle de choses qu'on attribue seulement à l’imagination, mais cela, au fond, a son sens. L’erreur ici serait de prendre le « palais » comme une expression de la vérité spirituelle. permanent.]

48. ─ Pourquoi es-tu ici habillé en zuavo si on ne te voit pas ?

─ Simplement parce que je suis toujours un Zouavo, même après environ huit ans, et parce que parmi les Esprits, nous conservons longtemps cette forme. Mais c'est juste entre nous. Vous comprenez que lorsqu'on va dans un monde très différent, comme la Lune ou Jupiter, on ne prend pas la peine de faire toute cette toilette.

[C'est très intéressant. Ce que nous comprenons, c'est qu'il fait référence au fait que l'Esprit adopte une forme périspirituelle selon le monde où il va et selon l'existence d'une personnalité dans ce monde, sans même s'en rendre compte. S'il avait vécu dans un monde lointain, par exemple marchand d'animaux, lorsqu'il y était évoqué, il se présenterait ainsi. Lorsqu'il se déplace dans l'espace, sans être évoqué, il ne prend pas de forme spécifique, c'est-à-dire "vous n'avez pas besoin de faire toute cette toilette".]

49. ─ Tu parles de la Lune et de Jupiter. Étiez-vous là après sa mort ?

─ Non. Vous ne me comprenez pas. Après la mort, nous découvrons beaucoup de choses. Ne nous ont-ils pas expliqué beaucoup de problèmes de notre Terre ? Ne connaissons-nous pas Dieu et les autres êtres beaucoup mieux qu'il y a quinze jours ? Avec la mort, l'Esprit subit une métamorphose que vous ne pouvez pas comprendre.

[Il essaie d'expliquer la pensée précédente, ne sachant pas comment le faire.]

Un officier supérieur tué à Magenta

13. ─ Au moment de mourir, vous êtes-vous immédiatement reconnu?

─ Je me suis reconnu presque tout de suite, grâce aux vagues notions que j'avais du spiritisme.

14. ─ Pouvez-vous dire quelque chose sur M.… également tué lors de la dernière bataille ?

─ Il est toujours dans les réseaux de la matière. Il y a plus de travail à se débarrasser. Ses pensées n'avaient pas tourné de cette façon.
OBSERVATION : Ainsi, la connaissance du spiritisme aide au détachement de l'âme après la mort et raccourcit la période de trouble qui accompagne la séparation. Cela est compréhensible, car l'Esprit connaissait à l'avance le monde dans lequel il se trouvait.

[Si ce savoir est si important, comment concevoir qu'au moment même où le spiritisme était scientifiquement étudié, au meilleur moment possible, rien n'ait été dit sur cette matérialité qui domine aujourd'hui les communications ?]

meubles d'outre tombe

Jusqu'ici aucune difficulté concernant la personnalité de l'Esprit. On sait pourtant qu'ils apparaissent dans des vêtements dont l'aspect change à volonté ; parfois ils ont même certains accessoires de toilette, des bijoux, etc. Dans les deux apparitions mentionnées au début, l'une avait une pipe et produisait de la fumée ; l'autre, une boîte à tabac et pris des pincées. A noter cependant le fait que cet esprit provenait d'une personne vivante et que sa tabatière était en tout semblable à celle qu'il utilisait habituellement, et qu'il était resté chez lui. Que signifient donc ce buraliste, cette pipe, ces vêtements et ces bijoux ? Les objets matériels qui existent sur Terre auraient-ils une représentation éthérée dans le monde invisible ? La matière condensée qui forme de tels objets a-t-elle une part quintessentielle, qui échappe à nos sens ?

Il s'agit là d'un immense problème dont la solution peut fournir la clé d'un certain nombre de choses qui n'ont pas encore été expliquées. C'est cette compagnie de tabac qui nous a mis sur la voie, non seulement du fait, mais du phénomène le plus extraordinaire du spiritisme : le phénomène de la pneumatographie ou écriture directe, dont nous parlerons plus loin.

[Position du vrai scientifique, à la recherche de la vérité, sans rien écarter.]

3. ─ Cette tabatière avait la forme de celle dont il se servait habituellement et qui se trouvait dans sa maison. Quelle était cette tabatière entre les mains de l'Esprit ?

─ Regarde toujours. C'était pour que les circonstances fussent remarquées, telles qu'elles étaient, et pour que l'apparition ne fût pas prise pour une hallucination produite par l'état de santé du voyant. L'Esprit a voulu que cette dame croie en la réalité de sa présence et a pris toutes les apparences de la réalité.

4. ─ Tu dis que c'est une apparence, mais une apparence n'a rien à voir avec la réalité; c'est comme une illusion d'optique. Je voudrais savoir si cette tabatière n'était qu'une image irréelle, comme par exemple celle d'un objet reflété dans un miroir.

(Un des membres de la Société, M. Sanson, observe qu'il y a quelque chose de réel dans l'image reproduite par le miroir. Si l'image ne reste pas dans le miroir, c'est que rien ne la fixe, mais si elle est projetée sur une plaque de daguerréotype, laisse une empreinte, preuve évidente qu'elle est produite par une substance et qu'il ne s'agit pas d'une simple illusion d'optique).

4 (suite) - M. Sanson est parfaitement juste. Auriez-vous la gentillesse de nous dire s'il y a une analogie avec la boîte à tabac, c'est-à-dire s'il y a quelque chose de matériel dans cette boîte à tabac ?
─ Certainement. C'est à l'aide de ce principe matériel que le périsprit prend l'apparence de vêtements semblables à ceux que l'Esprit portait de son vivant.

[On connaît aujourd'hui le principe de l'image réfléchie dans un miroir et sa fixation dans une photographie : le comportement des ondes. La lumière, en tant qu'énergie électromagnétique, se réfléchit sur le miroir et impressionne l'appareil photographique, quel qu'il soit. Il semble que c'est à ce même principe (d'onde) que l'Esprit se réfère.]

REMARQUE : Évidemment, le mot apparence il faut le prendre ici au sens d'image, d'imitation. Le vrai buraliste n'était pas là. Ce que l'Esprit avait n'était qu'une reproduction. Comparé à l'original, ce n'était qu'une apparence, bien que formé par un principe matériel.

L'expérience nous enseigne qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre certaines expressions utilisées par les esprits. En les interprétant selon nos idées, nous nous exposons à de grandes erreurs, nous devons donc approfondir le sens de leurs mots, chaque fois qu'il y a un minimum d'ambiguïté. Voici une recommandation constamment faite par les Esprits. Sans l'explication que nous provoquons, le mot apparence, répété continuellement dans des cas similaires, pourrait donner lieu à une fausse interprétation [Puisque « l’apparence » pourrait faire naître l’idée de quelque chose qui n’existe pas.].

5. ─ Y aurait-il un déploiement de matière inerte? Y aurait-il, dans le monde invisible, une matière essentielle, recouvrant la forme des objets que nous voyons ? En un mot, ces objets auraient-ils leur double éthéré dans le monde invisible, comme les hommes y sont représentés en Esprit ?

OBSERVATION : Voilà une théorie comme une autre, et c'était notre pensée. L'Esprit, cependant, n'en a pas tenu compte, ce qui ne nous a absolument pas humiliés, car son explication nous a semblé très logique et parce qu'elle repose sur un principe plus général, dont nous trouvons de nombreuses explications.

─ Ça ne se passe pas comme ça. L'Esprit a un pouvoir sur les éléments matériels disséminés dans l'espace, dans notre atmosphère, que vous êtes loin de soupçonner. Il peut, à volonté, concentrer ces éléments et leur donner une forme apparente, adaptée à ses créations.

6. ─ Je pose à nouveau la question catégoriquement, afin d'éviter tout malentendu. Les vêtements dont les esprits sont couverts sont-ils quelque chose ?

─ Il semble que ma réponse précédente règle la question. Ne savez-vous pas que le périsprit lui-même est quelque chose ?

7. ─ Il résulte de cette explication que les Esprits font subir à volonté des transformations à la matière éthérisée et que, par conséquent, dans le cas du buraliste, l'Esprit ne l'a pas trouvée parfaitement finie; il l'a fait lui-même au moment où il en avait besoin, puis l'a défait. La même chose devrait se produire avec tous les autres objets, tels que les vêtements, les bijoux, etc.

─ Mais c'est évident.

8. ─ Ce marchand de tabac était si parfaitement visible pour Mme R… qu'il lui a échappé. L'Esprit aurait-il pu le rendre tangible ?

─ C'est possible.

9. ─ Dans ce cas, Mme R… aurait-elle pu le prendre entre ses mains, pensant qu'il s'agissait d'une authentique boîte à tabac ?

─ Oui.

10. ─ Si je l'avais ouvert, j'aurais probablement trouvé du tabac à priser. Si elle l'avait pris, est-ce que ça l'aurait fait éternuer ?

─ Oui.

11. ─ L'Esprit peut-il non seulement donner la forme, mais aussi des propriétés particulières?

─ Si vous voulez; C'est en vertu de ce principe que j'ai répondu affirmativement aux questions précédentes. Vous aurez la preuve de l'action puissante que l'Esprit exerce sur la matière et que, comme je vous l'ai déjà dit, vous êtes loin de soupçonner.

[Nous savons aujourd'hui que la Création est loin d'être « chacun pour soi », et qu'en fait elle est « une pour tous et tous pour un », les plus inférieurs étant toujours « conduits » par les plus hauts.]

12. ─ Supposons donc qu'il ait voulu fabriquer une substance vénéneuse et qu'une personne l'ait prise. Cela aurait-il pu être empoisonné ?

─ J'aurais pu, mais je ne l'aurais pas fait, car je n'aurais pas été autorisé à le faire.

13. ─ Auriez-vous pu fabriquer une substance salutaire apte à guérir en cas de maladie? Y a-t-il déjà eu un tel cas ?

─ Oui ; souvent.

OBSERVATION : Un fait de ce genre se trouvera avec une explication théorique très intéressante dans l'article que nous donnons ci-dessous sous le titre Un Esprit Serviteur.

14. ─ De la même manière, il pouvait fabriquer une substance alimentaire; supposons qu'il ait préparé un fruit ou une collation. Quelqu'un pourrait-il le manger et se sentir nourri?

─ Oui, oui. Mais ne cherchez pas si fort à trouver ce qui est facile à comprendre. Un rayon de soleil suffit à rendre vos organes grossiers perceptibles à ces particules matérielles qui remplissent l'espace dans lequel vous vivez. Ne savez-vous pas que l'air contient de la vapeur d'eau ? Condensez-le et vous le ramènerez à un état normal. Privez-le de chaleur et voici, ses molécules impalpables et invisibles deviendront un corps solide et très solide. Il y a d'autres choses qui conduiront les chimistes à vous présenter des merveilles encore plus étonnantes. Seul l'Esprit a des instruments plus parfaits que les vôtres : sa propre volonté et la permission de Dieu. 

OBSERVATION : La question de la satiété est ici très importante. Comment une substance qui n'a qu'une existence et des propriétés temporaires et, en un sens, conventionnelles peut-elle produire la satiété ? Par son contact avec l'estomac, cette substance produit la sensation de satiété, mais pas la satiété résultant de la plénitude. Si une telle substance peut agir sur l'économie organique et modifier un état morbide, elle peut aussi agir sur l'estomac et produire la sensation de satiété. Cependant, nous demandons aux pharmaciens et restaurateurs de ne pas être jaloux, ni de penser que les spiritueux viennent leur faire concurrence. Ces cas sont rares et exceptionnels et ne dépendent jamais de la volonté. Sinon, la nourriture et la guérison seraient très bon marché.

15. ─ L'Esprit pourrait-il fabriquer des pièces de monnaie de la même manière?

─ Pour la même raison.

16. ─ Une fois rendus tangibles par la volonté de l'Esprit, ces objets pourraient-ils avoir un caractère de permanence et de stabilité?

─ Ils pourraient, mais cela ne se fait pas. C'est hors la loi.

17. ─ Est-ce que tous les esprits ont le même degré de puissance?

─ Non, non.

[Car seuls les esprits supérieurs pouvaient le faire (réponse suivante).]

18. ─ Lesquels ont plus particulièrement ce pouvoir?

─ Ceux à qui Dieu l'accorde, quand cela est utile.

19. ─ L'élévation d'un Esprit influence-t-elle ce cas?

─ Il est certain que plus l'esprit est élevé, plus il obtient facilement ce pouvoir. Cela dépend toutefois des circonstances. Les esprits inférieurs peuvent également l'obtenir.

[Et, dans ce cas, ils sont alimentés par le concours d'esprits supérieurs, souvent sans même le savoir. Voir Le Livre des médiums ou Guide des médiums et des évocateurs > Deuxième partie — Des manifestations spirites > Chapitre V — Des manifestations physiques spontanées > Lancer des objets.]

20. ─ La production d'objets semi-matériels résulte-t-elle toujours d'un acte de la volonté de l'Esprit, ou exerce-t-elle parfois ce pouvoir malgré le sien propre?

─ Cela arrive souvent malgré toi.

[C'est-à-dire : il ne se rend même pas compte, consciemment, qu'il fait ce qu'il fait.]

21. ─ Ce pouvoir serait-il alors un des attributs, une des facultés inhérentes à la nature même de l'Esprit? Serait-ce, en quelque sorte, une des propriétés, comme celle de voir et d'entendre ?─ Certainement. Mais parfois, lui-même l'ignore. Puis un autre l'exerce pour lui, malgré lui, quand les circonstances l'exigent. Le tailleur du Zouavo était précisément l'esprit dont je viens de parler et auquel il faisait allusion dans son langage plaisant..

OBSERVATION : On trouve un exemple de cette faculté chez certains animaux, comme, par exemple, chez le poisson électrique, qui émet de l'électricité sans savoir ce qu'il fait, ni comment, et qui ne connaît même pas le mécanisme qui la produit. Ne produisons-nous pas nous-mêmes parfois certains effets par des actes spontanés dont nous n'avons pas conscience ? Ainsi, il nous semble très naturel que l'Esprit opère dans cette circonstance par une sorte d'instinct. Il travaille de son plein gré, sans savoir comment, comme nous marchons sans calculer les forces que nous mettons en jeu.

NOTE : Ce fut par exemple le cas de la reine d'Oude, dont l'évocation apparaît dans notre numéro de mars 1858, qui se croyait encore couverte de diamants.

23. ─ Deux esprits peuvent-ils se reconnaître par l'apparence matérielle qu'ils avaient dans la vie?

─ Ce n'est pas ainsi qu'ils se reconnaissent, car ils ne prendront pas cette apparence l'un pour l'autre. Si toutefois, dans certaines circonstances, ils se trouvent en présence l'un de l'autre, vêtus de cette apparence, pourquoi ne se reconnaîtraient-ils pas ?

[C'est important! Dans les romans médiumniques, le monde fantastique créé est tout matériel ou matérialiste, et la forme, dans ces contes, est fondamentale. Ici, nous avons encore la confirmation déjà faite auparavant que la forme n'est pas importante pour les Esprits en général, bien qu'elle soit prédominante pour les Esprits encore très attachés à la matière (c'est-à-dire de pensée très attachée). Il s'ensuit qu'il serait logique pour un esprit en ébullition de « se voir » dans une condition comme celle du seuil d'André Luiz, mais il ne pourrait en être de même lorsqu'il est déjà détaché de ces idées, ce qui ne semble pas être quelque chose de si éloigné, selon les rapports de plusieurs Esprits, donnés à Kardec.]

24. ─ Comment des esprits peuvent-ils se reconnaître au milieu de la foule des autres esprits, et surtout comment peuvent-ils le faire lorsque l'un d'eux va chercher dans un lieu éloigné et souvent dans d'autres mondes, ceux que nous appelons?

─ C'est une question dont la réponse serait très longue. Il faut attendre.

Vous n'êtes pas assez avancé. Pour le moment, contentez-vous de la certitude qu'il en est ainsi, car vous en avez suffisamment de preuves.

25. ─ Si l'Esprit peut prendre dans l'élément universel les matériaux pour faire toutes ces choses et leur donner une réalité temporaire, avec ses propriétés, il peut aussi en tirer ce qu'il faut pour écrire. Ceci nous donne donc la clé du phénomène d'écriture directe((L'écriture directe se produit lorsqu'un Esprit, par volonté et avec l'utilité de le faire, fait apparaître une véritable écriture sur papier, tantôt à la mine de plomb, tantôt à l'encre, tantôt sous forme imprimée. Nous vous conseillons de lire l'article suivant, « Pneumatographie ou écriture directe », ainsi que l'article du même titre, en mai 1860, ainsi que le chapitre XII du Livre des Médiums — « De la pneumatographie ou écriture directe ». 

Pneuma : chez les anciens penseurs grecs, notamment les stoïciens, désignation de l'esprit, souffle animateur ou force créatrice, utilisé par la raison divine pour vivifier et diriger toutes choses.)).

─ Tu comprends enfin.

[maturation scientifique]

26. ─ Si le matériau utilisé par l'Esprit n'est pas permanent, comment se fait-il que les traces de l'écriture directe ne disparaissent pas?

─ Ne jugez pas sur les mots. Depuis le début je n'ai jamais dit jamais. Dans les cas étudiés, il s'agissait d'objets matériels volumineux ; il s'agit ici de signes qu'il faut conserver et qui se conservent.

[Je comprends que saint Louis affirme que cette matière n'est pas imperméable, et qu'elle se désagrège lorsqu'elle n'est « condensée » que par un effet temporaire, par des Esprits inférieurs. Dans le cas de l'écriture directe, s'il y a un intérêt à la conserver, elle est conservée. Le chapitre VI – Uranographie générale – de la Genèse, donne la clé de cette compréhension.]

La théorie ci-dessus peut être résumée comme suit : l'Esprit agit sur la matière ; il puise dans la matière primitive universelle les éléments nécessaires pour, à volonté, former des objets ayant l'apparence des différents corps existant sur Terre. Il peut aussi opérer sur la matière élémentaire, à volonté, une transformation intime qui lui confère certaines propriétés. Cette faculté est inhérente à la nature de l'Esprit, qui l'exerce souvent, quand il le faut, comme un acte instinctif, qu'il ne réalise pas.

[Il est important de noter qu'après coup, il semble clair que cette interaction sur la matière n'est jamais directe, mais qu'elle a besoin du fluide périspirituel de la personne incarnée pour se produire..]

Les objets formés par les Esprits ont une existence temporaire, subordonnée à leur volonté ou nécessité. Il peut les faire et les casser à volonté. Dans certains cas, aux yeux des vivants, ces objets peuvent avoir toutes les apparences de la réalité, c'est-à-dire devenir momentanément visibles et même tangibles. Il y a formation, mais pas création, puisque l'Esprit ne peut rien tirer du néant. (Le Livre des Médiums, questions 130 et 131).

Guide de Mme Mally

L'article « Un esprit serviteur », du même numéro, présente le cas de Mme Mally, où, autour d'elle, de nombreux faits intéressants se produisent. Dès son plus jeune âge, il avait la capacité de voir les esprits. Parfois, il voyait son Esprit qui le guidait ; d'autres, il a vu des apparitions désagréables, qui avaient pour but d'appeler son attention à rester vigilant. Il y a eu la matérialisation d'un Esprit (agenere).

« En 1856, la troisième fille de Mme Mally, âgée de quatre ans, tombe malade. C'était en août. L'enfant était continuellement plongé dans un état de somnolence, interrompu par des crises et des convulsions. Pendant huit jours moi-même [le correspondant] J'ai vu l'enfant, qui semblait sortir de son abattement, prendre une expression souriante et heureuse, les yeux mi-clos, sans regarder ceux qui l'entouraient ; tendez la main dans un geste gracieux, comme pour recevoir quelque chose; portez-le à votre bouche et mangez; puis dites merci avec un charmant sourire. Pendant ces huit jours, la jeune fille a été soutenue par cette nourriture invisible et son corps a retrouvé son apparence habituelle de fraîcheur.

[L'article est intéressant et nous vous recommandons de le lire. Passons à l'évocation de Mrs. mally.]

L'évocation commence par l'établissement de la relation de l'Esprit avec Mme Mally : ils avaient une ancienne relation amicale. L'Esprit était celui d'un garçon de huit ans qui était mort il y a longtemps. Kardec demande s'il a toujours été celui qui lui est apparu, et il dit non, mais affirme que c'est lui-même qui a produit certains phénomènes matériels* :

13. ─ Tu as donc le pouvoir de te rendre visible à volonté ?

─ Oui, mais j'ai dit que ce n'était pas moi.

14. ─ N'as-tu rien à voir non plus avec les autres manifestations matérielles produites dans sa maison?

─ Désolé ! Ça oui. C'est ce que je me suis imposé, avec elle, comme travail matériel, mais je fais pour elle un autre travail beaucoup plus utile et beaucoup plus sérieux.

* Kardec dit, dans l'article précédent : « Par d'autres manifestations il révèle son état moral. Cet Esprit a un caractère non sérieux, cependant, à côté de signes de légèreté, il a fait preuve de sensibilité et de dévouement.

16. ─ Pourriez-vous vous rendre visible ici, à l'un de nous?

─ Oui, si tu demandes à Dieu que cela se produise. Je peux, mais je n'ose pas.

17. ─ Si tu ne veux pas te rendre visible, pourrais-tu au moins nous donner une manifestation, comme apporter quelque chose sur cette table?

─ Certes, mais à quoi cela servirait-il? Pour elle, c'est ainsi que j'assiste à ma présence, mais pour vous ce serait inutile, puisque nous parlons.

18. ─ L'obstacle ne serait-il pas le manque de médium, nécessaire pour produire ces manifestations?

─ Non, c'est un petit obstacle. Ne voyez-vous pas souvent des apparitions soudaines à des personnes sans aucune médiumnité ?

19. ─ Alors tout le monde peut voir des apparitions spontanées?

─ Oui, car tout être humain est un médium.

20. ─ Cependant, l'Esprit ne trouve-t-il pas dans l'organisme de certaines personnes une plus grande facilité à communiquer?

─ Oui, mais je vous ai dit ─ et vous devez savoir ─ que les Esprits ont le pouvoir pour eux-mêmes. Le médium n'est rien. Vous n'avez pas l'écriture directe ? Un médium est-il nécessaire pour cela ? Non, mais seulement la foi et un désir ardent. Et même parfois cela arrive malgré les hommes, c'est-à-dire sans foi et sans désir.

[Ici, Kardec approfondit ses études. Nous ne pouvons pas considérer cela comme concluant, car, peut-être, ce que dit cet Esprit n'est pas la vérité, mais seulement ce qu'il comprend. Cependant, il n'est pas difficile de penser que, si la Matière est formée par la pensée d'Esprits purs, des formes matérielles très simples peuvent être formées, sous cette influence et pour son utilité, par des Esprits moins élevés.]

21. ─ Pensez-vous que des manifestations, comme l'écriture directe, par exemple, deviendront plus courantes qu'elles ne le sont aujourd'hui?

─ Certainement. Comment comprenez-vous alors la vulgarisation du spiritisme ?

22. ─ Pouvez-vous nous expliquer ce que la fille de Mme Mally a pris dans sa main et a mangé lorsqu'elle était malade?

─ Manne, une substance créée par nous, qui contient le principe contenu dans la manne ordinaire et la douceur de la confiserie.

23. ─ Cette substance est-elle formée de la même manière que les vêtements et autres objets que les esprits produisent par leur volonté et par l'action qu'ils exercent sur la matière?

─ Oui, mais les éléments sont très différents. Les ingrédients qui composent le manne ce ne sont pas les mêmes que j'ai eu pour créer du bois ou des vêtements.

[« Il ne faut pas prendre au pied de la lettre certaines expressions utilisées par les Esprits ». Allons-y, avant de nous faire des idées]

24. ─ (A Saint Louis) Les éléments utilisés par l'Esprit pour former sa manne étaient-ils différents de ceux qu'il a pris pour former d'autres choses? On nous a toujours dit qu'il n'y a qu'un seul élément universel primitif, dont les différents corps ne sont que des modifications.

[Ici, parce qu'il y a un doute ou une inexactitude dans la réponse de cet Esprit, Kardec interroge São Luis, Esprit guide du groupe. C'est le principe que nous démontrons dans notre article récent]

─ Oui. Cela signifie que cet élément primitif est dans l'espace, ici sous une forme, là sous une autre. C'est ce qu'il veut dire. Il tire sa manne d'une partie de cet élément, qu'il suppose différente, mais qui est toujours la même.

25. ─ L'action magnétique par laquelle des propriétés particulières peuvent être conférées à une substance, telle que l'eau, par exemple, est-elle liée à celle de l'Esprit qui crée une substance?

─ Le magnétiseur n'emploie que sa volonté. C'est un Esprit qui vous aide, qui se charge de préparer le médicament.


Analyse du passage dans « Notre maison »

A Nosso Lar, on voit le passage suivant. Analysons-le :

Le messager du bien fixa le tableau, comprit la gravité du moment et ajouta :

- On n'a pas de temps à perdre.

Tout d'abord, il applique des passes de confort au patient, l'isolant des formes sombres, qui s'éloignent comme par magie. Puis il m'invita résolument :

– Allons à la Nature.

Je l'ai accompagnée sans hésiter et elle, remarquant mon étrangeté, a souligné :

– Il n'y a pas que l'homme qui peut recevoir des fluides et les émettre. Les forces naturelles font de même, dans les différents domaines dans lesquels elles sont subdivisées. Dans le cas de notre patient, nous avons besoin d'arbres. Ils nous aideront efficacement.

Admiré par la nouvelle leçon, je la suivis en silence. Arrivant à un endroit où d'énormes frondes étaient alignées, Narcissa appela quelqu'un, avec des expressions que je ne pouvais pas comprendre.

[Bien sûr, les esprits ne parlaient pas par leur bouche. C'est une figure de style. L'expression est pensée, et André Luiz ne pouvait pas encore comprendre ces pensées.]

Quelques instants plus tard, huit entités spirituelles ont répondu à son appel. Immensément surprise, je la vis s'enquérir de l'existence des manguiers et des eucalyptus. Dûment informée par des amis, qui m'étaient de parfaits inconnus, l'infirmière m'expliqua :

– Ce sont de communs serviteurs du règne végétal, les frères qui nous ont soignés.

[Le plus élevé, SERVEZ. Ce ne sont pas des "elfes". Ce sont des Esprits, menant leurs activités dans la nature. Ils ne vivent pas au milieu des bois, mais prennent soin de ce royaume, comme d'autres esprits prendront soin des autres. Peut-être ne sont-ils pas plus avancés que nous, mais ils sont plus avancés que ceux qui sont encore dans la position du Principe Intelligent. Par conséquent, ils servent leur objectif. Les ouvrages médiumniques sont à relire à partir du Spiritisme et, s'il y a encore un doute, ces Esprits doivent être ÉVOQUÉS !]

Et, voyant ma surprise, il conclut :

– Comme vous pouvez le voir, il n'y a rien d'inutile dans la Maison de Notre Père. Partout, s'il y a ceux qui ont besoin d'apprendre, il y a ceux qui enseignent ; et là où la difficulté apparaît, la Providence apparaît. Le seul malheureux, dans l'œuvre divine, c'est l'esprit imprévu, qui s'est condamné aux ténèbres du mal.

[Ici, elle renforce l'enseignement, assurant que l'Esprit (donc conscient) qui s'est volontairement condamné aux ténèbres, c'est-à-dire qui s'est volontairement attaché à l'imperfection, est le seul qui s'écarte du "chemin", qui est la constante relation des Esprits, apprenant, coopérant et enseignant, vers le bien.]

Narcissa a manipulé, en quelques instants, une certaine substance aux émanations d'eucalyptus et de mangue ["[l']élément primitif est dans l'espace, ici sous une forme, là sous une autre"] et, tout au long de la nuit, nous avons appliqué le médicament au patient , par respiration ordinaire et absorption par les pores.


Suite : le guide de Mme Mally

26. ─ (Au guide) Il y a quelque temps, nous avons rapporté des faits curieux sur les manifestations d'un Esprit que nous avons désigné sous le nom de Duende de Bayonne. Connaissez-vous cet Esprit ?

─ Pas particulièrement, mais j'ai suivi ce que tu as fait à son sujet et c'est ainsi que j'ai appris à le connaître.

27. ─ Est-ce un esprit d'un ordre inférieur?

─ Est-ce que inférieur signifie mauvais? Non. Je veux dire, simplement : pas tout à fait bon, pas très avancé ? Oui.

[Esprit inférieur n'est pas synonyme d'esprit imparfait, car l'imperfection est quelque chose qui s'acquiert par l'habitude et la volonté. Sur l'échelle spirite, c'est clair.

Tout cela est fantastique ! Pouvoir vérifier, dans le RE, la confirmation, donnée partout, de ce qui est conclu dans les travaux définitifs. Les résistants ne connaissent pas la richesse qui existe dans cette étude !]

28. ─ Nous te remercions pour la gentillesse de ta venue et pour les explications que tu nous as données.

─ A vos ordres.

OBSERVATION : Cette communication nous offre un complément à ce que nous disions dans les deux articles précédents sur la formation de certains corps par les esprits. La substance donnée à l'enfant pendant la maladie était évidemment préparée par eux et était destinée à rétablir la santé. D'où tirent-ils leurs principes ? De l'élément universel, transformé pour l'usage désiré. Le phénomène très étrange des propriétés transmises par l'action magnétique, problème jusqu'alors inexpliqué, et sur lequel les non-croyants se sont amusés, est maintenant résolu. En effet, nous savons que ce ne sont pas seulement les esprits des morts qui agissent, mais que ceux des vivants ont aussi leur part d'action dans le monde invisible. Le buraliste nous en donne la preuve. Qu'y a-t-il donc d'admirable à ce que la volonté d'une personne, agissant pour le bien [Loi], peut opérer une transformation de la matière primitive et lui donner certaines propriétés ? C'est selon nous la clé de nombreux effets supposés surnaturels, dont nous aurons l'occasion de parler.

C'est ainsi que par l'observation, nous arrivons à percevoir des choses qui font partie du réel et du merveilleux. Mais qui dit que cette théorie est vraie ? Va là-bas! Elle a au moins le mérite d'être rationnelle et de s'accorder parfaitement avec les faits observés. Si un cerveau humain en trouve un autre plus logique que celui donné par les Esprits, qu'ils soient comparés. Un jour peut-être nous remercieront-ils d'avoir ouvert la voie à l'étude rationnelle du spiritisme.

Un jour, quelqu'un nous a dit : « J'aimerais beaucoup avoir un Esprit serviteur à mes ordres, même si je devais endurer des farces qu'il m'a faites.

C'est une satisfaction dont nous jouissons sans nous en rendre compte, car tous les Esprits qui nous assistent ne se manifestent pas de manière ostensive, mais cela ne les empêche pas d'être à nos côtés et, du fait qu'ils sont occultes, leur influence n'en est pas moins réel.

La Genèse (FEAL) > Nature et propriété des fluides

Comme cela a déjà été démontré, le fluide cosmique universel est la matière élémentaire primitive dont les modifications et transformations constituent l'innombrable variété des corps dans la nature. Principe élémentaire de l'Univers, il présente deux états distincts : celui d'éthérisation ou d'apesanteur, qui peut être considéré comme l'état primitif, et celui de matérialisation ou d'apesanteur, qui en devient, en quelque sorte, la conséquence. Le point intermédiaire est la transformation du fluide en matière tangible. Mais même là, il n'y a pas de transition brutale, car nos fluides impondérables peuvent être considérés comme un point intermédiaire entre les deux états ((Pour comprendre les propos d'Allan Kardec, il est essentiel de considérer qu'il y avait en son temps, en Physique, la théorie de cette matière serait composée de deux classes : la matière commune, tangible ou pondérable, et la matière impondérable ou les atomes représentant la lumière, l'électricité, la chaleur, etc. (ce sont les fluides lumineux, électriques, caloriques, etc.). Les fluides psychiques ou spirituels (thème de ce chapitre) il y aurait alors des états encore plus subtils du fluide cosmique universel que ces fluides impondérables acceptés à l'époque. Il y aurait alors, dans une séquence de subtilités plus grandes aux plus petites : matière commune, matière impondérable, matière psychique. Actuellement, nous savons que l'hypothèse de la substance impondérable est fausse, et ces phénomènes sont expliqués par des ondes électromagnétiques. En transposant le raisonnement de Kardec à la physique moderne, nous pourrions conclure que la matière psychique ou spirituelle serait au-dessus de la lumière. Mais cette hypothèse conduit à des questions et des implications plus complexes dans le paradigme scientifique actuel pour lesquelles nous ne disposons pas dans ce travail des développements qui permettent de les résoudre. (N. faire E.) )).

Les Esprits agissent sur les fluides spirituels, non en les manipulant comme les hommes manipulent les gaz, mais à l'aide de la pensée et de la volonté, qui sont, pour l'Esprit, ce que la main est pour l'homme. Par la pensée ils impriment telle ou telle direction au fluide ; ils les agglomèrent, les combinent ou les dispersent et forment des ensembles avec une certaine apparence, forme, couleur ; ils changent leurs propriétés, comme un chimiste change celles d'un gaz ou d'autres corps, en les combinant suivant certaines lois. C'est le grand atelier ou laboratoire de la vie spirituelle.

Parfois ces transformations sont le résultat d'une intention, mais souvent elles sont le produit d'une pensée inconsciente, car l'Esprit pense juste à quelque chose pour que cela se fasse.

C'est ainsi, par exemple, qu'un esprit apparaît à un esprit incarné, doué de vision spirituelle, sous l'apparence qu'il avait de son vivant, au moment où il l'a rencontré, bien qu'il ait déjà eu plusieurs autres incarnations. Il se présente avec des vêtements, des signes extérieurs, des maladies, des cicatrices, des membres amputés, etc. qui avait; un décapité se présentera sans tête. Je ne dis pas qu'ils aient conservé de telles apparences ; non, certainement, parce que, comme Esprit, il n'est ni boiteux, ni manchot, ni borgne, ni décapité. Mais sa pensée, se référant au temps où c'était comme ça, son périsprit prend instantanément cette apparence, qui change aussi instantanément. S'il avait été une fois noir et une fois blanc, il se présentera soit comme noir soit comme blanc, selon laquelle des deux incarnations il est évoqué et où vont ses pensées.

Par un effet analogue, la pensée de l'Esprit crée avec fluidité les objets dont elle avait l'habitude de se servir. Un avare manipulera l'or; un soldat aura ses armes et son uniforme ; un fumeur, sa pipe ; un ouvrier, sa charrue et ses boeufs; une vieille femme, sa quenouille.

Ces objets fluidiques sont aussi réels pour l'Esprit qu'ils le seraient à l'état matériel pour l'homme incarné. Mais, du fait qu'ils sont créés par la pensée, leur existence est aussi éphémère qu'elle l'est [ici, Kardec se réfère à l'article évoqué plus haut, meubles d'outre tombe].

nos observations

  • L'Esprit matérialise, par l'action de la pensée, les fluides, selon son élévation, ses attachements et ses idées. Cette matérialisation peut aller de simples objets à, probablement, de grands scénarios, formés en groupe.
  • Des esprits parfois moins élevés, mais déjà détachés des attaches matérielles, démontrent qu'ils ne sont pas impliqués dans cette matérialité, si répandue chez les autres.
  • Les esprits non éclairés forment des images mentales pour décrire quelque chose qu'ils ne comprennent pas, tout comme les enfants peuvent le faire. Le rôle d'un étudiant en psychologie, dans les deux cas, est d'aller au-delà des images et des chiffres pour comprendre le fond de ce qu'ils disent. 
  • L'erreur est de prendre le mot au pied de la lettre.
  • Loin de l'écarter comme un non-sens, il faudra être prêt, avec une reprise du Spiritisme scientifique, à savoir filtrer les divers atavismes que les Esprits, dominés par ces idées largement diffusées, pourront utiliser.
  • Comme nous l'avons souligné dans article récent, c'est une grave erreur de former des systèmes sur des métaphores, sorties de leur contexte et mal comprises. Pour se débarrasser de ces erreurs, il faudra reprendre scientifiquement le spiritisme, à la manière de Kardec.
  • Le « codage » présente tout les éléments pour comprendre que la matérialité du monde spirituel est directement liée au matérialisme des Esprits. Ceux qui sont plus « spiritualisés », pas forcément éclairés, ne le présentent pas, tandis que ceux qui sont dans un état de trouble, causé par des imperfections, présentent souvent des idées d'attachement à la matière. Ces exemples sont nombreux. Nous demandons : comment, précisément au moment le plus important du spiritisme, cette réalité supposée des villes et des colonies, qui serait si importante, puisqu'elle serait immédiate jusqu'à notre mort, n'a pas été clairement établie pour Kardec ? Nous avons déjà abordé ces questions dans article récent, et nous ne le répéterons pas.



CSI du Spiritisme : l'organe officiel de la Vérité

Le CSI du Spiritisme, de Carlos Seth, est devenu le corps officiel de la Vérité.

par Paulo Degering R.Junior


Contrairement au respect du droit mondial, au regard du droit moral de l'auteur et qui classe péremptoirement, d'un point de vue juridique, la quatrième édition du Ciel et de l'Enfer et la cinquième édition de la Genèse comme falsification factuelle, incontestable, le groupe connu sous le nom de CSI du Spiritisme, à travers une argumentation pleine de trous et de manque de logique, donnant le dernier mot sur le sujet et courir sur Le système juridique affirme qu’il n’y a eu aucune falsification.

Là, dans le CSI du Spiritisme, de Carlos Seth, Adair Ribeiro et Luciana Farias, le sujet n'est plus abordé. Bien que le registre légal de la publication de la cinquième édition d'A Gênesis ne remonte qu'à 1872, comment ont-ils trouvé un (un seul) exemplaire supposé de cette édition, mais daté de 1869, dans une bibliothèque en Suisse (pas en France, mais en Suisse), a vite lié cette copie perdue au fait que Kardec déclarait qu'il préparait une nouvelle version — comme si celle-ci pouvait servir de preuve de conclusion et de correspondance. Et, dans le panier, il y a la déclaration selon laquelle le falsification grotesque – et évidente – du paradis et de l’enfer ça n'existait pas !

La logique de la Vérité absolue (CSI du Spiritisme) est la suivante : si Kardec a déclaré qu'il préparait une nouvelle édition de la Genèse et si un exemplaire, daté de 1869, avec des modifications pour le moins étranges, a été trouvé (en Suisse), alors il est clair qu'il n'a pu être publié que par Kardec (malgré les problèmes, directement sur la couverture), et celui qui dit le contraire ment !

Bien sûr, il y a ici un détail : le fait que, le dépôt légal de la 5e édition n'ayant été effectué qu'en 1872, près de trois ans après la mort de Kardec, cela, en soi, classe une question juridique importante — celle toute modification apportée après le décès d'un auteur implique une falsification. Mais bien sûr le Ministère de la Vérité a la réponse : l'exemplaire unique, on ne sait pourquoi, oublié dans une bibliothèque suisse (et non française) est une preuve complète contre la question juridique (il ne l'est pas) !

Il y a aussi le fait que l'épouse de Kardec a signé le procès-verbal de 1873 (si je ne m'abuse), où elle accuserait réception de la publication de cette édition… Or, cette dame, âgée de plus de 70 ans et en deuil, fut relevée de ses fonctions par Leymarie, comme le démontre Simoni Privato, et cette édition ne fut pas publiée en France dans les premières années…, Bien sûr, cela n'a aucune importance.. Il nous semble que tout a été planifié pour que cette falsification ne soit pas découverte sur le territoire français.

Il serait logique, pour un penseur imprudent, d'imaginer que le fait qu'il ne soit pas possible de trouver, en France, des exemplaires de cette nouvelle édition, « révisée, corrigée et augmentée », est dû au fait qu'en France, cela pourrait être considéré comme un délit — puisqu'elle n'avait pas de dépôt légal — mais pas pour nous, qui acceptons la Vérité incontestable.

Comme ils ont trouvé plusieurs éléments de preuve selon lesquels Kardec, avant de mourir, avait commandé une nouvelle édition de A Gênesis ; comment ils ont trouvé la preuve que cette nouvelle édition avait commencé à être imprimée ; comme ils vérifièrent que la veuve de Kardec elle-même, trois ans plus tard, avait signé un document reconnaissant la diffusion de cette nouvelle édition, ils conclurent bien sûr qu'il serait absolument impossible à quiconque de prendre les caractères mobiliers après la mort de Kardec, et produisirent un second version, présentant chacune selon sa convenance, ou que la version altérée par Kardec avait disparu, ne laissant qu'une version frelatée. Non, rien de tout cela n'aurait pu arriver, selon le CSI du Spiritisme.

La preuve, désormais, est un support permettant de donner le dernier mot sur quelque chose qui ne peut pas être prouvé – et qui, selon eux, ne peut pas être prouvé. Ce qu’il faut comprendre et accepter, « de notre côté », c’est que Kardec était – il me pardonnera – gaga, dans ses dernières années ! Que, bien qu'il ait produit des œuvres si profondes et si sages, en termes scientifiques et philosophiques - Le Ciel, l'Enfer et la Genèse - peu de temps après, il a dû avoir une sorte de syncope qui l'a laissé blessé, au point d'aller à l'encontre de la direction du Esprits, qui ont dit que le travail était excellent et qu'il ne fallait RIEN supprimer.

"Mon opinion est qu'il n'y a absolument rien de doctrinal à enlever ; tout y est utile et satisfaisant à tous points de vue”

[…]

"Il est nécessaire de laisser intactes toutes les théories qui apparaissent d'abord aux yeux du public.”.

Dans ce cas, outre la démonstration légale de falsification de La Genèse, cette communication renforce également le fait en raison des changements doctrinaux identifiés dans l'ouvrage, avec la suppression de plusieurs passages dans lesquels Kardec critique la morale hétéronome du fanatisme religieux, entre autres manipulations.

Toujours dans cette communication, l'esprit lui a également suggéré de travailler sans hâte et sans y consacrer beaucoup de temps :

"Surtout, ne vous précipitez pas trop. (…) Commencez à travailler immédiatement, mais pas de manière exagérée. Ne te presse pas”.

AUTONOMIE. NCNI – Conseils sur Genesis. Disponible en: https://espirito.org.br/autonomia/ncni-conselhos-sobre-a-genese/. Consulté le : 24 avr. 2023.

Kardec n'a pas seulement enlevé des points très importants des œuvres, comme la préface de la nouvelle édition d'AG (après tout, qui a besoin d'une préface expliquant le caractère de l'œuvre et la propriété qu'elle a, à la suite de l'étude du spirite science ?), il a fait de cet ouvrage un véritable frankenstein, échangeant des idées fondamentales précédemment déclarées et faisant même référence à des postulats qu'il lui faudrait supprimer dans la nouvelle édition de l'OCI. Puis lui qui, avec une habileté redoutable, a su mener une réflexion parfaitement enchaînée entre plusieurs numéros de la Revue spirite ! Il a retiré un chapitre de l'OCI et a fait passer dans la loi de l'au-delà ce qu'il a dit un jour ne pouvait pas être repris dans la loi - sans donner aucune explication !

Pauvre Kardec, il a dû perdre la raison à force de parler aux esprits. Selon ce raisonnement – celui de la Vérité Indiscutable – il aurait facilement pu devenir un nouveau disciple de Roustaing, à tel point que, selon le Ministère de la Vérité, il faudrait accepter comme conséquence de l’intervention de Kardec l’insertion, au chapitre VII, point 10 du “ Code Pénal de la Vie Future ” (sic), de l’idée que… tous Les épreuves que nous endurons seraient des expiations ! Toi, Kardec, qui as toujours affirmé, selon les Esprits, que l'incarnation n'est pas une punition et que même l'Esprit qui a toujours choisi le bien doit s'incarner et traverser des épreuves ! Je le souhaite ardemment… WArlos seth jeL'enquête expliquerait cette incongruité totale… Mais elle n'en a pas besoin : nous devons accepter ses conclusions sans les remettre en question.

Pire : en plus du gagá, Kardec était CRAINTIF. Or, c'est la seule chose que l'on puisse déduire de la vérité incontestable du CSI du Spiritisme, puisque, dans A Gênesis, il a fait de lourdes affirmations sur les adversaires du Spiritisme, pour ensuite les supprimer dans la nouvelle édition.

Dire que l'humanité est mûre pour la régénération ne signifie pas que tous les individus sont au même niveau, mais beaucoup ont, par intuition, le germe d'idées nouvelles que les circonstances feront naître. Alors ils se montreront plus avancés qu'on ne pourrait le supposer, et ils suivront avec empressement l'exemple de la majorité. Il y a cependant ceux qui sont essentiellement réfractaires à ces idées, même parmi les plus intelligents, et qui ne les accepteront certainement pas, du moins dans cette vie ; dans certains cas, de bonne foi, par conviction ; d'autres par intérêt. Ce sont ceux dont les intérêts matériels sont liés à la conjoncture actuelle et qui ne sont pas assez avancés pour y renoncer, car le bien général importe moins que leur bien personnel — ils appréhendent le moindre mouvement de réforme. La vérité est pour eux une question secondaire, ou plutôt, la vérité pour certaines personnes réside entièrement dans ce qui ne leur cause aucun trouble. Toutes les idées progressistes sont, de leur point de vue, des idées subversives, et pour cette raison ils ont pour elles une haine implacable et une guerre obstinée contre elles. Ils sont assez intelligents pour voir dans le spiritisme une aide aux idées progressistes et aux éléments de transformation qu'ils redoutent et, faute de s'en sentir capables, ils s'efforcent de le détruire.. S'ils le pensaient sans valeur et sans importance, ils ne s'inquiéteraient pas pour lui. Nous l'avons déjà dit ailleurs : « Plus une idée est grandiose, plus elle trouve d'opposants, et son importance se mesure à la violence des attaques dont elle est l'objet ».

KARDEC, Allan. GÊNESE, 4e ÉDITION — EDITORA FEAL

Kardec a peut-être reçu une lettre de menace - plus menaçante que les dizaines qu'il aurait dû recevoir avec des menaces. Ou bien Kardec finit par s'apercevoir de son erreur en jugeant que le spiritisme était si puissant qu'il réveillait la haine implacable à laquelle il se référait.

Eh bien, en plus d'accepter la Vérité incontestable du CSI du Spiritisme, en apprenant à laisser de côté cette affaire de « raison », il faut aussi apprendre à enterrer certains auteurs, qui ne sont même pas cités par l'organisme représentatif de la vérité divine sur Terre. On peut même les critiquer, comme l'a fait Carlos Seth, mais on ne peut en aucun cas utiliser leurs vastes travaux issus d'années de recherche sur le Magnétisme, Spiritualisme rationnel et le Spiritisme. Jamais! Quand on les critique, il ne faut même pas citer de noms – les gens seront intéressés à lire les choses folles dites par ce type « Paulo Henrique de Figueiredo ». Après tout, cet auteur a l'audace de remettre en question le Ministère de la Vérité, en utilisant cette soi-disant « raison » et, affirmant qu'il ne peut pas voir un Kardec fou, il dit qu'il a trouvé un plein accord entre les idées discutées dans les ouvrages et dans le Revista Espírita avec les premières éditions de ces ouvrages — éditions qu'il ne faut pas non plus citer.

Mettons une règle sur tout ce désordre et n'en parlons plus. Il faut oublier sommairement les témoignages de « l’autre côté », celui qui « croit » à la falsification, ainsi que ses auteurs. Contrairement à ce que disait Kardec – selon lequel nous ne pouvons pas donner le dernier mot sur ce qui ne peut être prouvé – nous devons accepter le dernier mot du CSI du Spiritisme. Depuis que les preuves qu’ils ont trouvées sont devenues l’expression finale d’une vérité incontestable, tout le monde – je le répète : tout — les arguments de « l’autre côté » deviennent automatiquement nuls et non avenus ! Ce « camion » d’arguments amené par Simoni Privato dans « L’Héritage d’Allan Kardec » ? NULL, comme il est dit WArlos seth jeenquête : « Nous démontrons avec des FAITS que TOUTES les preuves utilisées pour prouver que « La Genèse » aurait pu être falsifiée N'ONT PAS résisté. » Il y a ceux qui ne sont pas d’accord.

Ah, le FAIT que Leymarie a trafiqué une communication spirituelle, dans les Œuvres Posthumes, supprimant précisément le passage dans lequel l'Esprit recommandait à Kardec de ne supprimer aucune idée dans la nouvelle édition de La Genèse a également été promptement annulé par le témoignage de l'organe de l'Incontestable Vérité.

Nous ne devrions même pas évoquer ces arguments opposés, car que vaut-il, contre quelques preuves matérielles, une somme énorme d'arguments logiques et le fait que l'enregistrement, après la mort de l'auteur, d'une édition altérée, constitue une falsification ? ? Absolument rien!

Certes, cela pose un petit problème, puisque le spiritisme ne peut être prouvé que par la rationalité, mais n'ayons pas peur : le Ministère de la Vérité trouvera certainement une solution. Dès que le spiritisme sera davantage ébranlé par la méfiance envers Kardec (qui, rappelons-le, devait être sénile) et par la découverte des “ rumeurs de l'époque ”, recueillies grâce aux opinions de médiums dissidents consignées dans de vieux documents, nous pourrons peut-être balayer le spiritisme de Kardec et inaugurer une nouvelle ère d'études. historique (Non pas doctrinaire, non pas moral, mais historique, ce qui est tout ce qui compte pour la Vérité Absolue).

Mais ce n'est pas tout : il faut, en plus de déclarer nuls les arguments contraires, sans les présenter au public, combattre aussi toute idée qui vient en sens inverse, en critiquant les travaux sans aucun besoin d'engagement scientifique. Si nous commettons des erreurs, ce n'est pas grave. Après tout, nous combattrons le mensonge et, pour cela, nous devons utiliser toutes les armes.

Carlos Seth, du CSI du Spiritisme déclare :

Au milieu des années 1890, la division entre les Spiritisme consolateur et spiritisme scientifique, comme mon collègue John Monroe l’a déjà souligné.

L'histoire s'est répétée entre 2016 et 2020 maintenant dans le domaine de la morale, avec la sortie de livres qui cherchaient à faire entrer dans le spiritisme les pensées de Kant, Maine de Biran et Victor Cousin, quitte à déformer les idées d'Allan Kardec.

BASTOS, Carlos Seth. Bonus supplémentaire - La fin. Esprits sous enquête. Disponible à : <https://www.luzespirita.org.br/leitura/pdf/L193.pdf>. Consulté le : 15/04/2023.

Sans l’ombre d’un doute, Seth n’a absolument rien lu de ce que ces fous disent sur le spiritualisme rationnel, ni lu la revue Spirite, où se trouve le base scientifique du Spiritisme, ce qu'il semble critiquer. Précisément dans la Revista Espírita, où Kardec semble avoir « perdu la tête », en affirmant que le Spiritisme est un développement Du spiritualisme rationnel ! Il est intéressant de noter qu'à la lecture (et en prenant soin de ne pas critiquer ce que l'on ignore), il apparaît clairement que le spiritualisme rationnel a posé les fondements du spiritisme, avec un important échange entre ces deux sciences, le spiritisme apportant la clé aux questions auxquelles le spiritualisme rationnel ne pouvait répondre. Mais c'est là que réside le problème : ce sujet est abordé par un auteur dont le nom est tabou au sein du Ministère de la Vérité (l'autorité de surveillance du spiritisme) – ce fameux “ Figueiredo ”. Je cite même son ouvrage : “ Autonomie : l'histoire inédite du spiritisme ”. Mais enfin…, ne lis pas ce livre, plein de bêtises ! Il faudrait juste le placer dans l'ombre de la non-existence, avec son auteur qui, selon le Ministère, divise le Spiritisme, « maintenant dans le domaine moral » !

Si la Vérité incontestable agit ainsi, c'est qu'elle a une raison très sérieuse : cet auteur peut cautionner les idées subversives de falsification. Montrant ses intentions malveillantes et mettant ses livres dans l'oubli, par quelques affirmations fallacieuses inoffensives et nullement frivoles, la Vérité agit au nom du Bien. Ces idées d'autonomie et de Spiritualisme rationnel — « rationnel » — sont traitées par cet auteur, ou sont ils résultent d'une erreur, ou bien ils doivent simplement être oubliés, afin que, répétons-le, ils n'incitent pas à lire des ouvrages interdits.

Soyez bien attentif : la polémique sur la falsification des œuvres Ciel et Enfer et Genèse s’est avérée inexistante ! Oui, parce que, pour nous qui acceptons la Vérité incontestable du CSI du Spiritisme, l'autre côté n'existe même pas ! Parce que nous acceptons les preuves comme des preuves (bien que la science soit une question de théories, pas de preuves) et que nous déduisons que pour beaucoup, cela peut paraître tiré par les cheveux – mais le Ministère de la Vérité prétend que ce n’est pas le cas – tout le reste devient automatiquement nul. Supprimons également l’histoire, dont nous ne devrions même pas parler. Concernant les auteurs qui corroborent cette idée d’un complot autour de Kardec, on ne peut que les montrer tels qu’ils sont – impulsifs et frivoles, bien qu’ils se soient consacrés à de longues années de recherche – pour qu’enfin, nous puissions guider le les gens sont sur le bon chemin – celui de la Vérité incontestable – non pas par la raison, mais par la coercition, puisque la majorité est incapable de penser par elle-même. Cette histoire de laisser au temps et au public le soin de juger ce qui est correct – ces idées folles de Kardec – s’effondre, car nous disposons de preuves qui peuvent être considérées comme une preuve complète, selon nos théories.

Ceux, enfin, qui n'acceptent pas l'Incontestable Vérité, nous devons les traiter comme ils sont : résistants et fermés d'esprit, qui n'acceptent pas l'évidence que nous leur indiquons. Ils préfèrent croire que Kardec n'aurait jamais pu faire de telles retouches, car, disent-ils, elles ne sont ni rationnelles ni cohérentes avec la méthode qu'il aurait utilisée pendant des années, encore moins avec le reste de l'ouvrage. Balela ! Déclarons la guerre à ces idées sans lien et interdisons, dans la mesure du possible, qu'elles soient même soulevées, car elles causent un mal gigantesque en attisant, chez le peuple, ce désir absurde de penser pour la raison — si absurde qu'elles n'acceptez pas les preuves historiques comme un fait irréfutable de non-falsification. Au fait, nous devrions les nommer ainsi : négationnistes, de sorte qu'ils sont démoralisés partout où ils parlent et n'éveillent la curiosité de personne.

Ainsi, certaines étapes sont définies à suivre pour rétablir la Vérité, selon le CSI du Spiritisme :

  • Utilisez tous les espaces possibles, sur les réseaux sociaux et les chaînes YouTube, pour affirmer que tous les arguments opposés ont été vaincus, aucune intention de dialogue.
  • Rédiger des documents et des articles montrant une série de preuves matérielles qui corroborent la thèse, c'est-à-dire la preuve probante de la Vérité – encore une fois, sans envisager de présenter des arguments contraires.
  • Écrivez des articles qui dénigrent des auteurs et des idées contrairement à la position du Ministère du Spiritisme CSI, sans oser les connaître, ce qui est évident, et sans vous soucier de commettre des erreurs. N'oubliez pas : tout pour le Bien !
  • Créer des espaces d'étude. Du spiritisme ? Non. De son contexte scientifique ? Beaucoup moins! Étudier les vieilles lettres et enquêter sur qui étaient les médiums dont Kardec a dit avec insistance qu'il ne fallait pas les placer en pertinence.
  • Face à toute discussion sur la forme d'action du ministère de la Vérité, amenez rapidement et habilement l'affaire à la question de l'adultération, où nous avons le contrôle total, car l'autre partie, déjà démoralisée en étant encadrée dans le déni, ne pourra pas pour maintenir la fiabilité face au public.

On dit qu'on ternit l'image de Kardec et du spiritisme lui-même en agissant ainsi. Maintenant, la recherche est pour la Vérité, et tout ce qui soutient ce dont nous sommes certains, depuis le début, doit être exalté, peu importe à qui cela fait mal. Mais assez parlé de ce sujet, car nous n'en discuterons pas davantage maintenant que nous sommes en possession de la Vérité Indiscutable.


Explications

Cher lecteur,

Bien sûr, si vous étudiez Kardec et nous suivez, vous remarquerez que le texte n’est qu’une critique, sur un ton satirique, du comportement absurde adopté par certaines personnes qui ont décidé de s’approprier la vérité, laissant de côté les faits importants. Je suis désolé de t'avoir fait lire tout ça. Pour notre part, nous ne souhaitons pas imposer notre vérité ni nos conclusions. Nous laissons à chacun la liberté de juger par lui-même, en possession de preuves et en utilisant sa propre raison. Ce qui nous attriste, c'est que beaucoup, se laissant conduire, ignorent complètement des ouvrages comme ceux de Paulo Henrique de Figueiredo et de Simoni Privato, qui ont apporté une contribution unique à la compréhension du Spiritisme.

Quel est le nœud du problème, de toute façon ? Est-ce la 5e édition, avec des modifications, n'a été légalement déposée qu'en 1872. Ceci, légalement, constitue une falsification. Le reste, les preuves trouvées par le « CSI du Spiritisme », indiquent seulement que Kardec préparait une nouvelle version, mais cela ne prouve pas que cette version ait jamais été imprimée.. Tous les efforts pour faire remarquer que le seul exemplaire trouvé en Suisse correspond à cette nouvelle édition constituent des inférences forcées, du seul fait qu'il correspond à l'exemplaire faisant référence au dépôt légal de 1872, de la 5ème édition, réalisé par Leymarie. C'est le point.

Qu'avons-nous pour la sécurité, Sans l'ombre d'un doute: Kardec a édité A Gênese, dont il a commandé quatre réimpressions, dont chacune constituait une nouvelle édition, quoique égale à la première. La preuve en est qu'il n'a pas effectué de dépôt légal pour les autres éditions.

C'est aussi un fait que Kardec préparait une nouvelle édition de cet ouvrage et d'O Céu e o Inferno. Mais il n'y a aucune preuve qu'il les ait conclues, c'est une autre inférence forcée d'affirmer que la demande de réimpression de deux mille exemplaires d'A Gênese, réalisés en février 1869, font référence à l'impression de cette nouvelle édition. Peut-être que oui peut-être que non. Si tel est le cas, il se peut que cette édition ait été détruite, afin que quelqu'un puisse la falsifier. Pour l'argument du temps pour le faire, il suffit de rappeler qu'à l'époque, les gens disposaient de beaucoup plus de temps que nous n'en avons aujourd'hui et que, de plus, rien ne prouve que la version frelatée n'ait été imprimée que plus tard. pour l'argument du besoin de l'imprimeur de convaincre, il suffit de supposer qu'il suffirait de dire, par exemple, qu'il s'agissait d'une demande de Kardec, faite peu avant sa mort, et que, n'étant pas une édition définitive, mais seulement une édition pour évaluation et corrections, le dépôt légal ne serait pas exigé (ce qui est un fait).

Un point important d'ailleurs : à quoi bon Kardec change le titre de son œuvre (A Gênesis), en insérant le sous-titre « révisé, corrigé et augmenté », s'il ne l'a jamais fait auparavant, pour aucune de ses autres œuvres ? ? À mon avis, cela ressemble plus à quelque chose qui a été fait, par une falsification, pour renforcer le fait que cette édition constituerait un « changement » important.

La communication spirituelle, où l'Esprit affirme, par l'intermédiaire de M. M. Desliens, que Kardec ne doit rien enlever, mais seulement condenser ce qui peut être devenu clair sur d'autres points (que vous pouvez vérifier ici), il était altéré par PG Leymarie, lorsqu'il fut inclus avec coupures et modifications dans les Œuvres Posthumes, organisées par lui, et publiées en 1890 : deuxième partie, chapitre : « Mon initiation au Spiritisme », rubrique : « Mon nouvel ouvrage sur la Genèse » (où « Mon initiation au Spiritisme » " serait une référence à Kardec, parlant de lui-même).

Maintenant, pourquoi la rage de Leymarie à soutenir, par falsification flagrante, l'idée que la 5ème édition d'A Gênese a été produite par Kardec ?

En fin de compte, laissons chacun à son temps et à ses choix, mais nous ne manquerons pas de présenter la véritable proposition de la science spirite, totalement autonome et libératrice et, comme nous l'avons conclu, très éloignée des concepts transformés dans le « Code pénal de Future Life», dans ce qui, pour nous, ne peut être configuré que comme une falsification.

Le fait est que Carlos Seth, à la recherche de tout ce qui peut soutenir son idée, a lui-même déformé les idées et les mots, en utilisant des erreurs et des arguments logiques, parfois invalides, pour forcer des conclusions. Il était frivole et inélégant d'affirmer, avec une grande ignorance, qu'un « certain auteur » allait provoquer une division dans le Spiritisme, « maintenant dans le domaine moral », en introduisant dans la Doctrine le Spiritualisme rationnel (nous avons déjà traité de ce sujet). dans l'article Spiritualisme rationnel et spiritisme – une nouvelle division dans le milieu spirite ?) et est également inélégant en utilisant ses moyens de communication pour dénigrer ceux qui, par la raison et les faits, concluent différemment de lui, en leur imputant des termes « négationnistes ».

De plus, nous présentons un dernier argument : Carlos Seth lui-même prétend qu'il n'a aucune preuve que les œuvres n'ont pas été falsifiées. Il reste donc place au doute et, donc, il ne serait pas beaucoup plus prudent de s'en tenir à la première édition de ces ouvrages, du vivant de Kardec, où l'on a une entière confiance que tout, absolument tout ce qui existe là-bas, a été produit par vos mains? Ceci, bien entendu, sans considérer les autres éditions comme inexistantes, car elles servent, selon nous, précisément à montrer le ton des changements et ce qu'ils ont enlevé ou inséré dans la pensée de Kardec.

Nous laissons la réflexion au lecteur.




Seuil et fondement doctrinal

« Qu'est-ce que le seuil ? » ; « Qui s'approche du seuil ? » ; « Que signifie le seuil ? » ; « Que dit le spiritisme à propos du seuil ? » Les adeptes du mouvement spirite sont tellement préoccupés par quelque chose qui, en réalité, n'a aucune raison d'être, pas comme ils l'imaginent.

Je pense qu'on perd beaucoup de temps sur ce sujet, l'« Umbral », qui est un point paisible de la Doctrine (donc résultat de la méthode scientifique de recherche) : ce n'est rien d'autre qu'une création mentale d'attachés, des Esprits souffrants, quand ce ne sont pas des idées intentionnellement cultivées et transmises dans le but de les retarder. C'est tellement vrai qu'avant le Spiritisme, l'Esprit disait qu'il souffrait dans les feux de l'enfer et, avant le catholicisme, il disait qu'il était dans le Tartare. Elles ne sont pas locales, elles sont un état d’âme et, si vous cherchez à faire le bien, de toutes vos forces et de toute votre compréhension, vous ne devez pas vous soucier de cette souffrance. moral.

Par conséquent, la question « Qu'est-ce que le seuil » trouve sa réponse : il s'agit d'une allégorie, d'une figure de style, représentant un état de l'âme. Il peut également s'agir d'une allégorie représentant cette couche spirituelle plus dense, celle des Esprits les plus connectés à la matière. C'est le sens du terme « seuil », et « ceux qui franchissent le seuil » sont ceux qui sont attachés aux imperfections et à la matérialité, sachant toutefois qu'il s'agit d'une idée allégorique illustrant un état antérieur.

Lorsque vous vous concentrez sur ce que vous voulez, sur la base d’idées précédentes, vous passez à côté des détails importants du travail. Voici ce que nous allons démontrer. Il s'agit d'un ouvrage simple analysant l'article « Umbral, existe-t-il une base doctrinale pour le soutenir ? », de Paulo da Silva Neto Sobrinho, de Paulo Degering Rosa Junior.

L'étude de Paulo Neto sur le seuil

Dans l'étude présentée par Paulo Neto, « Umbral, existe-t-il une base doctrinale pour la soutenir ? », il y a quelques premiers problèmes. Vérifions, par exemple, les différences très sensibles entre la première édition du Ciel et de l'Enfer et l'édition utilisée par lui. Dans la première édition :

Dans la plupart des cas, il est malheureux dans ce monde par sa propre faute, mais s'il est imparfait, c'est parce qu'il l'était déjà avant de venir sur Terre, où il expie non seulement les défauts actuels, mais les fautes antérieures qui n'ont pas été réparées, souffre dans une vie d'épreuves les souffrances imposées aux autres dans une autre existence. Les vicissitudes que l'homme vit sont à la fois une punition temporaire et un avertissement sur les imperfections qui doivent être éliminées pour éviter de futurs malheurs et progresser vers le bien.

KARDEC, Allan. Paradis et enfer, 1868 (édition originale).

Dans l'édition citée par Paulo Neto :

[…] La plupart du temps, il [l’homme] est malheureux par sa propre faute ; cependant, s'il est imparfait, c'est qu'il l'était déjà avant de venir sur Terre, expier non seulement les défauts actuels, mais les défauts précédents n'ont pas été réparés. Souffrez dans une vie d’épreuves ce que vous avez fait souffrir aux autres dans une existence antérieure. Les vicissitudes qu'il vit sont à la fois une correction temporaire et un avertissement concernant les imperfections qu'il doit éliminer de lui-même, afin d'éviter les maux futurs et de progresser vers le bien. […].

NETO, Paul. Umbral : Y a-t-il une base doctrinale pour le soutenir ?. Disponible en: http://www.paulosnetos.net/artigos/send/6-ebook/806-umbral-ha-base-doutrinaria-para-sustenta-lo. Consulté le : 20 avr. 2023.

Pouvez-vous remarquer que la différence dans l'utilisation du verbe expier provoque tout un changement d’idées ? Dans la première version, de Kardec, il est clair que l'homme expie dans le pays. Dans la version utilisée par Neto, il est possible de déduire que l'expiation commence avant l'arrivée sur Terre, ce qui ne serait pas vrai, selon les conclusions doctrinales.

Ce n'est pas tout : cette édition, de Paulo Neto, ne correspond même pas à la 4ème édition en français, déjà frelatée :

Le plus souvent, il est malheureux ici-bas par sa propre faute ; mais s'il est imparfait, c'est qu'il l'était avant de venir sur la terre ; il y expie non seulement ses fautes actuelles, mais les fautes antérieures qu'il n'a point réparées ; il durcit dans une vie d'épreuves ce qu'il a fait durcir aux autres dans une autre existence. Les vicissitudes qu'il éprouve sont à la fois un châtiment temporaire et un avertissement des imperfections dont il doit se défaire pour éviter les malheurs futurs et progresser vers le bien.


La plupart du temps, il est malheureux ici-bas par sa propre faute ; mais s'il est imparfait, c'est qu'il était imparfait avant de venir sur la terre ; il y expie non seulement ses fautes présentes, mais les fautes anciennes qu'il n'a pas réparées ; il endure dans une vie d'épreuves ce qu'il a fait endurer dans une autre existence. Les vicissitudes qu'il subit sont à la fois une punition passagère et un avertissement des imperfections dont il doit se débarrasser pour éviter les malheurs futurs et progresser vers le bien.

KARDEC, Allan. Le paradis et l'enfer ou la justice divine selon le spiritisme. 4e éd. Rio de Janeiro : février 2019. Disponible sur : https://kardecpedia.com/roteiro-de-estudos/886/o-ceu-e-o-inferno-ou-a-justica-divina-segundo-o-espiritismo. Consulté le : 20 avr. 2023.

Il est évident que Kardec, dans la première édition et aussi dans la quatrième, réaffirme que l'expiation a lieu sur Terre, et inférer le contraire reviendrait à supposer que l'Esprit expie, matériellement, dans le monde spirituel, qui est intrinsèquement lié aux idées d'enfer, de purgatoire, de seuil, etc.

Allons-y.

Revue spirite

L’un des articles les plus intéressants du RE est « Sur les esprits que l’on croit encore vivants », tiré du Spiritist Magazine de 1864 :

Tout n'est pas une preuve d'existence; la vie de l'Esprit continue, comme on vous l'a dit, depuis sa naissance jusqu'à l'infini ; pour certains, la mort n'est qu'un simple accident qui n'a aucune influence sur le sort de la personne qui meurt. Une tuile tombée, un accès d'apoplexie, une mort violente, bien souvent, ne font que séparer l'Esprit de son enveloppe matérielle ; mais l'enveloppe périspirituelle conserve, au moins en partie, les propriétés du corps qui vient de succomber. Un jour de bataille, si je pouvais ouvrir vos yeux, que vous avez mais dont vous ne pouvez vous servir, vous verriez bien des combats continuer, bien des soldats monter encore à l'assaut, défendre et attaquer les redoutes ; vous les entendriez même pousser leurs hourras ! et leurs cris de guerre, au milieu du silence et sous le voile sombre qui suit un jour de carnage ; le combat fini, ils rentrent chez eux pour embrasser leurs vieux pères, leurs vieilles mères qui les attendent. Parfois cet état dure longtemps pour certains ; c'est une continuation de la vie terrestre, un état mixte entre la vie corporelle et la vie spirituelle. Pourquoi, s'ils étaient simples et sages, sentiraient-ils le froid du tombeau ? Pourquoi passeraient-ils brusquement de la vie à la mort, du jour à la nuit ? Dieu n'est pas injuste, et laisse cette joie aux pauvres en esprit, espérant qu'ils verront leur état à travers le développement de leurs propres facultés, et qu'ils pourront passer sereinement de la vie matérielle à la vraie vie de l'Esprit .

Nous avons, dans Le Livre des Esprits, la célèbre question 1012, que, à mon avis, Neto a complètement ignorée pour se concentrer uniquement sur « nous avons déjà répondu à cette question », en supposant qu'elle ferait référence à la question 87. question, car à son tour, il l’interprète comme il le souhaite, sans tenir compte du langage souvent figuratif utilisé par les Esprits :

1012. Y aura-t-il des places circonscrites dans l'univers pour les peines et les joies des esprits, selon leur mérite ? « Nous avons déjà répondu à cette question. Les plumes et les plaisirs sont inhérents au degré de perfection des esprits. Chacun prend de soi le principe de son bonheur ou de son malheur. Et comme ils sont partout, aucun lieu circonscrit ou fermé n'existe spécialement pour une chose ou une autre. Quant aux incarnés, ils sont plus ou moins heureux ou malheureux, selon le monde plus ou moins avancé qu'ils habitent.

a) — D'accord donc avec ce que vous venez de dire, l'enfer et le paradis n'existent pas, tels que l'homme les imagine ?

« Ce sont de simples allégories : il y a partout des esprits heureux et malheureux. Cependant, comme nous l'avons déjà dit, les Esprits du même ordre se rassemblent par sympathie ; mais ils peuvent se rencontrer où ils veulent, quand ils sont parfaits.

L'emplacement absolu des régions de pénalités et de récompenses n'existe que dans l'imagination de l'homme. Elle vient de sa tendance à matérialiser et à circonscrire des choses dont il ne comprend pas l'essence infinie.

KARDEC, Allan. Le Livre des Esprits. 1ère éd. Rio de Janeiro : février 2019. Disponible sur : https://kardecpedia.com/roteiro-de-estudos/2/o-livro-dos-espiritos. Consulté le : 20 avr. 2023.

87. Les Esprits occupent-ils une région déterminée et circonscrite dans l'espace ?

"Ils sont partout. Remplir à l'infini espaces infinis. Vous les avez continuellement à vos côtés, vous observant et agissant sur vous, sans vous en rendre compte, puisque les Esprits sont l'une des puissances de la nature et les instruments que Dieu utilise pour exécuter ses desseins providentiels. Mais tout le monde ne va pas partout, comme il y en a régions interdites aux moins avancés.”

En référence à la question 87, remarque : « Les esprits sont partout. Ils peuplent à l’infini des espaces infinis. » L’espace n’est pas l’Univers. L’espace est infini ; l’Univers ne l’est pas. L’Univers est matériel, cyclique, a un début et une fin, tout comme la matière. L’espace ne l’est pas.

Quand, à la fin, il affirme que «il y a des régions interdites aux moins avancés« Neto a pris une expression au sens figuré pour une expression littérale. Cependant, si l'on considère que les moins avancés ne se détachent pas facilement du monde matériel, on peut aisément imaginer la difficulté de vivre dans des régions matérielles qui laissent place à des incarnations d'Esprits plus avancés. »

De retour en religion, nous avons en 1858, « Le tambour de la Bérézina » :

28. ─ Vois-tu d'autres esprits autour de toi ?

─ Oui, beaucoup.

29. ─ Comment sais-tu que ce sont des esprits?

─ Entre nous, nous nous voyons tels que nous sommes.

30. ─ Comment les vois-tu ? ─ Comment on peut voir les esprits, mais pas à travers les yeux.

31. ─ Et toi, sous quelle forme es-tu ici?

─ Sous celui que j'avais de mon vivant, c'est-à-dire comme tambour.

32. ─ Et vois-tu les autres esprits avec les formes qu'ils avaient dans la vie?

─ Non. Nous ne prenons pas d'apparence jusqu'à ce que nous soyons évoqués. A part ça, nous sommes sans forme.

La même année, dans «Conférences d'outre-tombe — Mme Schwabenhaus. Léthargie extatique » :

29. ─ Sous quelle forme êtes-vous parmi nous?

─ Sous ma dernière forme féminine.

30. ─ Nous vois-tu aussi clairement que si tu étais vivant?

─ Oui. 31. ─ Puisque tu es ici avec la forme que tu avais sur Terre, est-ce à travers les yeux que tu nous vois?

─ ─ Non, l'Esprit n'a pas d'yeux. Je ne me trouve dans ma dernière forme que pour satisfaire aux lois qui régissent les Esprits lorsqu'ils sont évoqués et contraints de reprendre ce que vous appelez le périsprit.

Dans la Revue Spirite de mars 1860, Kardec, s'entretenant (par l'intermédiaire de médiums) avec trois Esprits différents, interroge l'un d'eux, l'Esprit de Charles Dupont, celui impliqué dans « l'Histoire d'un Damné », un Esprit inférieur, assez tardif et encore très lié à la matière. Kardec demande comment il voit l'Esprit du Dr Vignal, une personne vivante, évoqué pour cette étude :

53. ─ Voyez-vous l'Esprit du médecin avec qui nous avons parlé ?

─ Oui.

54. ─ Comment le vois-tu?

─ Je le vois avec une enveloppe moins transparente que celle des autres Esprits.

55. ─ Comment sais-tu qu'il est encore en vie?

─ Les esprits ordinaires n'ont pas de forme apparente. Celui-ci a une forme humaine ; il est enveloppé dans une matière semblable à un brouillard, qui répète sa forme humaine terrestre. L'Esprit des morts n'a plus cette enveloppe, car il s'en détache.

Autrement dit : les Esprits continuent d'affirmer que, pour eux, la forme n'est rien. Dans ce dernier cas, l'Esprit de Charles Dupont, étant inférieur, affirme lui-même le même principe : Esprits communs (détachés) n'a pas de forme apparente. Kardec se rend compte, à partir de tout cela, que lorsqu’ils prétendent le contraire, ils sont dans un état de souffrance. Jamais. La grosse erreur, permettez-moi de le répéter, c'est de vouloir dire qu'en dehors de l'étude méthodologique, il suffit de recueillir quelque chose qui se dit partout et cela devient vrai. Si tel est le cas, nous devrions inclure les elfes, les fées et les sirènes dans la doctrine spirite.

Cela ne suffit pas et nous ne pouvons pas simplement croire aux Esprits

Dès lors, Paulo Neto commença à répertorier plusieurs déclarations d'Esprits, d'après Kardec — parmi eux André Luiz — et d'autres conclusions de Spirites ou Spiritualistes qui, mettant de côté la Doctrine, se retrouvèrent avec leurs conclusions partielles.

C'est un très gros problème de supposer que la communication universelle des Esprits est suffisante pour l'acceptation d'une nouvelle idée doctrinale. Non : il faut aussi veiller à raisonner et respecter ce qui a déjà été escaladé par la même méthode. Alors, quand beaucoup de gens lisent un livre qui parle de « seuil », beaucoup de gens commencent à accepter cette idée, qui devient une illusion après la mort ; cela devient illusion dans les « déploiements » ; que le médium insère, enfin, à travers ses propres idées, lors de la traduction d'une pensée d'un Esprit, lors d'une communication.

Il est remarquable de constater que, dans les cercles spirites, la question de savoir si, après la mort, on ira à « Nosso Lar » ou à « l'Umbral » suscite une vive inquiétude. Puisque « Nosso Lar » ne pouvait accueillir des milliards d'Esprits dans ses lits et ses demeures, des centaines de nouvelles « colonies » ont rapidement émergé, chacune située, prétendent-ils, dans des villes ou des régions spécifiques de la Terre. Les spirites ne se soucient plus de leur moralité, basée sur leur progrès spirituel, mais de savoir s'ils seront punis par l'Umbral ou récompensés par un lit confortable et une soupe chaude à Nosso Lar ou dans une autre « colonie » !

Neto interprète mal les concepts d'expiation et de punition. Je dis cela avec certitude, car Kardec et les Esprits utilisaient des concepts présents à cette époque, basés sur le Spiritualisme Rationnel, pour s'exprimer.

Lorsque l'auteur cite l'article « O Dia de Todos-os-Saints », dans le RE de 1862, nous avons un extrait souligné en gras : « [...] esprits malheureux qui endurent l'angoisse du châtiment et de l'isolement ». Il s'avère que la « punition » était considérée comme la conséquence légitime du mal, et non comme une action extérieure d'une force punitive. La punition du père irresponsable, par exemple, est de voir son fils bien-aimé s'égarer. Si le père est blâmé pour la justice humaine et emprisonné pour son irresponsabilité, cela, peut-être, ne signifie absolument rien pour lui, comparé à la vraie punition qu'il subit lui-même. La punition n'est pas quelque chose d'extérieur, d'imposé, mais le résultat d'une loi naturelle. Nous comprenons ainsi le spiritisme d'un autre point de vue, beaucoup plus congruent.

En ne comprenant pas cette idée fondamentale, Neto en déduit que la souffrance ou le plaisir, dans le monde spirituel, est une condition extérieure, matérialiste, comme je l'ai déjà démontré.

Ensuite, Neto souligne le passage suivant :

« Mon cher frère, quels horribles tourments pour tous ceux-là [ceux qui ont choisi la voie du matérialisme] ! C'est exactement comme le dit l'Ecriture: "Il y aura des pleurs et des grincements de dents." Ils seront plongés dans le profond abîme des ténèbres. Ces malheureux sont communément appelés les damnés, et bien qu'il soit plus exact de les appeler les punis, ils subissent encore les terribles tortures qu'on attribue aux damnés au milieu des flammes. Enveloppés dans les ténèbres les plus épaisses d'un abîme qui leur semble insondable, bien qu'il ne soit pas circonscrit, comme on vous l'enseigne, ils éprouvent des souffrances morales indescriptibles, jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur cœur au repentir.

Dès ce passage, Neto s'en tient à l'idée d'un "abîme profond de ténèbres", sans prêter attention au fait que cet abîme, s'il semble insondable et non circonscrit, ne peut exister qu'en tant que création mentale d'esprits souffrants, étant , donc, , éphémère. Évoquons ces Esprits et aidons-les à comprendre que leur douleur est morale et non physique, et les abîmes, boue, etc., où ils auront la nouvelle opportunité de travailler sur leurs attachements passés.

Saviez-vous qu'il y a des esprits qui se mettent dans de telles circonstances parce qu'ils ont fait une erreur et parce qu'ils croient en la doctrine du péché ? Oui. Un individu peut, par exemple, en avoir tué un autre parce qu'il croyait que l'autre venait lui ôter la vie. Il croit que c'est un péché et, ainsi, se soumet mentalement à cette souffrance, qu'il extériorise dans des créations fluidiques (qui ne sont pas de la matière comme la nôtre, mais quelque chose de beaucoup plus subtil, formé par la "condensation" du Fluide Cosmique Universel) . . Faites-lui comprendre que cette erreur apparente est née d'une réaction instinctive ; que Dieu ne punit pas ; qu'il peut chercher, dans des vies nouvelles, à travailler cet instinct, à le dominer par la volonté ; que, finalement, celui qu'il a tué n'a rien contre lui, car il comprend son erreur, et que l'Esprit se débarrassera de telles idées, vraiment dérangeantes.

André Luiz lui-même le dit clairement lorsqu'il cite le cas de la jeune fille qui, étant décédée, son esprit ne voulait pas quitter le cercueil, car elle croyait que le Christ lui-même viendrait la sortir de là, la soumettant au jugement.

De plus, l'auteur, partant d'une idée préconçue, adopte un paradigme qui le conduit à interpréter tous les exemples donnés selon ses propres préférences. Lorsqu'il mentionne « sphères spirituelles » et « couches spirituelles », il oublie qu'il s'agit d'un langage figuré, qui, dans ce dernier cas, renvoie à la classification des Esprits par « couches », comme dans Échelle spirite. Soit dit en passant, c'est très clair dans la question nº 1017 de l'OLE, que le cher Paulo Neto n'a pas incluse dans son évaluation (c'est moi qui souligne) :

1017 [1016]. Certains Esprits ont dit qu'ils habitaient les quatrième, cinquième cieux, etc. Que voulaient-ils dire par là ?

« Si vous leur demandez quel ciel ils habitent, c'est que vous vous faites une idée de plusieurs cieux disposés comme les étages d'une maison. Ils répondent ensuite selon votre langue. Mais pour ces mots chambre et cinquième ciel expriment différents degrés de purification et donc de bonheur. C'est exactement comme quand on demande à un esprit s'il est en enfer. Si vous n'êtes pas satisfait, dites Ouicar, pour lui, enfer est synonyme de souffrance. Il sait pourtant très bien que ce n'est pas une fournaise. Un païen dirait d'être dans Tartare.”

La même chose se produit avec d'autres expressions analogues, telles que : cité des fleurs, ville des élus, premier, deuxième ou troisième balle, etc., qui ne sont que des allégories utilisées par certains Esprits, soit comme figures, soit, parfois, par ignorance de la réalité des choses, et même des notions scientifiques les plus simples.

Lorsque vous vous concentrez sur ce que vous voulez, sur la base d'idées précédentes, vous manquez les détails importants du travail.

La Comtesse Paula – Paradis et Enfer

Beaucoup de gens utilisent le cas de cet Esprit, la Comtesse Paula, présenté au Ciel et en Enfer, pour étayer leurs théories des « cités astrales ».

Que sont vos palais et vos salles dorées devant les demeures aériennes, le vaste champ de l'espace bigarré de couleurs qui feraient pâlir l'arc-en-ciel ? Que sont vos promenades pas à pas dans les parcs, comparées à des voyages dans l'immensité, plus rapides que l'éclair ? Quels sont vos horizons limités et chargés de nuages, face au grand spectacle des mondes se déplaçant dans l’univers sans limites, sous la main puissante du Tout-Puissant ?

En quoi vos concerts les plus mélodieux sont-ils tristes et bruyants, face à cette harmonie qui fait vibrer les fluides de l'éther et toutes les fibres de l'âme ? Comme vos grandes joies sont tristes et insipides comparées à la sensation ineffable de bonheur qui sature sans cesse notre être sous la forme d'un effluve bienfaisant, sans aucun mélange d'inquiétude, d'inquiétude, de souffrance ! Ici tout respire l'amour, la confiance et la sincérité. Partout des cœurs aimants, partout nous voyons des amis, pas d'envieux ni de jaloux. C’est le monde dans lequel je me trouve, mon ami, et vous y parviendrez tous infailliblement en suivant le bon chemin.

Malheureusement, beaucoup arrêtent de lire les points qui les intéressent. Quand l’Esprit parle de « demeures aériennes », cela suffit pour dire qu’il parlait de villes spirituelles ! A quoi mènent les préjugés adoptés à la va-vite…

Juste après la citation sur les « adresses aériennes », il poursuit :

[…] la vaste champ spatial teinté de couleurs qui feraient pâlir l'arc-en-ciel ? Quelles sont vos balades pas à pas dans les parcs, avant le Voyage à travers l'immensité, plus vite que l'éclair? Quels sont vos horizons limités et chargés de nuages, par rapport au grand spectacle de mondes en mouvement dans l'univers sans limites, sous la puissante main du Très-Haut ?

Ces Esprits parlent de Espace! Il ne parle pas des cités astrales, mais des Espace! « Adresses aériennes » est un langage figuré pour parler de l'Espace, « au-dessus » de nous !

Elle continue :

Cependant, le bonheur uniforme deviendrait vite ennuyeux. Ne pensez pas que notre bonheur soit exempt de vicissitudes. Ce n'est pas un concert perpétuel, ni une fête sans fin, ni de contemplation béatifique à travers l'éternité. Non. C'est le mouvement, la vie, l'activité. Les occupations, bien que exemptes de fatigue, présentent une variété incessante d'aspects et d'émotions, en raison des mille incidents qui les contiennent. Chacun a sa mission à remplir, ses protégés à assister, ses amis terrestres à visiter, les processus de la nature à diriger, les âmes souffrantes à consoler.. Il y a un va-et-vient, non pas d'une rue à une autre, mais d'un monde à un autre. Les créatures se rassemblent, se séparent pour se retrouver ; ils se rencontrent ici et là, ils parlent de ce qu'ils font, ils se félicitent de leurs succès ; Ils se comprennent et s’entraident dans les cas difficiles. Quoi qu’il en soit, je vous assure que personne n’a une seconde de temps pour s’ennuyer.

Ce qui existe « de l’autre côté », pour les Esprits détachés, c’est l’action dans la création divine ! C'est le transit à travers l'Espace infini, où ils se réunissent, ici et là, avec d'autres Esprits, pour agir dans les processus de la Nature, pour consoler les âmes souffrantes, incarnées et désincarnées ! Voilà, et pas une vie limitée par des murs et de faux besoins physiologiques !

Conclusion

Il est important de noter cependant que si de telles créations existent, c'est parce que Dieu les permet. En fait, c'est quelque chose de lié à la bienveillance divine elle-même, qui garantit à chacun un développement progressif et sans à-coups. Dans l'article « A propos des Esprits qui se croient encore vivants », du Spiritist Magazine de 1864, il y a une importante communication spirituelle, dont nous reprenons l'extrait suivant :

Tout n'est pas une preuve d'existence; la vie de l'Esprit continue, comme on vous l'a déjà dit, depuis sa naissance jusqu'à l'infini ; pour certains, la mort n'est qu'un simple accident qui n'a aucune influence sur le sort de la personne qui meurt. Une tuile tombée, un accès d'apoplexie, une mort violente, bien souvent, ne font que séparer l'Esprit de son enveloppe matérielle ; mais le enveloppe périspirituelle conserve, au moins en partie, les propriétés du corps qui vient de succomber. Un jour de bataille, si je pouvais ouvrir vos yeux que vous avez, mais dont vous ne pouvez vous servir, vous verriez continuer bien des combats, bien des soldats encore monter à l'assaut, défendre et attaquer les redoutes ; vous les entendriez même produire leurs hourras ! et leurs cris de guerre, au milieu du silence et sous le voile lugubre qui suit une journée de carnage ; le combat fini, ils rentrent chez eux pour embrasser leurs vieux pères, leurs vieilles mères qui les attendent. Parfois cet état dure longtemps pour certains ; c'est une continuation de la vie terrestre, un état mixte entre la vie corporelle et la vie spirituelle. Pourquoi, s'ils étaient simples et sages, sentiraient-ils le froid de la tombe ? Pourquoi passeraient-ils brusquement de la vie à la mort, du jour à la nuit ? Dieu n'est pas injuste, et Il laisse cette joie aux pauvres en esprit, espérant qu'ils verront leur état à travers le développement de leurs propres facultés, et qu'ils pourront passer sereinement de la vie matérielle à la vie réelle de l'Esprit.

Nous voyons donc que l'existence de tels «lieux» est un fait, permis par la bienveillance divine, à ceux qui ne sont pas encore développés pour comprendre quelque chose au-dessus et en dehors de la matière et des besoins matériels.

Nous nous souvenons de ce qui est imprimé sur notre page d'accueil :

Généralité et accord dans l'enseignement, tel est le caractère essentiel de la doctrine, la condition même de son existence, d'où il résulte que tout principe qui n'a pas encore reçu la consécration du contrôle de la généralité ne peut être considéré comme faisant partie intégrante de cette même doctrine . Ce sera une simple opinion isolée, dont le spiritisme ne saurait assumer la responsabilité.

Cet accord collectif de l'avis des Esprits, passé, au reste, par le critère de la logique, c'est ce qui constitue la force de la doctrine spirite et assure sa perpétuité.Allan Kardec – La Genèse

Kardec a donné le guide sûr de la méthode de recherche, le présentant souvent dans RE. Les sauvetages actuels de la science à l'époque permettent d'approfondir ces connaissances. Les spirites doivent apprendre à étudier, tout comme ceux qui n'étudient pas la science finissent par croire à des théories telles que la Terre plate. Je soutiens que le plus intéressant est de reprendre Kardec, de comprendre la science spirite (qui dépend d'une compréhension scientifique de son contexte et de son actualité) puis de reprendre contact avec les Esprits. Avec le détachement de ses propres idées et la ferme intention de la recherche, il sera très facile de reprendre le pas, en dissipant cette confusion causée dans le Mouvement Spirite avec un seul but : retarder le progrès moral.




La distance entre le spiritisme et le mouvement spirite

Un correspondant a demandé quelle serait cette distance supposée, toujours affirmée par nous, entre la Doctrine Spirite et le Mouvement Spirite.

A elle, nous pouvons répondre de cette façon, à titre d'exemple pour tout le monde :

“"B…, c'est quelque chose que tout le monde devrait vraiment étudier ou sur lequel il devrait se renseigner, notamment en ce qui concerne les ouvrages cités ((

  • Dans le sens de changements doctrinaux : L'Héritage d'Allan Kardec, de Simoni Privato ; Ni paradis ni enfer, de Paulo Henrique de Figueiredo; Point final, de Wilson Garcia
  • Au sens de connaissance du contexte doctrinal : Autonomie : l'histoire jamais racontée du Spiritisme, par Paulo Henrique de Figueiredo ;
  • Dans la compréhension réelle de la Doctrine, dans l'essence proposée par Kardec, à travers les études : Ciel et Enfer et Genèse, toutes deux de l'éditeur FEAL, comme les autres sont des versions frelatées, encore.)), parce que comprendre et, donc, assumer nouveau positionnement, il doit s'agir d'un action autonome. Cependant, je peux souligner quelques différences essentielles entre la Doctrine Spirite (DE) et le Mouvement Spirite actuel (SM) :

  • Evocations d'esprits : DE s'est formé sur eux et a démontré la nécessité d'être mené, avec méthode, pour continuer leur développement ; ME déconseille de le faire, provoquant une déferlante de médiums qui ne sont que « disponibles », donc, sans contrôle ni objectif d'apprentissage.
  • Généralité de l'enseignement : DE a démontré la nécessité de développer l'étude spirite par la méthode du double contrôle : universalité et accord de l'enseignement et du jugement rationnel ; MOI, infectée par Roustaing, qui voyait un danger dans cette méthode (qui réfuterait ses théories), s'est mise à prendre les communications isolées comme une expression de la vérité, sans raisonner.
  • Vie de l'Esprit dans l'erraticité : DE a démontré que les émotions et les sensations physiques n'existent que pour l'Esprit attaché ; ME a commencé à enseigner un monde spirituel pleinement matérialisé, créant ainsi des idées d'attachement nuisibles à l'Esprit qui se désincarne.
  • Nécessité de l'incarnation : DE a démontré que l'incarnation est une nécessité pour le progrès de l'Esprit, dans lequel il joue, même involontairement, son rôle solidaire dans la création. Il a supprimé les concepts de châtiment et de châtiment comme une action arbitraire de Dieu, démontrant que tout est le fruit du choix conscient de l'Esprit; ME, sous l'influence de Roustainguist, a inséré les faux concepts de karma, de rédemption, de loi d'action et de réaction et de loi de retour.
  • Hétéronomie x autonomie : DE a démontré, tout au long de celle-ci, que l'Esprit se développe de manière autonome, étant le premier, sinon le seul, auteur de ses choix ; ME, influencé par Roustaing, a commencé à aborder la vie de manière hétéronome – si je souffre, c'est parce que j'en reçois le retour ; si j'ai de la joie, c'est parce que j'ai été bienheureux, etc.
  • Charité : DE a démontré que la charité est une action désintéressée, fruit du devoir de l'Esprit, qui tend consciemment vers le bien ; ME a commencé à traiter la charité comme une action extérieure, presque toujours uniquement matérielle. En raison de l'absence d'études DE, ME ne parvient pas à faire le bien qu'il pourrait pour aider au développement de la société à travers les idées spirites.
  • Morale : DE a démontré que, tous créés simples et ignorants, les Esprits développent le bien et le mal, au fil des incarnations, choisissant entre agir de telle ou telle manière. Il n'y a pas de dualité entre le bien et le mal. Certains choisissent de répéter l'erreur, développant des imperfections dont il leur sera très difficile de se débarrasser, par un travail de réincarnation, dans une action consciente et autonome ; ME, influencé par Roustaing, a commencé à traiter l'incarnation comme une punition, comme si tous les esprits qui s'incarnaient étaient imparfaits.
  • Méthode : DE a toujours montré comment elle allait se développer : par l'étude des sciences humaines, confrontée, par la raison, aux enseignements spirites, dans l'échange d'informations avec des groupes réputés répartis dans le monde entier ; D'autre part, le ME n'étudie pratiquement pas les fondements de l'ED, il s'est isolé dans les centres dans des routines qui incluent : des monologues, presque toujours remplis de toutes les erreurs mentionnées ci-dessus ; passe, sans connaissance du magnétisme; et des séances médiumniques qui, sans méthode et sans études, perdent le but et l'utilité qu'elles pourraient réellement avoir.

Etc."

On voit que les différences entre la Doctrine Spirite, dans son origine, et ce que le Mouvement Spirite professe ou croit aujourd'hui, sont profondes et, presque toujours, nuisibles à la propagation de la Doctrine. C'est donc à l'effort volontaire de chacun dans l'étude honnête et détachée, ainsi que dans la diffusion fraternelle et coopérative des connaissances.

En complément des ouvrages cités, on ne peut manquer de souligner la nécessité d'étudier la Revue Spirite, qui montre comment s'est faite la formation de la Doctrine Spirite.




Moralité autonome et morale hétéronome

Nous vivons dans un monde jusqu'alors dominé par les concepts d'hétéronomie. Pour bien comprendre ce concept, il faut analyser l'étymologie du mot : hétéronomie est formé du radical grec "hetero" qui signifie "différent", et "nomos" qui signifie "loi", c'est donc le l'acceptation de normes qui ne sont pas les nôtres, mais que nous reconnaissons comme valables pour guider notre conscience qui discernera la valeur morale de nos actions. Cette compréhension est fondamentale, car comprendre la morale autonome fait toute la différence dans la compréhension du Spiritisme.

le monde hétéronome

Dans le monde hétéronome, on attribue tout à quelque chose d'extérieur : la faute est au diable ou à l'obsesseur, l'effet est à la colère divine, et la réparation est à l'imposition. karma. Tout, absolument tout dans le monde hétéronome vient comme une imposition extérieure, à travers des lois que nous respectons par obligation et non par compréhension. Et en l'absence d'elle ou de ses acteurs, on se retrouve sans limites et même sans amour-propre.

L'hétéronomie est quelque chose d'inhérent et peut-être même de nécessaire à une condition de faible avancement spirituel, lorsque, sans une compréhension plus profonde des mécanismes de la vie et de l'évolution, nous sommes obligés d'assister, sans peur, aux impositions des lois divines, humanisées, voire des lois humaines, divinisées. Malheureusement, comme nous le savons déjà, il est également largement utilisé par les religions pour garder le contrôle sur leurs fidèles. Mais c'est quelque chose qui, on le voit, change à mesure que l'esprit humain progresse, tant dans la science que dans la morale.

Un gros problème avec le concept d'hétéronomie, ou plutôt avec la croyance en celui-ci, c'est que pendant un certain temps l'évolution de l'Esprit a été impliquée : eh bien, si l'individu croit que ses difficultés dans la vie sont une punition imposée par Dieu , il n'accepte le sien que docilement (ce qui, oui, est important), mais sans rien faire pour le changer. Il attend juste la fin de ses épreuves. Même la charité ne peut être réellement comprise et pratiquée dans un contexte hétéronome, puisque l'individu pratique la charité en attendant un retour, sans comprendre qu'il s'agit d'une obligation morale et naturelle de l'être pensant.

Un autre point très problématique est que lorsque l'individu croit au châtiment divin — et, pire encore, au châtiment éternel — il est très fréquent qu'il perde toute limite après avoir commis une erreur. Le lecteur a sûrement entendu la phrase un nombre incalculable de fois : "Je vais en enfer de toute façon, alors, encore un péché, peu importe".

Mais on se trompe si l'on pense que le concept hétéronome ne se retrouve que dans les religions. Malheureusement, même dans le milieu spirite, ce concept s'est également infiltré, notamment avec la falsification des œuvres O Céu e o Inferno et A Gênese, d'Allan Kardec. Si aujourd'hui on entend constamment, de la bouche des spirites, les mots "karma", "loi d'action et de réaction", "sauvetage", c'est en grande partie dû à ces falsifications, transmises de génération en génération et qui font aujourd'hui que beaucoup d'entre nous , spirites, nous croyons encore que le « karma » me fait renaître dans cette vie pour « sauver » une erreur passée.

Voyons : c'est justement une des falsifications les plus graves d'O Céu e o Inferno qui a insufflé cette pensée hétéronome, qui retarde l'avancement de l'Esprit, au sein d'une Doctrine totalement centrée sur l'autonomie de l'être. Au chapitre VII, point 9 de l'ouvrage précité, nous lisons : « Toute faute commise, tout mal fait est une dette contractée qui doit être payée ; sinon dans une existence, ce sera dans les suivantes ou les suivantes ». Cet article n'existait qu'à la mort de Kardec, car il n'apparaissait que dans de nouvelles éditions réalisées plus de deux ans après la mort du professeur.

Non — j'insiste pour dire : dans le spiritisme il n'y a pas karma, ni "loi d'action et de réaction» et, encore moins, « sauvetage ». Ce sont des concepts qui, au fond, ont le même effet que la croyance en la punition divine et la chute pour le péché, qui étaient toutes deux des idées surmonter par le spiritisme.

Moralité autonome

Opposée au concept d'hétéronomie, l'autonomie (de soi — de soi) place l'individu au centre de son évolution. Cela dépend de votre volonté, uniquement et exclusivement, à la fois de vos actions et de vos pensées et des esprits attirés ou repoussés par elles.

Dans le concept d'autonomie, qui n'est pas né avec le Spiritisme, mais qui a été élargi par cette Doctrine — et démontré — l'Esprit est maître de lui-même et de ses choix à partir du moment où il développe la conscience et, avec cela, en vient à avoir la liberté volonté. Ainsi, il choisit entre le bien et le mal, ou plutôt, il choisit des manières d'agir face aux situations et s'il se félicite ou non de ses effets. Cependant, lorsque l'effet est négatif, cela ne signifie pas que vous êtes effectivement puni par un Dieu punitif, mais que vous subissez les conséquences morales de vos actes. Et ces conséquences morales n'existent que pour l'Esprit qui est déjà conscient de leur existence, c'est pourquoi les animaux, par exemple, n'en ont pas.

C'est ainsi que, évaluant les conséquences de nos actes et, plus conscients, les imperfections morales qui nous poussent à commettre des erreurs, nous nous imposons des vies pleines d'évidences et expiations, afin d'essayer de se débarrasser de ces imperfections, en apprenant :

« Certains s'imposent donc une vie de misères et de privations, visant à les supporter avec courage », lorsqu'ils souhaitent acquérir de la patience, de la résignation ou savoir agir avec peu de ressources. D'autres souhaitent tester s'ils ont déjà surmonté des passions inférieures et « préfèrent alors éprouver les tentations de la richesse et du pouvoir, bien plus dangereuses, par les abus et les mésusages auxquels elles peuvent donner lieu ». Ceux qui luttent contre les abus qu'ils ont commis, « décident de tester leur force dans les luttes qu'ils auront à soutenir au contact de la dépendance » (Le livre des esprits, p.220).

C'est clair : en faisant du mal contre des Esprits Inférieurs, nous aurons une chance presque garantie de recevoir, en retour, une vengeance ; mais cette revanche, s'il y en a, est l'effet de choix de l'autre Esprit, et non d'une réaction "karmatique" d'une supposée "loi d'action et de réaction" - qui, soit dit en passant, est une loi de la physique newtonienne, pas divine. Lorsqu'il pratique la vengeance, l'autre Esprit commet également des erreurs, car il donne l'habitude de ses imperfections et, par conséquent, peut entrer dans un cercle d'erreur et de vengeance avec l'autre qui peut durer des siècles. Quand cela ne se produit pas — et c'est le point clé — l'effet est seulement l'Esprit qui commet l'erreur de rester plus longtemps loin du bonheur des bons Esprits, à cause de ses propres imperfections.

Il n'y a pas de "loi d'action et de réaction" dans le spiritisme

Beaucoup de gens, attachés à de vieilles conceptions du passé, se sentent perplexes face à une telle affirmation, mais quiconque s'est consacré à l'étude du spiritisme peut percevoir que la morale autonome, en toute chose, s'impose très clairement à nos yeux, par la concordance des enseignements universels de les esprits. Que gagnons-nous en faisant le bien ? Nous irons plus vite. Et que souffrirons-nous pour avoir fait le mal ? Nous serons plus longtemps retenus par l'infériorité spirituelle et autour des incarnations successives dans des mondes inférieurs.

Le spiritisme nous montre que, lorsque nous entrons dans le cercle de la conscience, nous commençons à parler de nos propres destinées, et les épreuves et les expiations auxquelles nous sommes confrontés dans l'incarnation actuelle sont dues à nos propres choix, faits avant de nous incarner, bien que très difficiles, puisque , dans un état d'esprit vagabond (libéré du corps), nous évaluons beaucoup plus clairement nos imperfections et, ainsi, choisissons des opportunités, même subies, pour apprendre et nous élever. Le spiritisme, d'ailleurs, bien compris, nous incite à faire de meilleurs choix, car nous cessons de ne souhaiter que expiation erreurs passées, dans une mécanique de péché et de punition, et nous commençons à choisir des opportunités qui nous amènent plus profondément à apprendre et à développer de meilleures habitudes, cachant les imperfections que nous avons transformées en habitudes.

Nous avons déjà abordé un cas très typique, extrait du Spiritist Magazine, qui traite de la question des choix de l'Esprit quant à ses épreuves, traité par Kardec dans Evocation de l'assassin Lemaire, dans le numéro de mars 1858.

Un autre cas très intéressant est celui de Antonio B., qui, ayant emmuré sa femme vivante dans sa vie antérieure, ne sachant comment gérer cette culpabilité, a planifié une incarnation où il a fini par être enterré vivant, après avoir été cru mort. Il s'est réveillé dans son cercueil et à l'intérieur, il a terriblement souffert jusqu'à sa mort, comme s'il avait «payé» cette dette avec sa propre conscience. Ce qui compte vraiment dans ce cas, c'est qu'effectivement, dans la vie, c'était un homme droit et bon, et il n'aurait pas eu besoin de cette fin tragique pour "payer" quoi que ce soit.

Une preuve rationnelle qu'une telle « loi » n'existe pas : si un Esprit inférieur pratique le mal contre un Esprit supérieur, que recevra-t-il en retour ? Rien que de la compréhension et de l'amour. L'exemple même du meurtrier Lemaire le démontre. Où serait alors le retour ? Dans un autre Esprit que Dieu nommerait pour sa « vengeance », pour « recouvrer une dette », faisant ainsi de lui, alors, aussi un Esprit débiteur envers la Loi ?

Non, cher frère : il n'y a de retour que dans la réalisation, tôt ou tard, de la part de l'Esprit lui-même, qu'il n'est pas heureux tant qu'il est imparfait. Bien sûr, nous devons aussi nous rappeler : l'Esprit est dans l'environnement qu'il aime, et il attire à lui les Esprits de la même vibration. Par conséquent, il peut même se sentir heureux, mais l'Esprit ne sera jamais heureux, ce qui, en raison de ses prédispositions, n'attire à lui que des Esprits inférieurs. En cela consiste aussi une sorte de punition.

La raison explique, guide et réconforte

La plus grande caractéristique du Spiritisme est d'être une Doctrine scientifique rationnelle, dont la théorie est née de l'observation logique des faits et des enseignements des Esprits. Maintenant, quand il s'agit de Dieu, quelle serait la raison pour qu'il nous punisse avec des châtiments, puisqu'il nous a créés et sait que nos erreurs sont nées de nos imperfections ? Il n'y a aucune rationalité là-dedans. C'est comme si nous punissions nos enfants pour s'être trompés en maths ou pour avoir mis le doigt dans la douille : dans les deux cas, la douleur ou le sentiment d'être laissé pour compte est la punition elle-même, et en ajoutant une punition supplémentaire à cela, nous ne faisons que conditionner le être de ne pas penser et seulement d'avoir peur de faire des erreurs - et donc, avoir peur d'essayer.

Nous parlions de raison : car c'est surtout par la raison que le spiritisme nous conduit à de meilleurs choix évolutifs. En comprenant profondément la Doctrine, nous cessons de faire des choix dus à des impositions ou à des attentes extérieures, soit parce que « Dieu le veut », parce que « Jésus attend », ou parce que « le diable nous hante ». On commence à faire de meilleurs choix, avec une volonté plus active, quand on comprend que plus on laisse de place à nos imperfections ou à notre matérialité, plus il nous faudra de temps pour sortir de cette « roue des incarnations » douloureuse et brutalisée.

Cette compréhension est également excellent remède contre le suicide: on ne le voit plus avec les notions de péché et de châtiment - qui sont encore diffusées et défendues jusque dans le milieu spirite - mais, avec une compréhension rationnelle : si je suis un Esprit inférieur, plein d'imperfections, cela signifie que la vie est un riche opportunité d'apprentissage. Le raccourcir par mon choix, en plus d'être une énorme occasion manquée, ne sera qu'une perte de temps, car je me verrai, en Esprit, imparfait comme je suis, peut-être encore plus grand ouvert, et je devrai revenir en arrière et commencer une nouvelle existence pour pouvoir apprendre et me débarrasser des imperfections qui m'empêchent de devenir plus heureux.

L'expiation expliquée à la lumière de la doctrine spirite

Kardec le définit ainsi, dans Instructions pratiques sur les manifestations spirites, de 1858 :

EXPIATION — Peine subie par les Esprits en punition des fautes commises pendant la vie corporelle. En tant que souffrance morale, la expiation il se trouve à l'état errant ; comme souffrance physique, à l'état incarné. Les vicissitudes et les tourments de la vie corporelle sont à la fois des épreuves pour l'avenir et expiation au passé.

Il semble, d'après ce texte, que Kardec ait alors défendu que, oui, nous payons dans la vie présente pour les erreurs passées ? Pas exactement. Nous ne pouvons pas oublier que, pour la Doctrine Spirite, l'autonomie, ou l'Esprit comme acteur central de tout, est la clé de tout. Par conséquent, même dans le cas de expiation, est quelque chose qui consiste dans le choix de l'Esprit lui-même, pour chercher à surmonter une imperfection acquise :

La durée de la peine est subordonnée à l'amélioration de l'esprit coupable. Aucune condamnation à durée déterminée n'est prononcée contre lui. Ce que Dieu demande pour mettre fin à la souffrance, c'est la repentir, expiation et réparation – bref : une amélioration sérieuse et efficace, ainsi qu'un retour sincère au bien.

KARDEC, Allan. Paradis et enfer. Traduction par Emanuel G. Dutra, Paulo Henrique de Figueiredo et Lucas Sampaio. Éditions FEAL, 2021.

Et, pour mieux comprendre l'utilisation des termes Châtiment et Châtiment, d'Allan Kardec, il faut comprendre le contexte philosophique du Spiritualisme Rationnel, dans lequel il s'est inséré. Nous en avons déjà parlé dans l'article "Punition et récompense : il faut étudier Paul Janet pour comprendre Allan Kardec“".

Cependant, nous sommes bien conscients que "les temps sont arrivés" et que la planète Terre cessera lentement d'être une planète d'épreuves et d'expiation, pour devenir un monde de régénération, où il devrait y avoir des incarnations un peu plus heureuses que celles d'aujourd'hui. Utilisons un instant la raison pour évaluer tout ce que nous avons exposé jusqu'ici :

Si la Doctrine Spirite, nous enseignant la morale autonome, trace de meilleures voies et de meilleurs choix, réfléchissons : qu'apprend-elle de plus à l'individu ? Une souffrance du même genre et du même degré, comme dans le cas d'Antônio B, ci-dessus, ou, comprenant les imperfections qui nous ont amenés à faire le mal, en premier lieu, une vie pleine d'opportunités, souvent assez difficile et laborieuse, pour exercer apprendre et faire le bien ?

Comprenez-vous où nous allons? tout, absolument tout, dépend de nos choix face à notre capacité à nous comprendre consciemment, et, en cela, l'étude du spiritisme nous démultiplie en plusieurs étapes.

C'est pourquoi le monde cessera d'être un monde d'épreuves et d'expiations : parce que les Esprits qui s'incarnent ici commenceront à mieux choisir leurs incarnations, cessant d'appliquer la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent) à eux-mêmes pour prendre ensuite soin de développer des habitudes morales plus saines. Même en cela, nous contactons que tout vient de l'individu vers l'extérieur, et non l'inverse.

Conclusion

Alors, frères, en avant : étudions à fond le spiritisme et, connaissant aujourd'hui les falsifications dans O Céu e o Inferno et A Genesis, étudions les versions originales (déjà mis à disposition par FEAL) pour ne plus perdre de temps avec des concepts hétéronomes et, surtout, pour ne plus répéter, dans le milieu spirite, la déclarations pitoyables comme ceux qui disent que « tel ou tel est né avec des problèmes mentaux parce qu'il paie pour une erreur de sa vie passée ». Ceci, en plus d'être une erreur absurde, éloigne les gens du spiritisme.

Voir un exemple :

Laissons-nous surprendre : cette phrase n'est pas de Kardec. Il ne semble pas non plus être le vôtre, ni ne peut être trouvé dans AUCUNE de vos œuvres. C'est une preuve de plus de combien le spiritisme était envahi d'idées fausses, presque toujours antidoctrinales.

Nos épreuves sont de riches opportunités, presque toujours choisies par nous-mêmes, imposées uniquement dans les cas où nous n'avons pas les conditions de conscience pour de tels choix et, même ainsi, elles sont données par action de bienveillance d'Esprits supérieurs, et non comme punition divine.

L'âme ou Esprit subit dans la vie spirituelle les conséquences de toutes les imperfections qu'elle n'a pu corriger dans la vie corporelle. Votre état, heureux ou malheureux, est inhérent à votre degré de pureté ou d'impureté. (Paradis et enfer).

La plus grande punition est que nous continuons pendant des siècles à nous traîner dans la boue de nos imperfections. C'est assez.


Remarque : le nom de l'article provient du texte du même titre, qui a servi d'inspiration pour celui-ci, du livre Autonomia : a história sem contada do Espiritismo, de Paulo Henrique de Figueiredo.

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Le principe du bonheur et du malheur

En ce qui concerne notre état d'esprit, les sentiments qui nous affectent le plus sont ceux du malheur et du malheur… Ou, du moins, nous le croyons. Ainsi, la société en général vit dans une recherche du bonheur, presque toujours sans résultats durables, bonheur qui, lorsqu'il n'est pas atteint, renvoie à des états généraux qui conduisent souvent aux abîmes de la dépression ou de la mélancolie.

Je commence par dire, cher lecteur, que l'absence presque totale de direction et de compréhension actuelles est due à l'oubli du spiritisme rationnel. Ayant transformé l'homme en une machine biologique, dépourvue d'âme, le matérialisme a ôté à la morale son essence primordiale, que l'Esprit dans son rôle de cause première de tout ce qui se passe en la matière.

Paulo Henrique de Figueiredo dit :

Les doctrines religieuses et aussi la pensée matérialiste sont hétéronomes, car elles supposent que la morale serait fondée sur la douleur et le plaisir, qui sont des pulsions innées et liées à l'instinct et à la survie, des sensations qui découlent de changements physiologiques, propres au corps biologique. L'idée fausse d'un châtiment divin pour la créature coupable pointe dogmatiquement l'existence d'une douleur physique après la mort, causée par l'environnement de l'enfer, pour toute l'éternité. D'autre part, plaisirs et contemplation éternelle pour les élus du Ciel. Le spiritisme, au contraire, démontrera, pour la première fois, dans sa morale autonome, l'existence de sensations intimes propres à l'esprit, qui sont le bonheur et le malheur, en donnant à ces termes des définitions précises.

KARDEC, Allan. Paradis et enfer. Éditeur FEAL, 2021. Note de l'éditeur.

Le spiritisme, qui s'est développé à partir du spiritualisme rationnel – un « mouvement » qui a formé les penseurs les plus illustres du XIXe siècle – avait, sous une forme très résumée ((Je recommande, pour une meilleure compréhension, l'étude de l'ouvrage Ciel et Enfer, d'Allan Kardec, publié par FEAL, avec des commentaires de Paulo Henrique de Figueiredo, et l'ouvrage « Autonomie : l'histoire jamais racontée du spiritisme », du même auteur. Une autre suggestion est rechercher des vidéos mettant en vedette Paulo, sur YouTube)), en morale, les notions de bonheur et de malheur sont très bien définies comme des réalisations de l'âme, tandis que, du corps ou de la matière, font partie de émotions, qu'ils soient les la crainte, un tristesse, un Bonheur, un rage, etc. Aussi, dans l'aspect matière, il faut mentionner les sensations, comme le plaisir et le mal, qui sont le résultat immédiat de l'impression physique captée par les nerfs et portée au cerveau.

En tant qu'Esprits incarnés, nous sommes tous soumis aux conditions de la matière. Aussi évolué qu'un Esprit puisse être, le fait de recevoir un marteau sur la main causera beaucoup de douleur, peut-être la même que pour tout le monde, mais le détail est que l'Esprit supérieur ne s'accrochera pas à cette douleur ni à l'individu qui l'a finalement provoqué - ce qui est très important.

Nous avons ainsi, bien séparés, ce qui appartient à l'Esprit et ce qui appartient à la matière. De manière très simpliste, et comptant sur la volonté du lecteur de croire que ce que je dis est basé sur des études des œuvres originales d'Allan Kardec, de ce qu'il peut vérifier par lui-même, nous concluons que le émotions du corps n'a rien à voir, a priori, avec la sentiments d'âme ou d'esprit. Le bonheur a à voir avec les réalisations de l'Esprit, tandis que le malheur a à voir avec son infériorité. Un esprit, incarné, peut être très malheureux, bien qu'il soit riche et avec tout ressources de plaisirs et de joies à votre portée, tandis qu'une autre peut être très heureux vivant dans une hutte de boue. Un esprit incarné dans un corps sain peut être très déprimé ou en colère, tandis qu'un autre, dans un corps difforme ou malade, peut être très calme, heureux et gentil.

Pour mieux comprendre, parlons du malheur. Elle est souvent confondue avec les émotions humaines et la douleur, mais, comme nous l'avons vu, elle ne réside pas en elles. Le malheur est en réalité à quelle distance l'Esprit est loin du bonheur. Cela semble assez évident, mais laissez-moi vous expliquer : le bonheur, c'est vivre sous la loi de Dieu, c'est-à-dire vivre dans la bonté. L'absence de celui-ci, le malheur, c'est vivre loin du bien, sous l'empire des imperfections qui nous conduisent à l'erreur et à la souffrance, qui est le résultat d'actions accomplies, et non d'une punition divine.

Voilà la grande clé de compréhension de la morale et de la nécessaire recherche du bonheur de l'être humain : elle ne réside pas dans les choses fugaces de la matière, ni dans les plaisirs, ni dans les passions. elle réside dans l'âme, fruit d'un accomplissement intérieur, individuel et intransmissible.

Paulo Henrique, dans le même ouvrage, dit :

Déjà dans la loi qui régit l'esprit humain, qui a sa vie principale dans le monde spirituel, l'amélioration des facultés par son effort est son but, en utilisant les réincarnations comme moyen de progrès. Le bonheur n'est pas comme la sensation physiologique de plaisir ; c'est un état ou une sensation intime de l'esprit, inhérent à sa perfection intellectuelle et morale. Chaque acte de bien correspond à un sentiment de bonheur, et le développement des vertus, des connaissances et des compétences rend cet état progressif, jusqu'au plein bonheur des esprits purs. D'autre part, la condition d'imperfection est inhérente à la souffrance morale, qui durera jusqu'à ce que l'esprit surmonte l'imperfection par son effort. Ce sont des états et des sentiments intimes de l'esprit, qui ne dépendent en rien de quelque chose qui leur est extérieur. Ce sont les lois de l'âme qui régissent le monde moral. Ainsi Kardec s'exprime, au point 2 du chapitre VIII :

« Comme tous les esprits sont perfectibles, en vertu de la loi du progrès, ils portent en eux les éléments de leur bonheur ou de leur malheur futur et les moyens d'acquérir l'un et d'éviter l'autre en travaillant à leur propre avancement. (page 132) »

Les éléments de votre bonheur ou de votre malheur sont dans l'esprit lui-même ; c'est à lui de fournir l'un ou l'autre. Ainsi, le bonheur n'est pas une concession ou une grâce divine, mais un accomplissement de l'être lui-même. Le malheur n'est pas non plus une punition, mais une condition créée lorsque l'esprit développe une imperfection qui se termine lorsque l'esprit lui-même la défait.

idem.

On peut être très heureux de vivre des moments détendus et amusants entre amis, mais une fois ces moments passés, quoi restes c'est notre état d'esprit. On peut se contenter d'acheter des choses pour bien s'habiller ou de manger de délicieuses gourmandises... Mais, après ces actions, le même état d'esprit demeure. Et nous arrivons ici à quelque chose de très important : cette poursuite constante du bonheur dans les choses et les occasions, au lieu de le chercher dans la conquête intérieure, nous conduit souvent à des imperfections!

L'homme, lorsqu'il recherche la satisfaction de ses désirs et de ses instincts, confondant cette recherche avec la recherche du bonheur, peut « exagérer la dose ». Prenons l'exemple de l'achat de biens matériels : une personne qui lie les biens au sentiment de bonheur, lorsqu'elle ne peut satisfaire ce désir avec ses propres ressources, peut être amenée à commettre le crime de vol ou de vol, afin de satisfaire ce désir là. Juste dans cet exemple, nous avons la cupidité et l'égoïsme cultivés. S'ils sont répétés, formant des habitudes, ils peuvent s'installer dans l'âme, comme des imperfections, qui produiront des souffrances qui, pour être surmontées, devront être surmontées. compris et affronté activement, pour le volonté de l'Esprit, ce qui nécessite généralement plus d'une incarnation.

Paulo Henrique poursuit :

Toute imperfection est le résultat du libre choix de l'esprit qui, par attachement à la matière, utilise les facultés de l'âme pour agir afin de conquérir le plaisir (sensation) et la joie (émotion). Cet acte d'abus, transformé en habitude, est l'imperfection, qui a pour conséquence inhérente la souffrance morale, ou le malheur (sensation de l'esprit). Cette condition est transitoire, car, surmontant les imperfections, l'esprit reprend le chemin du bien et se libère du malheur.

idem.

L'inverse est également vrai : l'esprit qui confond le malheur avec les douleurs et les émotions négatives de la matière, pour se voir loin d'elles, peut se lancer dans une recherche sans fin, qui, souvent, le met aussi en contact avec de mauvaises habitudes qui peut faire apparaître une imperfection.

Cette compréhension, qui semble très simple dans son principe, et qui est d'une importance primordiale, ce n'est pas très facile d'être intériorisé. Comment sera-t-elle ? Par l'étude, qui mène à la connaissance, qui renforce la raison. L'Esprit ne change vraiment que lorsque vous voyez ses imperfections et ses erreurs et quand, activement, de son plein gré, il commence à chercher à les surmonter. Par conséquent, l'invitation aux études demeure, et celle qui est menée par le Groupe d'étude Spiritisme pour tous (EPT), sur l'ouvrage O Céu e O Inferno (éditeur FEAL, basé sur la 1ère édition de l'original pur) est l'un des meilleurs en ce sens.

Ici, avant de terminer, nous avons encore une réflexion. On parle de la formation d'imperfections dues à de mauvaises habitudes… C'est pourquoi on ne peut s'empêcher de parler d'éducation de la petite enfance. L'enfant, en vertu d'une mauvaise habitude, apprise ou renforcée dès le berceau, peut aussi acquérir une imperfection, dont il sera très difficile de se débarrasser. Par conséquent, parents, le temps est passé de se concentrer sur l'étude de la morale et de l'éducation, afin de mieux éduquer les enfants, dès leurs premiers actes dans la vie matérielle, en les aidant, par la charité qui nous incombe, à aider ces Esprits à atteindre le bonheur plus tôt, comme nous le souhaiterions.

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Punition et récompense : il faut étudier Paul Janet pour comprendre Allan Kardec

Paul-Alexandre-René Janet

Il est né le 30 avril 1823 à Paris et mort le 4 octobre 1899 dans la même ville.

Élève de l'École normale supérieure en 1841, agrégé de philosophie en 1844 (première) et docteur ès lettres en 1848, il devient professeur de philosophie morale à Bourges (1845-1848), à Strasbourg (1848-1857), puis de logique en le Lycée Louis-le-Grand à Paris (1857 – 1864). A partir de 1862, il est professeur agrégé de philosophie à la Sorbonne, puis en 1864 il occupe la chaire d'histoire de la philosophie de cette université jusqu'en 1898. Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1864 et est également membre du Conseil supérieur de l'instruction publié en 1880.

Son travail porte principalement sur la philosophie, la politique et l'éthique, dans la lignée de l'éclectisme de Victor Cousin et, à travers lui, de Hegel.

https://pt.frwiki.wiki/wiki/Paul_Janet_%28philosophe%29

Janet était une contemporaine d'Allan Kardec. Ses travaux démontrent, avec excellence, le contexte philosophique dans lequel le codeur a été inséré, en utilisant ses concepts.

Beaucoup, en lisant Kardec, supposent qu'en raison des mots qu'il a utilisés dans ses œuvres, il ne faisait que reproduire des idées et des concepts originaires de l'Église catholique. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, comme nous le verrons ci-dessous, car Kardec utilisait en fait les concepts largement répandue et comprise au sein de la société française cultivée, qui, soit dit en passant, était la classe la plus intéressée par l'étude du spiritisme.

Paulo Henrique de Figueiredo explique :

Au cours du XIXe siècle, ce que nous appelons les sciences humaines ont été établies à partir d'une hypothèse spiritualiste pour leur constitution. Pendant ce temps, dans les sciences naturelles, telles que la physique et la chimie, le matérialisme prédominait. Cette condition est très différente de celle à laquelle nous sommes habitués aujourd'hui, lorsque l'université est presque entièrement guidée par la pensée matérialiste.

Ce courant de pensée était connu sous le nom de Spiritualisme rationnel. Car elle était complètement indépendante des religions formelles et de leurs dogmes. La base fondamentale était la psychologie, science de l'âme, qui avait pour ligne directrice : « L'être humain est une âme incarnée ».

Comme expliqué en détail dans le livre L'autonomie, l'histoire inédite du spiritisme, Allan Kardec a fait de la psychologie la base conceptuelle du développement de la doctrine spirite. Son journal mensuel était le Spiritist Magazine , revue d'études psychologiques.

Le spiritisme rationnel était enseigné, depuis 1830, à l'Université de Paris, aussi à l'Ecole Normale, où l'on formait des professeurs, et aussi aux Lycées, dans l'éducation des jeunes. Pour ceux-ci, il y avait des manuels, comme celui de Paul Janet. Ce manuel a été traduit en plusieurs langues et adopté dans de nombreux pays, dont le Brésil.

Ce manuel est d'une importance fondamentale pour comprendre la base conceptuelle des études de Kardec, en particulier en ce qui concerne la morale spirite.

FIGUEIREDO, Paulo Henrique de. Traité de philosophie de Paul Janet. Portal do Espírito, 22 juillet 2019. Disponible sur . Consulté le 19 mai 2022.

Utilisant, disions-nous, les concepts du Spiritualisme Rationnel, qui était enseigné à l'Université de Paris et à l'Ecole Normale Supérieure de Paris, Kardec développe les concepts philosophiques les plus divers de la Doctrine Spirite, à la lumière des enseignements convenus des Esprits. . Ainsi, il donnera un développement profond aux idées de morale traitées par ces érudits, se rapprochant des concepts de douleur et plaisir, bon et mauvais, devoir, charité désintéressée, liberté, mérite, punition et récompense. Démontrons, à titre illustratif, la construction de ces deux derniers concepts :

La récompense et la punition

dans votre travail Petits éléments de morale, disponible en téléchargement, en PDF, dans ce lien, Janet construit les différents concepts philosophiques qui soutiendront ceux de la récompense et donne Châtiment. Il s'exprime ainsi : "le plaisir, considéré comme la conséquence due à l'accomplissement du bien, s'appelle récompense, et la douleur, considérée comme la conséquence légitime du mal, s'appelle punition".

Le plaisir, pour lui, c'est la quête d'éprouver ce que la vie permet, et il y aurait ainsi des bons plaisirs et des mauvais plaisirs, variant, dans cet intervalle, selon la certitude, la pureté, l'intensité, la durée, etc. Ainsi, le plaisir fugitif de l'ivresse serait un mauvais plaisir, tandis que le plaisir durable de la santé serait un bon plaisir :

Il y a des plaisirs très vifs, mais passagers et fugaces, comme les plaisirs des passions ((C'est ainsi que le dictionnaire Oxford le définit : « dans kantisme, inclination émotionnelle violente, capable de dominer complètement le comportement humain et de l'éloigner de la capacité souhaitable d'autonomie et de choix rationnel. C'est le sens de passion, utilisé par Kardec et les philosophes de son temps)). Il y en a d'autres qui sont durables et continus, comme la santé, la sécurité, la commodité, la considération. Ces plaisirs qui durent toute une vie seront-ils sacrifiés pour des plaisirs qui ne durent qu’une heure ?

JANET, 1870((JANET, Paul. Petits éléments de morale. Traduction de Maria Leonor Loureiro. Paris, 1870))

Par conséquent, moralement, l'être humain devrait toujours rechercher la bons plaisirs, qui ne produisent pas de regrets, les transmettant au mauvais plaisirs, qui génèrent des regrets et des complications :

L'expérience nous enseigne que les plaisirs ne doivent pas être recherchés sans discernement et sans distinction, qu'il faut se servir de la raison pour les comparer entre eux, sacrifier le présent incertain et fugace à un avenir durable, préférer les plaisirs simples et paisibles, non suivis des regrets, aux plaisirs tumultueux et dangereux des passions, etc., en un mot, sacrifier l'agréable à l'utile.

idem.

Il est donc clair que la notion de récompense, utilisé dans ce contexte, est lié à la compréhension de la joie d'avoir accompli une action liée au bien, tandis que la Châtiment est la douleur générée comme conséquence légitime du mal. Il n'y a donc pas d'attribution à une imposition mécanique d'une supposée "loi de retour" ou "loi de réparation", par Dieu ou par "l'Univers", pour une mauvaise action, comme beaucoup insistent pour le proclamer, et il n'y a pas non plus de récompenses donné pour une bonne action. Tout est une conséquence moral, de l'individu à lui-même, qui dépend nécessairement de la connaissance de la Loi :

En morale comme en législation, personne ne profite de l'ignorance de la loi. Il y a donc en tout homme une certaine connaissance de la loi, c'est-à-dire un discernement naturel du bien et du mal : ce discernement est ce qu'on appelle la conscience ou quelquefois le sens moral.

idem.

Or, pour que l'individu agisse moralement, il doit avoir le libre arbitre :

Il ne suffit pas à l’homme de connaître et de distinguer le bien du mal, ni d’éprouver des sentiments différents de l’un à l’autre. Il faut aussi, pour être un agent moral, que l'homme soit capable de choisir entre l'un et l'autre((Ici les études du Spiritisme nous conduisent à une autre compréhension : en vérité, l'homme ne choisit pas entre le bien et le mal, car, profondément en bas, si tu choisis mal, c'est parce que tu ne connais pas encore la loi. L'Esprit qui connaît et comprend réellement la Loi de Dieu ne fait que du bien, toujours.)); Vous ne pouvez pas lui ordonner ce qu'il ne pourrait pas faire, ni lui interdire ce qu'il serait contraint de faire. Ce pouvoir de choisir est la liberté, ou le libre arbitre.

idem.

Mais il est important de rappeler que l'homme, en tant qu'âme incarnée, est un concept de base du Spiritualisme Rationnel, tel que défini par Janet, dans le même ouvrage :

Toute loi suppose un législateur. La loi morale supposera donc un législateur moral : c'est ainsi que la morale nous élève à Dieu. Toute sanction humaine ou terrestre s'étant révélée insuffisante par l'observation, la loi morale a besoin d'une sanction religieuse. C'est ainsi que la morale nous conduit à l'immortalité de l'âme.

De tout cela naît la compréhension du vice et de la vertu :

Les actions humaines, disions-nous, sont parfois bonnes et parfois mauvaises. Ces deux qualités sont graduées, en raison de l'importance ou de la difficulté de l'action. C'est ainsi qu'une action est commode, estimable, belle, admirable, sublime, etc., d'autre part, une mauvaise action est tantôt une simple faute, tantôt un crime. C'est répréhensible, bas, odieux, exécrable, etc.

Si, chez un agent, l'habitude des bonnes actions est considérée comme une tendance constante à se conformer à la loi du devoir, cette habitude ou tendance constante s'appelle vertu, et la tendance contraire s'appelle vice.

idem.

Le mal, cependant, est un jugement de soi (personne ne peut faire de mal à autrui ((Selon le principe rationnel d'autonomie, développé jusqu'à présent, l'individu ne peut commettre qu'un mal physique à l'égard d'autrui, mais jamais un mal moral. Un sujet peut voler les biens d'autrui, ce qui lui causera quelques difficultés, mais, en réalité, il se fait du mal, car il viole la loi morale, dont il souffrira en fonction de son état de conscience. l'échec matériel, elle peut ou non se faire du mal, selon qu'elle s'accroche ou non à ce qui s'est passé et génère pour elle-même une certaine souffrance. Cela dépendra aussi de sa conscience de la loi morale))), qui dépend de la conscience de ce que l'on fait :

Le jugement qui est rendu de vous-même Elle diffère selon le principe d'action admis. Celui qui a perdu au jeu peut se sentir angoissé par lui-même et par son imprudence ((En d'autres termes : il peut se rendre compte qu'il s'est fait du mal en perdant de l'argent au jeu)) ; mais celui qui a conscience d'avoir triché au jeu (même s'il a gagné par ce moyen) doit se mépriser lorsqu'il se juge du point de vue de la loi morale ((Car, lorsqu'il prend conscience de ce qu'il a fait , il se rend compte qu'il a fait du mal à l'autre, et cela lui fait des remords)).

idem.

Et puis, un peu plus loin, toujours dans le même ouvrage, Janet développe la compréhension de la satisfaction morale et du repentir :

Concernant nos propres actions, les sentiments changent selon que l'action est à faire ou déjà faite. Dans le premier cas, on ressent, d'une part, une certaine attirance pour le bien (lorsque la passion n'est pas assez forte pour l'étouffer), d'autre part, une répugnance ou une aversion pour le mal (plus ou moins atténuée selon les circonstances). par l'habitude ou la violence du désir). Ces deux sentiments n'avaient généralement pas de noms particuliers.

Quand, au contraire, l'action a été accomplie, le plaisir qui en résulte, si nous agissons bien, s'appelle satisfaction morale, et si nous agissons mal, remords ou regret..

Le remords est la douleur brûlante et, comme le mot l'indique, la blessure qui torture le cœur après une action répréhensible. Cette souffrance se retrouve chez ceux-là mêmes qui ne regrettent pas d'avoir mal agi et qui recommenceraient.. Elle n'a donc aucun caractère moral et doit être considérée comme une sorte de punition infligée au crime par sa nature même. « La malice, disait Montaigne, s'empoisonne de son propre poison. La toxicomanie laisse comme un ulcère dans la chair, un regret dans l'âme, qui se gratte et saigne toujours.

Le repentir est aussi, comme le remords, une souffrance née d'une faute ; mais s'y ajoutent le regret de l'avoir fait, et le désir (ou la ferme résolution) de ne plus le faire..

Pour Janet, le remords ne serait donc pas encore la souffrance engendrée par le regret, mais simplement une certaine torture pour avoir accompli un acte répréhensible. En d’autres termes, on ne souffre pas parce que le mal a été fait, mais seulement parce que ce qui a été fait est répréhensible. Et puis, Kardec, au paradis et en enfer ((en gardant toujours à l'esprit que cette œuvre était trafiqué et mutilé à partir de la quatrième édition française, qui a servi de base à toutes les autres éditions et traductions. Les sujets abordés dans cet article étaient ceux qui ont le plus souffert de ces falsifications)), en parlant de Châtiment, qui a, pour Janet, le même sens que Châtiment ((Janet dit : « L’idée de punition ou de châtiment ne s’expliquerait pas non plus si le bien n’était qu’utile. Un homme n’est pas puni pour avoir été incompétent ; il est puni pour avoir été coupable »)), elle s’exprime ainsi :

La durée de la peine est subordonnée à l'amélioration de l'esprit coupable. Aucune condamnation à durée déterminée n'est prononcée contre lui. Ce que Dieu demande pour mettre fin à la souffrance, c'est la repentir, expiation et réparation – bref : une amélioration sérieuse et efficace, ainsi qu'un retour sincère au bien.

KARDEC, Allan. Paradis et enfer. Traduction par Emanuel G. Dutra, Paulo Henrique de Figueiredo et Lucas Sampaio. 2021.

En d’autres termes : Dieu ne prononce pas de punitions ou de châtiments contre l’individu. C'est lui-même qui se punit, à travers conséquences légitimes du mal fait. Alors, pour mettre fin à cette souffrance, vous devez vous repentir, en premier lieu, c'est-à-dire identifier que vous avez fait quelque chose de répréhensible (remords) et ajouter à cela le regret de l'avoir fait (repentir, qui est moral), ainsi comme le désir de ne plus le faire. Pour arriver à cette compréhension, il faut que l'Esprit progresse en intelligence et, pour réparer le mal fait (qu'il est déjà clair qu'il a commis contre lui-même, et non contre les autres, d'où il suit qu'il doit réparer en soi l'origine de ce mal), le spiritisme démontre, sans possibilité d'erreur, l'existence de la loi de la réincarnation.

Tout cela, en somme, pour comprendre les notions de punition et de récompense. Voici, conformément à tout ce qui précède, Kardec dit, dans un extrait précédant celui mentionné ci-dessus :

La punition est toujours la conséquence naturelle de la faute commise. L'esprit souffre pour le mal qu'il a fait, de sorte que, comme son attention est sans cesse focalisée sur les conséquences de ce mal, il comprend mieux ses inconvénients et est motivé à se corriger.

Et puis, à cause de tout cela, Kardec commence ainsi le chapitre IV de cet ouvrage – L'enfer:

L'homme a toujours cru intuitivement que la vie future devait être plus ou moins heureuse dans le rapport du bien et du mal pratiqué dans ce monde. Mais l'idée qu'il se fait de cette vie future est en proportion du développement de son sens moral et de la notion plus ou moins juste qu'il a du bien et du mal. Les sanctions et les récompenses sont le reflet des instincts qui prédominent en lui..

Mais il est bon de rappeler qu'en utilisant ces concepts philosophiques de son temps, Kardec, en même temps, les a développés pour les conséquences morales de la science des esprits.

O spiritualisme à Kardec

Il convient, avant de conclure, de rappeler qu'Allan Kardec a utilisé à plusieurs reprises le mot spiritualisme dans votre travail. C'est au Spiritualisme Rationnel qu'il se réfère :

Celui qui croit qu'il y a quelque chose de plus en lui que la matière est un spiritualiste. Il ne s'ensuit pas cependant qu'il croie à l'existence des esprits ou à leurs communications avec le monde visible. à la place des mots spirituel, spiritualisme, on utilise, pour indiquer la croyance à laquelle on se réfère, les termes spirite et spiritualisme, dont la forme rappelle l'origine et le sens radical et qui, pour cette raison même, ont l'avantage d'être parfaitement intelligibles, laissant le mot spiritualisme sa propre signification. Nous dirons donc que la doctrine spirite ou la spiritisme son principe est les relations du monde matériel avec les Esprits ou êtres du monde invisible. Les adeptes du spiritisme seront les spirites, ou, si l'on veut, les spirites.

En tant que spécialité, le Livre des esprits contient la doctrine spirite; en général, il est lié à la doctrine spiritualiste, dont l'une des phases présente. C'est la raison pour laquelle il a les mots dans l'en-tête de son titre : philosophie spirituelle.

KARDEC, Allan. Le Livre des Esprits. 1857

C'est ce que prouve enfin l'extrait suivant du Spiritist Magazine de 1868 :

Le travail de M. Chassang est l'application de ces idées à l'art en général, et à l'art grec en particulier. Nous reproduisons volontiers ce qu'en dit l'auteur de la revue Patrie, car c'est encore une preuve de la réaction énergique qui s'opère en faveur des idées spiritualistes et qui, comme nous l'avons dit, toute défense du spiritisme rationnel ouvre la voie au spiritisme, qui est son développement, combattant ses adversaires les plus tenaces : le matérialisme et le fanatisme.

KARDEC, Allan. Revue spirite, novembre 1868

Conclusion

Ici est clairement présentée la preuve qu'on ne peut connaître et comprendre la philosophie de Kardec sans comprendre la philosophie et la morale de son temps, pleinement insérées dans le contexte du spiritisme rationnel français, tout comme on ne peut pleinement comprendre la science spirite sans comprendre les sciences du magnétisme [par Mesmer] et Psychologie (cette dernière également incluse dans l'ER, sous la division des sciences morales).

Il a été clairement démontré que Kardec non il a utilisé des concepts religieux dogmatiques, mais seulement des mots qui, trouvés dans ces concepts, ont d'abord été re-signifiés sous la philosophie de l'époque et, plus tard, sous la philosophie spirite.

Par conséquent, il est très nécessaire d'étudier et de diffuser ces connaissances. Une fois de plus, nous invitons le lecteur à étudier et diffuser, dans tous les médias spirites possibles, les travaux mentionnés dans cet article, ainsi que le présent texte, qui est le résultat d'un effort également fait dans ce sens.




L'autonomie, la morale du nouveau monde

Nous vivons dans un monde jusqu'alors dominé par les concepts d'hétéronomie. Pour bien comprendre ce concept, il faut analyser l'étymologie du mot : hétéronomie est formé du radical grec "hetero" qui signifie "différent", et "nomos" qui signifie "loi", c'est donc le l'acceptation de normes qui ne sont pas les nôtres, mais que nous reconnaissons comme valables pour guider notre conscience qui discernera la valeur morale de nos actions. Cette compréhension est fondamentale.

le monde hétéronome

Dans le monde hétéronome, on attribue tout à quelque chose d'extérieur : la faute est au diable ou à l'obsesseur, l'effet est à la colère divine, et la réparation est à l'imposition. karma. Tout, absolument tout dans le monde hétéronome vient comme une imposition extérieure, à travers des lois que nous respectons par obligation et non par compréhension. Et en l'absence d'elle ou de ses acteurs, on se retrouve sans limites et même sans amour-propre.

L'hétéronomie est quelque chose d'inhérent et peut-être même de nécessaire à une condition de faible avancement spirituel, lorsque, sans une compréhension plus profonde des mécanismes de la vie et de l'évolution, nous sommes obligés d'assister, sans peur, aux impositions des lois divines, humanisées, voire des lois humaines, divinisées. Malheureusement, comme nous le savons déjà, il est également largement utilisé par les religions pour garder le contrôle sur leurs fidèles. Mais c'est quelque chose qui, on le voit, change à mesure que l'esprit humain progresse, tant dans la science que dans la morale.

Un gros problème avec le concept d'hétéronomie, ou plutôt avec la croyance en celui-ci, c'est que pendant un certain temps l'évolution de l'Esprit a été impliquée : eh bien, si l'individu croit que ses difficultés dans la vie sont une punition imposée par Dieu , il n'accepte le sien que docilement (ce qui, oui, est important), mais sans rien faire pour le changer. Il attend juste la fin de ses épreuves. Même la charité ne peut être réellement comprise et pratiquée dans un contexte hétéronome, puisque l'individu pratique la charité en attendant un retour, sans comprendre qu'il s'agit d'une obligation morale et naturelle de l'être pensant.

Un autre point très problématique est que lorsque l'individu croit au châtiment divin — et, pire encore, au châtiment éternel — il est très fréquent qu'il perde toute limite après avoir commis une erreur. Le lecteur a sûrement entendu la phrase un nombre incalculable de fois : "Je vais en enfer de toute façon, alors, encore un péché, peu importe".

Mais on se trompe si l'on pense que le concept hétéronome ne se retrouve que dans les religions. Malheureusement, même dans le milieu spirite, ce concept s'est également infiltré, notamment avec la falsification des œuvres O Céu e o Inferno et A Gênese, d'Allan Kardec. Si aujourd'hui on entend constamment, de la bouche des spirites, les mots "karma", "loi d'action et de réaction", "sauvetage", c'est en grande partie dû à ces falsifications, transmises de génération en génération et qui font aujourd'hui que beaucoup d'entre nous , spirites, nous croyons encore que le « karma » me fait renaître dans cette vie pour « sauver » une erreur passée.

Voyons : c'est justement une des falsifications les plus graves d'O Céu e o Inferno qui a insufflé cette pensée hétéronome, qui retarde l'avancement de l'Esprit, au sein d'une Doctrine totalement centrée sur l'autonomie de l'être. Au chapitre VII, point 9 de l'ouvrage précité, nous lisons : « Toute faute commise, tout mal fait est une dette contractée qui doit être payée ; sinon dans une existence, ce sera dans les suivantes ou les suivantes ». Cet article n'existait qu'à la mort de Kardec, car il n'apparaissait que dans de nouvelles éditions réalisées plus de deux ans après la mort du professeur.

Non — j'insiste pour dire : dans le spiritisme il n'y a pas karma, ni "loi d'action et de réaction» et, encore moins, « sauvetage ». Ce sont des concepts qui, au fond, ont le même effet que la croyance au châtiment divin.

Autonomie

Opposée au concept d'hétéronomie, l'autonomie (de soi — de soi) place l'individu au centre de son évolution. Cela dépend de votre volonté, uniquement et exclusivement, à la fois de vos actions et de vos pensées et des esprits attirés ou repoussés par elles.

Dans le concept d'autonomie, qui n'est pas né avec le Spiritisme, mais qui a été élargi par cette Doctrine — et démontré — l'Esprit est maître de lui-même et de ses choix à partir du moment où il développe la conscience et, avec cela, en vient à avoir la liberté volonté. Ainsi, il choisit entre le bien et le mal, ou plutôt, il choisit des manières d'agir face aux situations et s'il se félicite ou non de ses effets. Cependant, lorsque l'effet est négatif, cela ne signifie pas que vous êtes effectivement puni par un Dieu punitif, mais que vous subissez les conséquences morales de vos actes. Et ces conséquences morales n'existent que pour l'Esprit qui est déjà conscient de leur existence, c'est pourquoi les animaux, par exemple, n'en ont pas.

C'est ainsi que, évaluant les conséquences de nos actes et, plus conscients, les imperfections morales qui nous poussent à commettre des erreurs, nous nous imposons des vies pleines d'évidences et expiations, afin d'essayer de se débarrasser de ces imperfections, en apprenant :

« Certains s'imposent donc une vie de misères et de privations, visant à les supporter avec courage », lorsqu'ils souhaitent acquérir de la patience, de la résignation ou savoir agir avec peu de ressources. D'autres souhaitent tester s'ils ont déjà surmonté des passions inférieures et « préfèrent alors éprouver les tentations de la richesse et du pouvoir, bien plus dangereuses, par les abus et les mésusages auxquels elles peuvent donner lieu ». Ceux qui luttent contre les abus qu'ils ont commis, « décident de tester leur force dans les luttes qu'ils auront à soutenir au contact de la dépendance » (Le livre des esprits, p.220).

C'est clair : en faisant du mal contre des Esprits Inférieurs, nous aurons une chance presque garantie de recevoir, en retour, une vengeance ; mais cette revanche, s'il y en a, est l'effet de choix de l'autre Esprit, et non d'une réaction "karmatique" d'une supposée "loi d'action et de réaction" - qui, soit dit en passant, est une loi de la physique newtonienne, pas divine. Lorsqu'il pratique la vengeance, l'autre Esprit commet également des erreurs, car il donne l'habitude de ses imperfections et, par conséquent, peut entrer dans un cercle d'erreur et de vengeance avec l'autre qui peut durer des siècles. Quand cela ne se produit pas — et c'est le point clé — l'effet est seulement l'Esprit qui commet l'erreur de rester plus longtemps loin du bonheur des bons Esprits, à cause de ses propres imperfections.

Il n'y a pas de "loi d'action et de réaction" dans le spiritisme

Beaucoup de gens, attachés à de vieilles conceptions du passé, se sentent perplexes face à une telle affirmation, mais quiconque s'est consacré à l'étude du spiritisme peut percevoir que la morale autonome, en toute chose, s'impose très clairement à nos yeux, par la concordance des enseignements universels de les esprits. Que gagnons-nous en faisant le bien ? Nous irons plus vite. Et que souffrirons-nous pour avoir fait le mal ? Nous serons plus longtemps retenus par l'infériorité spirituelle et autour des incarnations successives dans des mondes inférieurs.

Le spiritisme nous montre que, lorsque nous entrons dans le cercle de la conscience, nous commençons à parler de nos propres destinées, et les épreuves et les expiations auxquelles nous sommes confrontés dans l'incarnation actuelle sont dues à nos propres choix, faits avant de nous incarner, bien que très difficiles, puisque , dans un état d'esprit vagabond (libéré du corps), nous évaluons beaucoup plus clairement nos imperfections et, ainsi, choisissons des opportunités, même subies, pour apprendre et nous élever. Le spiritisme, d'ailleurs, bien compris, nous incite à faire de meilleurs choix, car nous cessons de ne souhaiter que expiation erreurs passées, dans une mécanique de péché et de punition, et nous commençons à choisir des opportunités qui nous amènent plus profondément à apprendre et à développer de meilleures habitudes, cachant les imperfections que nous avons transformées en habitudes.

Nous avons déjà abordé un cas très typique, extrait du Spiritist Magazine, qui traite de la question des choix de l'Esprit quant à ses épreuves, traité par Kardec dans Evocation de l'assassin Lemaire, dans le numéro de mars 1858.

Un autre cas très intéressant est celui de Antonio B., qui, ayant emmuré sa femme vivante dans sa vie antérieure, ne sachant comment gérer cette culpabilité, a planifié une incarnation où il a fini par être enterré vivant, après avoir été cru mort. Il s'est réveillé dans son cercueil et à l'intérieur, il a terriblement souffert jusqu'à sa mort, comme s'il avait «payé» cette dette avec sa propre conscience. Ce qui compte vraiment dans ce cas, c'est qu'effectivement, dans la vie, c'était un homme droit et bon, et il n'aurait pas eu besoin de cette fin tragique pour "payer" quoi que ce soit.

Une preuve rationnelle qu'une telle « loi » n'existe pas : si un Esprit inférieur pratique le mal contre un Esprit supérieur, que recevra-t-il en retour ? Rien que de la compréhension et de l'amour. L'exemple même du meurtrier Lemaire le démontre. Où serait alors le retour ? Dans un autre Esprit que Dieu nommerait pour sa « vengeance », pour « recouvrer une dette », faisant ainsi de lui, alors, aussi un Esprit débiteur envers la Loi ?

Non, cher frère : il n'y a de retour que dans la réalisation, tôt ou tard, de la part de l'Esprit lui-même, qu'il n'est pas heureux tant qu'il est imparfait. Bien sûr, nous devons aussi nous rappeler : l'Esprit est dans l'environnement qu'il aime, et il attire à lui les Esprits de la même vibration. Par conséquent, il peut même se sentir heureux, mais l'Esprit ne sera jamais heureux, ce qui, en raison de ses prédispositions, n'attire à lui que des Esprits inférieurs. En cela consiste aussi une sorte de punition.

La raison explique, guide et réconforte

La plus grande caractéristique du Spiritisme est d'être une Doctrine scientifique rationnelle, dont la théorie est née de l'observation logique des faits et des enseignements des Esprits. Maintenant, quand il s'agit de Dieu, quelle serait la raison pour qu'il nous punisse avec des châtiments, puisqu'il nous a créés et sait que nos erreurs sont nées de nos imperfections ? Il n'y a aucune rationalité là-dedans. C'est comme si nous punissions nos enfants pour s'être trompés en maths ou pour avoir mis le doigt dans la douille : dans les deux cas, la douleur ou le sentiment d'être laissé pour compte est la punition elle-même, et en ajoutant une punition supplémentaire à cela, nous ne faisons que conditionner le être de ne pas penser et seulement d'avoir peur de faire des erreurs - et donc, avoir peur d'essayer.

Nous parlions de raison : car c'est surtout par la raison que le spiritisme nous conduit à de meilleurs choix évolutifs. En comprenant profondément la Doctrine, nous cessons de faire des choix dus à des impositions ou à des attentes extérieures, soit parce que « Dieu le veut », parce que « Jésus attend », ou parce que « le diable nous hante ». On commence à faire de meilleurs choix, avec une volonté plus active, quand on comprend que plus on laisse de place à nos imperfections ou à notre matérialité, plus il nous faudra de temps pour sortir de cette « roue des incarnations » douloureuse et brutalisée.

Cette compréhension est également excellent remède contre le suicide: on ne le voit plus avec les notions de péché et de châtiment - qui sont encore diffusées et défendues jusque dans le milieu spirite - mais, avec une compréhension rationnelle : si je suis un Esprit inférieur, plein d'imperfections, cela signifie que la vie est un riche opportunité d'apprentissage. Le raccourcir par mon choix, en plus d'être une énorme occasion manquée, ne sera qu'une perte de temps, car je me verrai, en Esprit, imparfait comme je suis, peut-être encore plus grand ouvert, et je devrai revenir en arrière et commencer une nouvelle existence pour pouvoir apprendre et me débarrasser des imperfections qui m'empêchent de devenir plus heureux.

L'expiation expliquée à la lumière de la doctrine spirite

Kardec le définit ainsi, dans Instructions pratiques sur les manifestations spirites, de 1858 :

EXPIATION — Peine subie par les Esprits en punition des fautes commises pendant la vie corporelle. En tant que souffrance morale, la expiation il se trouve à l'état errant ; comme souffrance physique, à l'état incarné. Les vicissitudes et les tourments de la vie corporelle sont à la fois des épreuves pour l'avenir et expiation au passé.

Il semble, d'après ce texte, que Kardec ait alors défendu que, oui, nous payons dans la vie présente pour les erreurs passées ? Pas exactement. Nous ne pouvons pas oublier que, pour la Doctrine Spirite, l'autonomie, ou l'Esprit comme acteur central de tout, est la clé de tout. Par conséquent, même dans le cas de expiation, est quelque chose qui consiste dans le choix de l'Esprit lui-même, pour chercher à surmonter une imperfection acquise :

La durée de la peine est subordonnée à l'amélioration de l'esprit coupable. Aucune condamnation à durée déterminée n'est prononcée contre lui. Ce que Dieu demande pour mettre fin à la souffrance, c'est la repentir, expiation et réparation – bref : une amélioration sérieuse et efficace, ainsi qu'un retour sincère au bien.

KARDEC, Allan. Paradis et enfer. Traduction par Emanuel G. Dutra, Paulo Henrique de Figueiredo et Lucas Sampaio. Éditions FEAL, 2021.

Et, pour mieux comprendre l'utilisation des termes Châtiment et Châtiment, d'Allan Kardec, il faut comprendre le contexte philosophique du Spiritualisme Rationnel, dans lequel il s'est inséré. Nous en avons déjà parlé dans l'article "Punition et récompense : il faut étudier Paul Janet pour comprendre Allan Kardec“".

Cependant, nous sommes bien conscients que "les temps sont arrivés" et que la planète Terre cessera lentement d'être une planète d'épreuves et d'expiation, pour devenir un monde de régénération, où il devrait y avoir des incarnations un peu plus heureuses que celles d'aujourd'hui. Utilisons un instant la raison pour évaluer tout ce que nous avons exposé jusqu'ici :

Si la Doctrine Spirite, nous enseignant la morale autonome, trace de meilleures voies et de meilleurs choix, réfléchissons : qu'apprend-elle de plus à l'individu ? Une souffrance du même genre et du même degré, comme dans le cas d'Antônio B, ci-dessus, ou, comprenant les imperfections qui nous ont amenés à faire le mal, en premier lieu, une vie pleine d'opportunités, souvent assez difficile et laborieuse, pour exercer apprendre et faire le bien ?

Comprenez-vous où nous allons? tout, absolument tout, dépend de nos choix face à notre capacité à nous comprendre consciemment, et, en cela, l'étude du spiritisme nous démultiplie en plusieurs étapes.

C'est pourquoi le monde cessera d'être un monde d'épreuves et d'expiations : parce que les Esprits qui s'incarnent ici commenceront à mieux choisir leurs incarnations, cessant d'appliquer la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent) à eux-mêmes pour prendre ensuite soin de développer des habitudes morales plus saines. Même en cela, nous contactons que tout vient de l'individu vers l'extérieur, et non l'inverse.

Conclusion

Alors, frères, en avant : étudions à fond le spiritisme et, connaissant aujourd'hui les falsifications dans O Céu e o Inferno et A Genesis, étudions les versions originales (déjà mis à disposition par FEAL) pour ne plus perdre de temps avec des concepts hétéronomes et, surtout, pour ne plus répéter, dans le milieu spirite, la déclarations pitoyables comme ceux qui disent que « tel ou tel est né avec des problèmes mentaux parce qu'il paie pour une erreur de sa vie passée ». Ceci, en plus d'être une erreur absurde, éloigne les gens du spiritisme.

Voir un exemple :

Laissons-nous surprendre : cette phrase n'est pas de Kardec. Il ne semble pas non plus être le vôtre, ni ne peut être trouvé dans AUCUNE de vos œuvres. C'est une preuve de plus de combien le spiritisme était envahi d'idées fausses, presque toujours antidoctrinales.

Nos épreuves sont de riches opportunités, presque toujours choisies par nous-mêmes, imposées uniquement dans les cas où nous n'avons pas les conditions de conscience pour de tels choix et, même ainsi, elles sont données par action de bienveillance d'Esprits supérieurs, et non comme punition divine.

L'âme ou Esprit subit dans la vie spirituelle les conséquences de toutes les imperfections qu'elle n'a pu corriger dans la vie corporelle. Votre état, heureux ou malheureux, est inhérent à votre degré de pureté ou d'impureté. (Paradis et enfer).

La plus grande punition est que nous continuons pendant des siècles à nous traîner dans la boue de nos imperfections. C'est assez.


Remarque : le nom de l'article provient du texte du même titre, qui a servi d'inspiration pour celui-ci, du livre Autonomia : a história sem contada do Espiritismo, de Paulo Henrique de Figueiredo.

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Loi d'action et de réaction, loi de retour, karma : pourquoi souffrons-nous, selon le spiritisme ?

Peut-être que vous qui lisez ceci, comme moi, avez déjà posé cette question : « Dieu, pourquoi moi ?

Ce questionnement, tout naturel alors que l'on n'a pas encore pleinement compris l'enseignement des esprits supérieurs à travers le spiritisme, trouve encore bien des explications inexactes voire erronées, précisément à cause de cette incompréhension qui naît du manque d'étude.

Présentons quelques-unes de ces opinions incongru avec le spiritisme :

  • parce que Dieu veut
  • Parce que je paie pour un mauvais
  • Parce que je suis puni pour une erreur d'autres vies
  • parce que c'est le hasard
  • C'est du karma (ou du karma)
  • C'est la loi de l'action et de la réaction (qui reflète un mauvais passé)
  • C'est le "sauvetage" d'autres vies

Toutes les explications, sauf celle qui dit que c'est le fruit du hasard, reflètent au fond la même opinion : si je souffre, c'est parce que Dieu me fait subir une punition, puisque j'ai commis une erreur. Une opinion va même plus loin : Dieu ne m'aime pas.

Frères, nous avons besoin de nous détacher un peu plus de ces vieilles conceptions, d'une époque où la mentalité humaine n'était pas prête à faire quelques pas en avant et à comprendre un Dieu qui est tout bonté et amour. Dans le passé, nous croyions que Dieu était un être cruel, vengeur, plein de colère et de colère, parce que nous lui attribuions nos imperfections, pour ne pas pouvoir comprendre un être qui ne les avait pas. Aujourd'hui, cependant, il n'en est plus ainsi.

Allan Kardec, dans Le Livre des Esprits, présente un visage de Dieu, obtenu à partir des enseignements d'Esprits supérieurs, jamais connu auparavant sur la face de la Terre - du moins pas en tant que doctrine :

1. Qu'est-ce que Dieu ?

"Dieu est l'intelligence suprême, cause première de toutes choses" *

2. Qu'entend-on par infini ?

« Ce qui n'a ni commencement ni fin ; l'inconnu; tout ce qui est inconnu est infini.

3. Pourrait-on dire que Dieu est infini ?

"Définition incomplète. Pauvreté du langage des hommes, insuffisante pour définir ce qui est au-dessus de leur intelligence.

[…]

13. Quand nous disons que Dieu est éternel, infini, immuable, immatériel, unique, tout-puissant, souverainement juste et bon, avons-nous une idée complète de ses attributs ?

« De votre point de vue, oui, parce que vous pensez que vous englobez tout. Sachez cependant qu'il y a des choses qui sont au-dessus de l'intelligence de l'homme le plus intelligent, que votre langage, restreint à vos idées et à vos sensations, n'a aucun moyen d'exprimer. En effet, la raison vous dit que Dieu doit posséder ces perfections à un degré suprême, puisque s'il en manquait une, ou n'était pas infini, il ne serait plus supérieur à tous, donc il ne serait pas Dieu. Pour être au-dessus de toutes choses, Dieu doit se trouver exempt de toute vicissitude et de toute imperfection que l'imagination peut concevoir.

Puisque notre conception de Dieu a beaucoup évolué, comment alors lui attribuer l'exécution de châtiments ou d'exigences, puisqu'il Tu sais que les imperfections que nous avons ne sont que passagères et disparaîtront avec notre évolution ?

Mais, objecterons-nous, les faits sont les faits : s'il n'y a pas de hasard, mais que je souffre, alors il doit y avoir une raison à de telles souffrances. Si ce n'est pas moi qui ai causé la souffrance, alors quelqu'un d'autre me les soumet, donc ça ne peut être que Dieu.

Cependant, nous devons analyser cette chaîne de pensées de manière rationnelle, ce qui est l'invitation toujours faite par Kardec face à toutes les questions :

Tout d'abord, nous devons comprendre que nous sommes des Esprits incarnés et pendant que nous sommes connectés au corps, en particulier dans un état aussi dense, nous serons soumis aux vicissitudes de la matière, y compris la douleur et la souffrance naturellement causées par quelque chose comme, par exemple, le froid et la chaleur.

Deuxièmement, nous devons apprendre à analyser et à distinguer les types de souffrances causées par nous-mêmes, dans la présente incarnation, par nos manières d'agir et de penser. En ce sens, Kardec nous appelle à réfléchir :

En remontant à l'origine des maux terrestres, on reconnaîtra que beaucoup sont une conséquence naturelle du caractère et de la conduite de ceux qui les subissent.

Combien d'hommes tombent par leur faute ! Combien sont victimes de leur imprévoyance, de leur orgueil et de leur ambition !

Combien sont ruinés par manque d'ordre, par persévérance, par mauvaise conduite, ou pour ne pas savoir limiter leurs désirs !

Que d'unions malheureuses, parce qu'elles résultaient d'un calcul d'intérêt ou de vanité et auxquelles le cœur ne participait pas !

Que de dissensions et de disputes mortelles auraient été évitées avec un peu de modération et moins de susceptibilité !

Combien de maladies et d'infirmités résultent de l'intempérance et des excès de toutes sortes !

Combien de parents sont mécontents de leurs enfants, parce qu'ils n'ont pas combattu leurs mauvaises tendances depuis le début ! Par faiblesse ou par indifférence, ils ont laissé se développer en eux les germes de l'orgueil, de l'égoïsme et de la folle vanité, qui produisent la sécheresse du cœur ; puis plus tard, quand ils récoltent ce qu'ils ont semé, ils s'émerveillent et s'affligent du manque de déférence avec lequel on les traite et de leur ingratitude.

Interrogez froidement leur conscience tous ceux qui sont blessés au cœur par les vicissitudes et les déceptions de la vie ; remontez pas à pas jusqu'à l'origine des maux qui vous torturent et vérifiez si, le plus souvent, vous ne pourrez pas dire : Si j'avais fait, ou pas fait, une telle chose, je ne serais pas dans un tel état.

Allan Kardec – L'Évangile selon le spiritisme – chap. V

Il est bien évident qu'il y a beaucoup de souffrances qui naissent à cause de nos actions, même en pensée, et dont nous ne pouvons que nous accuser.

Mais qu'en est-il des souffrances que nous ne causons pas dans cette vie ? D'où viennent-ils alors ? Si ça ne vient pas d'aujourd'hui, diront beaucoup, c'est le reflet d'autres vies. je suis juste payant pour les erreurs passées. Mais, réfléchirons-nous, si Dieu ne nous accuse pas ou ne nous punit pas, qui m'accuse de prétendues dettes ? Mes victimes du passé, diront certains. Nous supposons même que, souvent, nos victimes nous persécutent pendant plus d'une incarnation, cherchant à se venger. Mais serait-ce une règle ? N'y a-t-il pas d'innombrables cas d'esprits qui pardonnent à leurs bourreaux et continuent leur vie ? Qui, alors, qui nous accuserait et nous punirait ? Où serait le tribunal ?

Il y a, à ce point, un enseignement très important donné par les esprits supérieurs, cité dans Le Livre des Esprits :

621. Où est écrite la loi de Dieu ?

"En conscience."

Cette réponse est si succincte mais si complète qu'elle nous étonne. Maintenant, nous comprenons déjà que l'Esprit n'a de libre arbitre que lorsqu'il entre dans le domaine de la conscience. Avant cela, vos actions sont mécaniques, ne répondant qu'à des instincts. Quand, cependant, conscient, il en vient à avoir le choix libre sur ses actions et, pour ainsi dire, entre le bien et le mal.

Je prends une ligne d'exposition très constructive pour bien élaborer la pensée : nous comprenons donc que, à partir du moment où nous développons la conscience, la Loi de Dieu devient effective dans notre propre esprit. Donc, enfin, nous arrivons à la réponse cruciale : qui nous poursuit c'est nous.

Lorsque nous faisons d'une imperfection une habitude, nous commettons des erreurs qui nous rendent ensuite malheureux. à partir du moment où nous en prenons connaissance. Dans l'état d'erraticité, alors, nous évaluons nos actions et leurs conséquences, sur nous-mêmes et sur les autres, et planifier de nouvelles incarnations avec des épreuves qui nous visent à nous aider à apprendre et à surmonter ces imperfections. Souvent, cependant, hantés par une grande culpabilité et encore peu développés dans la compréhension, nous en arrivons à planifier de grandes et douloureuses expiations, comme l'enfant qui, ne sachant comment gérer la culpabilité d'un tort commis, demande à son père de le punir. .

Nous voyons donc que les difficultés et les douleurs de nos vies, lorsqu'elles ne découlent pas de nos actions présentes, sont de riches opportunités d'apprentissage et de réajustement. D'autres fois, des tragédies et des douleurs terribles sont planifiées par l'Esprit lui-même pour chercher à apaiser votre conscience à propos de quelque chose du passé. Cependant, une leçon très importante demeure : à mesure que nous comprendrons plus profondément les mécanismes de l'évolution spirituelle, nous ferons de meilleurs plans pour nos incarnations.

Nous sommes encore des Esprits très attachés à ces conceptions du péché et du châtiment, allant jusqu'à élaborer des plans de réincarnation liés à la « Loi du Talion » – œil pour œil, dent pour dent. Mais, comme nous comprenons que ce qui compte vraiment, c'est d'identifier nos imperfections transformées en mauvaises habitudes et de les corriger, comprenant que la punition n'apprend que peu ou presque rien, nous chercherons de meilleures façons de planifier de nouvelles opportunités, nous déconnectant progressivement de la nécessité de choses très grossières. expiations pour , ensuite, rechercher des opportunités plus liées à une éducation spirituelle de base, dès les premiers pas de l'enfance matérielle, en vue de renforcer les vertus et de supprimer les imperfections.

Après tout, nous voulons dire : les difficultés de cette vie, aussi graves qu'elles puissent paraître, si elles ne sont pas un effet négatif de nos actions présentes ou de la Nature elle-même, ce sont des opportunités planifiées par nous-mêmes pour notre élévation. Efforçons-nous donc d'affronter ces épreuves différemment, en cherchant à en tirer des leçons, en nous appuyant toujours sur la prière et l'étude du Spiritisme, qui peuvent beaucoup contribuer à changer nos conceptions même dans cette vie.

Pour compléter cette lecture, nous vous suggérons de lire l'article sur Punition et récompense, récemment publié.


Suggestions de lecture :

  1. Le cas d'Antonio B, au paradis et en enfer
  2. nos réflexions à propos de l'article Une fatalité et des pressentiments, paru dans l'édition de mars de la revue spirite de 1858
  3. Le tueur de Lemaire, dans la revue spirite de mars 1858