SEUIL, “ NOTRE MAISON ” ET AUTRES IMAGES : DÉMOLITION SYSTÉMATIQUE

Vues : 756 Thèse : Les images d’un plan spirituel matérialisé — colonies fortifiées, seuil géographique, esprits armés, économie du “ bonus horaire ”, soupes populaires, petites maisons et hôpitaux — sont des mythes incompatibles avec les principes fondamentaux de la doctrine spirite. Kardec a soumis ces idées à…

1. Les colonies spirituelles et “ Notre foyer ”
Affirmation courante : l’au-delà est structuré en villes et en colonies, avec des murs, des ministères et des résidences permanentes (comme dans Notre maison).
Réfutation : L’identité spirituelle est morale, non architecturale. La forme et l’environnement sont des créations fluides, façonnées par la pensée et l’évocation. Les esprits lucides décrivent l’environnement spirituel comme des états de conscience, et non comme des cités construites. Conclusion : Le mythe des colonies fortifiées est démystifié.

2. Le seuil comme localisation géographique de la souffrance
Affirmation courante : le “ seuil ” est une région intermédiaire, une zone dense et purgatoire.
Réfutation : la souffrance provient d’une conscience coupable et d’une fixation mentale sur l’erreur. Les esprits restent liés aux lieux de leurs crimes jusqu’à leur renouvellement moral, non par un emprisonnement territorial, mais par une affinité spirituelle. “ Umbral ” est une métaphore de l’état de trouble post-mortem, et non un espace physique. Conclusion : le mythe de l’Umbral géographique est démystifié.

3. Batailles spirituelles et défenses énergétiques
Affirmation courante : les esprits se protègent des attaques grâce à des fléchettes électriques, des champs de force ou des murs.
Réfutation : Les esprits inférieurs ne peuvent tolérer la présence des esprits supérieurs. Les interactions interpersonnelles sont morales, non guerrières. La simple présence du bien dissipe toute velléité d’hostilité. Conclusion : Le mythe des armes spirituelles est démystifié.

4. Économie spirituelle et “ heures bonus ”
Adage courant : les bonnes actions génèrent des crédits spirituels quantifiables.
Réfutation : le mérite ne se quantifie pas. Le bien est spontané, libre et désintéressé. Substituer la comptabilité à la morale pervertit le principe de la liberté de conscience. Conclusion : le mythe de l“” heure bonus » est démystifié.

5. Esprits se nourrissant de substances subtiles
Affirmation courante : dans les royaumes spirituels, les esprits “ boivent de la soupe ” ou “ boivent du jus ”.
Réfutation : la “ faim ” spirituelle est un désir moral, non un besoin organique. Les esprits attachés à la matière projettent des illusions alimentaires jusqu’à ce qu’ils soient libérés. Conclusion : le mythe de la soupe est démystifié.

6. Besoin d'un abri physique
Croyance répandue : les esprits habitent les maisons, les meubles, les lits et les ustensiles.
Réfutation : Il n’y a ni froid, ni chaleur, ni fatigue physique. L’idée d’une demeure physique n’est qu’une analogie mentale. Les esprits vivent en communautés d’affinités, sans dépendance matérielle. Conclusion : Le mythe de la petite maison est démystifié.

7. Forme corporelle et identité spirituelle
Croyance répandue : les esprits conservent des traits et des corps fixes.
Réfutation : La forme est un produit de la pensée ; elle ne persiste que lorsqu’elle est évoquée ou désirée. La reconnaissance spirituelle s’opère par l’essence, non par l’apparence. Conclusion : Le mythe de la forme fixe est démystifié.

8. Hôpitaux spirituels
Affirmation courante : Il existe dans le monde spirituel des hôpitaux et des infirmeries où les esprits “ malades ” reçoivent des soins médicaux.
Réfutation : La souffrance spirituelle est morale, non organique. Il n’y a ni corps à soigner, ni tissus à régénérer. Le prétendu “ traitement ” consiste en une assistance morale et un éveil spirituel, menés par l’influence des Esprits bienveillants et l’éducation de la volonté. Les descriptions de chambres, de lits et d’instruments sont des traductions symboliques de l’action fluide et pédagogique exercée sur les Esprits encore liés aux impressions de la matière. Conclusion : Le mythe des hôpitaux spirituels est démystifié.

Conclusion générale
La doctrine spirite, fondée sur le kardécisme, est dématérialiste. Le monde spirituel ne reproduit pas le monde physique : il est un champ de conscience, de moralité et d’affinité vibratoire. Kardec n’a jamais consolidé l’idée de colonies, de plans astraux, d’hôpitaux ou d’économies spirituelles, car, à l’analyse comparative et rationnelle, de telles conceptions ne résistent pas. S’y accrocher, c’est renoncer à l’observation et retomber dans le matérialisme sous la forme d’un fantasme religieux.




La crise méthodologique du spiritisme post-Kardec : une étude critique fondée sur l’acceptation aveugle de la communication spirituelle

Après la mort d'Allan Kardec, le mouvement spirite connut un tournant méthodologique décisif. L'examen critique des communications, l'évocation contrôlée et la comparaison systématique – fondements posés par la Codification – furent progressivement remplacés par une attitude d'acceptation sans réserve des messages médiumniques. Ce processus ouvrit la voie à l'émergence de conceptions étrangères à la Doctrine, transformant la science spirite en une religion plus dogmatique.

Le chemin de cette transformation, ses causes et ses conséquences, peuvent être visualisés dans le schéma suivant.

La crise méthodologique du spiritisme post-Kardec : une étude critique fondée sur l’acceptation aveugle de la communication spirituelle

1. Le point de départ : Kardec et la méthodologie spirite

Il est essentiel de comprendre que Kardec n'a pas créé le spiritisme, mais a organisé ses manifestations en un corps doctrinal cohérent à travers méthode scientifique. Cette méthode était basée sur :

  • Évocation directe des Esprits, pour tester la cohérence des informations (cf. Le livre des médiums, articles 230, 247, 266).
  • Comparaison critique des messages reçus dans différents endroits et par différents supports (Revue spirite, articles sur l'examen et le contrôle).
  • Soumission de tout enseignement au crible de la raison (L'Évangile selon le spiritisme, introduction, point VI).
  • Distinction entre l'opinion des Esprits et les principes de la Doctrine (RE, novembre/1859 : « Faut-il publier tout ce que disent les Esprits ? »).

Ce que Kardec a laissé était une méthode, pas un dogmeLe spiritisme, étant un fait naturel, ne devient légitime que s'il est soumis à des critères rationnels et scientifiques. L'abandon de cette ligne directrice a ouvert la voie à l'acceptation sans discernement des communications médiumniques.


2. La rupture : du contrôle à la secte

Le diagramme marque cette rupture avec le symbole de X sur l'œuvre de Kardec. Au lieu de suivre la méthode de l’examen critique, une partie importante du mouvement spirite a commencé à :

  • Acceptez les communications sans comparaison ni contrôle.
  • Prenant pour « révélation supérieure » des messages qui, selon Kardec, ne seraient opinions privées des Esprits.
  • Relativiser ou ignorer l'évocation, le transformant en quelque chose d’« interdit » ou de « dangereux », en opposition directe avec la pratique kardécienne.

Cette rupture a ouvert la voie à un phénomène dangereux : la acceptation aveugle de la communication des esprits, qui devient le nouvel axe du mouvement.


3. Les conséquences de l'acceptation aveugle

Le diagramme met en évidence plusieurs développements de cette position acritique :

3.1 Emmanuel

Présenté comme le guide de Chico Xavier, Emmanuel introduit des notions qui confrontent directement la doctrine spirite :

  • Déclaration selon laquelle le Le spiritisme serait une religion (Kardec la définit comme une science de l’observation et une philosophie des conséquences morales).
  • Interdiction d'évocation, en contradiction directe avec Le livre des médiums.
  • Idée de âmes sœurs, rejeté par Kardec.
  • Domination sur Chico, en imposant des conditions morales et des menaces qui violent la liberté de conscience.

3.2 André Luiz

La série de livres psychographiés par Chico Xavier, attribuée à André Luiz, a créé des représentations telles que :

  • Colonies spirituelles (Notre Maison).
  • seuil comme région intermédiaire.
    Ces concepts matérialiser le monde spirituel, encourageant l'attachement aux constructions spatiales et institutionnelles, lorsque Kardec a clairement indiqué que le spiritisme pointe vers la dématérialisation progressive de l'existence spirituelle.

3.3 Ramatis

Il introduit des communications imprégnées de théories ésotériques, de mysticisme et de prédictions catastrophiques, incompatibles avec la méthode de Kardec. Son acceptation découle de la même logique : tout Esprit communiquant serait source de vérité.

3.4 Vallée des suicides

Des œuvres telles que Mémoires d'un suicide renforcent la notion de « lieux fixes » dans l’au-delà, de nature punitive ou réformatrice, en contradiction avec l’idée selon laquelle l'état spirituel est un reflet intime de la conscience, et non de géographies métaphysiques.

3.5 Brésil, cœur du monde, patrie de l'Évangile

Œuvre attribuée à Humberto de Campos (inspirée par Emmanuel), qui présente le Brésil comme une nation spirituellement prédestinée. Cette conception renforce une nationalisme mystique, étrange à l’universalité du spiritisme.


4. Le rôle de l'ESDE

O Étude systématique de la doctrine spirite (ESDE), bien que structuré avec de bonnes intentions pédagogiques, reflète la consolidation de cette rupture. En adoptant comme base non seulement Kardec, mais aussi des œuvres médiumniques post-Kardec (Emmanuel, André Luiz, etc.), l'ESDE institutionnalise la rupture avec les critères critiques et installe le éclectisme acritique.

Résultat : les nouvelles générations de spirites ont commencé à considérer comme « doctrine spirite » ce qui n’est que l’opinion des Esprits, reproduisant la acceptation aveugle.


5. Problèmes doctrinaux survenant

Le schéma énumère les effets concrets de cette déviation :

  • Matérialisation du monde spirituel:conception des colonies, des villes, des hôpitaux, des prisons — reflet des projections humaines.
  • Promouvoir l'attachement aux idées matérielles, lorsque le spiritisme a précisément pour mission libre de toute matérialité.
  • Fausse idée des destinations géographiques de l'Esprit (bons ou mauvais endroits), remplaçant la compréhension selon laquelle le « paradis » ou « l’enfer » sont des états de l’âme.

6. Le remplacement de la critique par le dogme

Le schéma montre finalement comment s'est déroulé le mouvement spirite :

  • De examen critique (Kardec, 1857–1869),
  • Pour le acceptation aveugle (post-Kardec, surtout au Brésil).

Ce processus a transformé la science spirite en religion institutionnalisée, avec des dogmes, un moralisme et une soumission à des « guides spirituels » non testés par la méthode originale.


7. Conclusion : Restauration de la méthodologie spirite

Le message central du diagramme est clair :

  • Tant que l'œuvre de Kardec restera exclue comme critère, le spiritisme vivra sous la domination de l'acceptation aveugle.
  • Le retour à la méthode kardécienne de examen rationnel, évocation critique et universalité des enseignements des Esprits C'est la seule façon de préserver le spiritisme comme science d'observation.

Le diagramme n’est donc pas seulement une critique historique, mais un appel à une restauration méthodologique : Sans critique, le spiritisme se dissout dans le mysticisme ; avec la critique, il conserve son identité scientifique et philosophique.




Langage spécifique de la science spirite

Saviez-vous que la plupart de ceux qui se disent spirites… ignorent tout du spiritisme ? Ils n'utilisent pas non plus le langage spécifique de la science spirite pour expliquer ses phénomènes et ses concepts.

Être spiritualiste n’est pas une question d’adhésion émotionnelle, ni de consommation de romans soi-disant « spiritualistes ».
Être spirite, c’est étudier sérieusement la Science spirite, comprendre ses fondements et mettre ses principes en pratique — comme l’a enseigné Allan Kardec.

Le spiritisme est une doctrine d'étude, de raisonnement et d'observation. Remplacer cette science par la fiction porte gravement préjudice au spiritisme. Sciences philosophiques il faut l'étudier avec des termes scientifiques spécifiques.

À l'époque de Kardec, le Sciences philosophiques faisaient partie de l'enseignement.

Lorsque Allan Kardec lança sa première édition de la Revue Spirite en 1858, il la définissa immédiatement dans son introduction pour justifier son titre de Journal d'études psychologiques. La Science Spirite est, selon son époque présentée dans le tableau ci-dessus : la Science Morale

En tant que science, son langage est spécifique à ses éléments, afin que chacun puisse se comprendre. Les termes sont essentiels à la communication adéquate des idées spirituelles. On observe aujourd'hui un mélange de sciences totalement matérialistes, où l'étude des hypothèses métaphysiques, par exemple, est ignorée. De plus, des termes d'un domaine à l'autre sont mélangés. De ce fait, il existe une confusion entre des concepts matérialistes et l'étude des questions spirituelles, elles-mêmes étudiées métaphysiquement.

Nous donnerons quelques exemples d’utilisation erronée de termes matérialistes qui passent inaperçus :

  1. UTILISEZ LA PSYCHOPHONIE – N’UTILISEZ PAS L’INCORPORATION : Dans les textes dits spirites, de nombreux orateurs, voire descriptions de manifestations, utilisent le terme « incorporation ». L'esprit n'est pas une matière occupant un lieu physique. L'esprit n'incorpore aucun corps, et votre propre esprit ne vous incorpore pas non plus. L'Esprit parle à travers le médium par un phénomène appelé PSYCHOPHONIE. L'esprit du médium est avec lui et n'incorpore pas son corps physique. Ce point est essentiel pour éviter de créer l'idée fausse que le médium est possédé par un autre esprit, ou que l'esprit s'empare collectivement de son corps, ou même que son esprit se déplace ailleurs pendant qu'il est en psychophonie. Cela n'existe pas en science spirite !
  2. L'ACTION DE L'ESPRIT SE FAIT UNIQUEMENT ET UNIQUEMENT PAR SA PENSÉEL'esprit n'a pas de corps matériel. Selon les études de la science spirite, Dieu a créé deux éléments généraux : l'ESPRIT et la MATIÈRE. L'esprit n'a pas d'équivalent dans notre monde matériel. Le périsprit est matière. La matière qui le compose nous est inconnue, mais même sans en connaître les caractéristiques, il est matière. Le périsprit ne fait pas partie de l'esprit, tout comme le périsprit n'est pas esprit. L'esprit agit par et uniquement par la pensée. Le mécanisme exact de ce phénomène nous est encore inconnu, mais plusieurs théories, dans les livres, expliquent ce mécanisme (lire Genèse, chap. XIV – Les Fluides.)
  3. UTILISER L'ÉMANATION OU LA PROPAGATION – NE PAS UTILISER D’ÉNERGIE : Le terme énergie est défini en physique comme la capacité d'un corps, d'une substance ou d'un système physique à accomplir un travail. Au sens figuré (non scientifique), l'énergie désigne la vigueur ou la puissance morale ; philosophiquement, selon Aristote, c'est l'action d'un moteur physique ou métaphysique (la métaphysique n'est plus considérée comme une science aujourd'hui) qui permet l'actualisation d'une potentialité. Notez que toutes les définitions prennent en compte une action physique sur une action physique. L'un des principes de la science spirite est que nous sommes une âme incarnée. Si nous sommes une âme, nous n'avons pas de corps ; il ne peut donc s'agir d'énergie (physique) quittant l'esprit ou l'âme (non physique) pour atteindre un corps (physique). Le terme plus approprié serait celui d'émanation, voire de propagation.
  4. UTILISEZ L'ESPRITN'UTILISEZ PAS L'ESPRIT : L'esprit est utilisé dans d'autres domaines de la science matérialiste actuelle. Certains confondent l'esprit avec le cerveau ; le cerveau est un organe du corps, le cerveau est matière. Puisque la science matérialiste n'admet pas l'esprit comme hypothèse, elle attribue le processus de pensée au cerveau, mais ce n'est pas ce que les esprits expliquaient. Selon la science spirite, par ses observations, c'est l'esprit qui contrôle le corps, et non le cerveau. Le cerveau envoie les ordres. Le cerveau naît, vit et meurt, tandis que l'esprit demeure et porte en lui la connaissance acquise au fil des incarnations. C'est l'esprit, et non le mental, qui possède et porte la connaissance. C'est l'esprit qui pense. Vous qui comprenez la doctrine spirite le savez et utilisez toujours le mot « Esprit » plutôt que « Mémoire », n'est-ce pas ?
  5. UTILISEZ « COMME SI C'ÉTAIT UNE VIBRATION » N’UTILISEZ PAS LE MOT « VIBRATION » SOUS SA FORME LORSQUE VOUS PARLEZ DE PHÉNOMÈNES SPIRITUELS : Il existe des hypothèses sur le mécanisme lui-même (voir point 2), et seulement des hypothèses. L'utilisation du terme vibration peut laisser penser que le phénomène spirituel est une onde telle qu'étudiée en physique ondulatoire, où il présente différents types d'ondes et de vibrations, etc.
  6. UTILISEZ PERISPIRIT – N’UTILISEZ PAS GHOST : Ceux qui étudient la science spirite savent qu'il existe des phénomènes d'apparition qui évoquent ces figures qui impressionnent notre imagination. Mais ce ne sont que des esprits et leurs phénomènes, souvent destinés à jouer avec ou à effrayer l'incarné. Un spirite n'a jamais peur des esprits !
  7. NOUS SOMMES TOUJOURS DANS LE MONDE SPIRITUELSelon la science spirite, lorsque nous nous incarnons, nous vivons dans un monde double : le monde de la matière et le monde de l’esprit. À la mort, nous nous désincarnons, c’est-à-dire que nous quittons la matière, mais nous CONTINUONS DANS LE MONDE SPIRITUEL. N’utilisez pas les expressions « il est mort et est allé dans la patrie spirituelle » (il était déjà dans le monde spirituel) ; « maintenant il va retrouver ses proches qui sont déjà morts » (ses proches ne sont jamais bien loin). Rappelez-vous que les esprits ne restent pas au même endroit ? (voir point 1) ; « il nous a quittés », etc.
  8. UTILISEZ LA LOI DE CAUSE À EFFET – N’UTILISEZ PAS LA LOI DE CAUSE À EFFET : Dans les contextes philosophiques et scientifiques, la causalité est généralement considérée comme un principe fondamental, plutôt qu'une loi spécifique. Elle décrit la relation de cause à effet entre événements, où un événement (la cause) est compris comme la raison de la survenue d'un autre événement (l'effet). La causalité est un principe fondamental qui aide à comprendre la nature de la relation de cause à effet et est utilisée dans divers domaines, de la physique et des sciences naturelles à la philosophie et au droit. Bien que la causalité soit souvent qualifiée de « loi de cause à effet », il ne s'agit pas d'une loi scientifique au sens d'une relation quantitative et expérimentalement vérifiable, comme les lois de la physique. Il s'agit plutôt d'un concept ou d'un principe décrivant la nature de la relation de cause à effet. La causalité est importante pour comprendre le monde qui nous entoure, car elle nous permet d'identifier les causes des phénomènes et d'en prédire les effets. Elle est fondamentale pour la science, la technologie et la vie quotidienne, car elle nous aide à comprendre le monde et à interagir avec lui plus efficacement. Un exemple : imaginez une chasse : un animal est abattu et meurt. L’effet est la mort. La cause est le coup de fusil. Ce n’était pas une loi. Dans la Science spirite, Kardec a utilisé nombre de ces principes pour expliquer les effets intelligents des manifestations spirituelles intelligentes. Il y explique que pour tout effet intelligent, il existe une cause intelligente. On trouve d’innombrables témoignages à ce sujet dans ses ouvrages.
  9. UTILISEZ LES ÉPREUVES ET LES EXPIATIONS – N’UTILISEZ PAS LE KARMA : Le Karma et le Spiritisme sont comme l'huile et l'eau : ils ne se mélangent pas. Soyez prudent avec les gens qui prêchent la doctrine du karma dans un environnement spirite, car la compréhension de La doctrine spirite va dans le sens inverse.(cliquez sur le lien pour lire l'explication complète).
  10. UTILISEZ PARKED SPIRIT – NE PAS UTILISER LA RÉTROGRADATION: Beaucoup de gens mélangent d'autres doctrines réincarnationnistes avec la science spirituelle. Selon la science spirituelle, lorsque nous, les esprits, sommes plongés dans des imperfections, comme l'orgueil et l'égoïsme, nous restons bloqués dans une boucle et n'évoluons pas. Mais cela ne signifie pas que nous allons revenir en arrière et nous réincarner en animaux. Cela signifie simplement que nous sommes bloqués dans le processus évolutif ! Un esprit humain ne perd jamais la connaissance qu'il possédait auparavant ; il ne se réincarnera donc jamais en animal à cause de ses imperfections. Il ne progressera tout simplement pas tant qu'il ne se repentira pas et ne reviendra pas sincèrement à la bonté.
  11. CEUX QUI SE RÉGÉNÉRERONT SERONT LES ESPRITS DE LA PLANÈTE TERRE – LA PLANÈTE TERRE NE SE RÉGÉNÉRERA PAS:La planète ne changera pas, et les esprits devront donc évoluer. Il n'y a pas de date limite, d'année, de siècle, ni rien de tel. C'est l'inverse ! Les esprits de la planète évolueront. Ce sera simplement lorsque la majorité des esprits incarnés seront plus évolués, n'ayant plus besoin d'épreuves ni d'expiations pour évoluer. Un jour, la planète Terre s'éteindra, comme toute autre planète. Tel est l'ordre de l'univers matériel tel que nous le connaissons.
  12. UTILISEZ L’ESPRIT PUR – N’UTILISEZ PAS L’ESPRIT PARFAIT : L'idéal de perfection étant Dieu, un esprit ne sera jamais parfait. Un esprit atteindra la perfection en fonction de son niveau d'évolution. Un esprit pur n'a plus besoin de se réincarner pour évoluer, car il n'est plus influencé par la matière. Même pur, il évoluera (Loi du Progrès).
  13. LE PASS N'EST PAS UN TRANSFERT D'ÉNERGIE : voir article 3

Si vous vous souvenez d'une expression incorrecte, laissez simplement un commentaire.




Une pierre contre le négationnisme qui entoure les adultérations des œuvres d'Allan Kardec

Cher lecteur, nous serons brefs sur le sujet, mettant fin au déni de l'adultération des œuvres d'Allan Kardec. La bibliographie utilisée est incluse à la fin. Le texte sera présenté sous forme de puces succinctes pour en faciliter la lecture.

Avant de commencer, sachez que vous pouvez obtenir les œuvres originales de Kardec, déjà publiées au format PDF par l'éditeur FEAL, en cliquant ici.

1. La figure de Roustaing

Vers les années 1860, Jean-Baptiste Roustaing, avocat français influent et riche, émergea, cherchant à s'établir au sein de la communauté spirite. Ce monsieur commença à recevoir des psychographies. à travers un seul support, d'un ou plusieurs esprits qui prétendaient être les évangélistes eux-mêmes, reproduisant des dogmes absurdes, parmi lesquels ((ROUSTAING, Les Quatre Évangiles, volumes I à IV, FÉVRIER)) :

  • le dogme de la chute dans le péché, affirmant que l’individu n’a besoin de s’incarner qu’après avoir commis une erreur ;
  • le dogme du corps fluidique de Jésus, affirmant qu’il ne s’est jamais incarné parmi nous, n’étant qu’une matérialisation ;
  • le dogme de la rétrogradation de l’âme (« involution »), en affirmant que l’Esprit qui erre beaucoup s’incarne comme une limace (« cryptogame charnel »).

2. Roustaing détestait la science spirituelle

Roustaing et ses disciples en vinrent à haïr la science spirite et la méthode de Kardec, car cette méthode était leur talon d'Achille, sapant facilement leur théorie. Cette haine se manifeste dans la publication, en 1882, de la brochure. Les quatre évangiles de JB Roustaing- réponse à ses critiques et à ses adversaires, édité par les élèves par JB Roustaing (Les quatre Évangiles de J.B. Roustaing — une réponse à ses critiques et adversaires, éditée par ses disciples par JB Roustaing), pamphlet écrit seize ans plus tôt par Roustaing.

Les intentions de Roustaing sont confirmées par les Esprits, lorsque Kardec, le 16 septembre 1862, interroge sur ce monsieur, qui voulait que Kardec aille chez lui, au lieu de rendre visite aux spirites ouvriers :

Non, en général, il apparaît comme un enthousiaste, un exalté, voulant s'imposer.

FIGUEIREDO, Paulo Henrique. Ni le Ciel ni l'Enfer : les lois de l'âme selon le spiritisme. Éditeur FEAL, 2020.

3. La nouvelle édition de Heaven and Hell

Peu de temps après la mort de Kardec, une nouvelle édition du Ciel et de l'Enfer parut, contenant, parmi de nombreux changements terribles :

  • LA suppression de la préface de l'ouvrage, où Kardec expose précisément la méthode scientifique nécessaire à la doctrine spirite ;
  • LA modification complète du chapitre VIII, devenant VII, avec la création du sous-titre « Code pénal de la vie future », un titre absurde, insérant le article 10, où il est dit que toutes les vicissitudes que nous subissons ici seraient le résultat de nos imperfections, expiations d'erreurs commises, dans cette vie ou dans d'autres. L'effet de cette idée est, par la force de la logique, d'admettre que toutes les difficultés que nous traversons seraient le résultat d'imperfections acquises, comme une sorte de punition, conduisant à l'idée que seuls des Esprits imparfaits s'incarneraient ici, nécessitant une correction — le même dogme que Roustaing, épuisé combattu par Kardec et les Esprits.
  • LA perte de correspondance entre les 25 éléments du chapitre VIII avec le reste du livre.

4. La nouvelle édition de Genesis

En 1872, la nouvelle édition de la Genèse paraît, qui contient des modifications très importantes :

Suppression du point 2 du chapitre IV, où Kardec parle précisément des principes de la foi aveugle et de l’obéissance passive : « La vénération des livres sacrés, presque toujours considérés comme descendus du ciel, ou inspirés par la divinité, interdisait tout examen. »

  • Concernant la disparition du corps de Jésus, il a été élément 67 supprimé, Dans cet ouvrage, Kardec aborde la question de la disparition du corps de Jésus, affirmant que la science spirite ne l'avait pas encore complètement résolue : “ À ce jour, aucune des [opinions personnelles] formulées n'a reçu l'aval de ce double contrôle. ” Rappelons que Roustaing admettait le dogme selon lequel Jésus était parmi nous uniquement par la matérialisation du corps fluide, et abhorrait la méthode du double contrôle (“ Ce double contrôle est fondamental et obligatoire pour l'acceptation par Kardec de tout nouveau concept fondamental de la doctrine spirite. Tant que ce double contrôle n'est pas effectif, il ne sera considéré que comme une simple opinion, qu'elle provienne d'un homme ou d'un esprit ” — FIGUEIREDO, 2021).
  • Au chapitre XVIII, point 20, il était supprimé l’intégralité du passage dans lequel Kardec dit : « Loin de remplacer un exclusivisme par un autre, le spiritisme se présente comme le champion absolu de la liberté de conscience. »
  • Dans le point 24 du même chapitre, l'intégralité du point 24 a été supprimée, dans lequel Kardec fait une observation sérieuse sur les ennemis du progrès moral (nous soulignons) :

Dire que l'humanité est mûre pour la régénération ne signifie pas que tous les individus sont au même niveau, mais beaucoup ont, par intuition, le germe d'idées nouvelles que les circonstances feront naître. Alors ils se montreront plus avancés qu'on ne pourrait le supposer, et ils suivront avec empressement l'exemple de la majorité.

Il y a cependant des gens qui sont fondamentalement réticents à ces idées., même parmi les plus intelligents, et qui ne les accepteront certainement pas, du moins dans cette vie ; parfois, de bonne foi, par conviction ; parfois, par intérêt personnel. Ce sont ceux dont les intérêts matériels sont liés à la situation actuelle et qui ne sont pas assez avancés pour y renoncer, car le bien commun importe moins que leur bien personnel – ils appréhendent le moindre mouvement de réforme. La vérité est secondaire pour eux, ou, pour mieux dire, pour certains, la vérité réside entièrement dans ce qui ne leur cause aucun problème. Toutes les idées progressistes sont, de leur point de vue, des idées subversives, et c’est pourquoi ils leur vouent une haine implacable et leur livrent une guerre obstinée.Ils sont assez intelligents pour considérer le spiritisme comme un outil au service des idées progressistes et des éléments de transformation qu'ils redoutent, et, ne s'en sentant pas capables, ils s'efforcent de le détruire. S'ils le considéraient comme inutile et sans importance, ils ne s'en soucieraient pas. Nous l'avons déjà dit ailleurs :Plus une idée est grandiose, plus elle rencontre d’adversaires, et son importance se mesure à la violence des attaques qu’elle subit.”.

5. Falsification publiée dans les œuvres posthumes

Dans la publication des Œuvres posthumes, de Pierre Gaétan Leymarrie, l'auteur insère un psychographe altéré, dans lequel Kardec demande des conseils sur la nouvelle édition de la Genèse, ce qu'il était, oui, élaborer:

22 février 1868.
Médium M. Desliens.

Permettez-moi de vous donner un conseil personnel au sujet de votre livre Genèse. Je pense que, comme vous le faites, il devrait subir un remaniement qui lui fera prendre de la valeur sur le plan méthodique ; mais je vous conseille aussi de revoir certaines comparaisons dans les premiers chapitres, qui, sans être inexactes, peuvent être ambiguës, et qui peuvent être utilisées contre vous dans l'achèvement des mots. Je ne veux pas les signaler de manière particulière, mais en analysant attentivement les deuxième et troisième chapitres, ils vous surprendront certainement. Nous nous chargeons de votre recherche. Ce n'est qu'une question de détail, bien sûr, mais les détails ont parfois leur importance ; c'est pourquoi j'ai pensé qu'il était utile d'attirer votre attention sur ce point.

Question. Dans la réimpression que nous allons faire, j'aimerais ajouter quelques éléments, sans augmenter le volume. Pensez-vous qu'il y a des parties qui pourraient être enlevées sans inconvénient ?

Réponse. Mon avis est que il n'y a absolument rien à retirer comme doctrinetout est utile et satisfaisant sous tous les aspects; mais je crois aussi que vous pourriez, sans inconvénient, condenser encore certaines idées qui n'ont pas besoin de développement pour être comprises, ayant déjà été esquissées ailleurs ; dans votre travail de réorganisation vous y parviendrez facilement.

Nous devrions laisser intactes toutes les théories qui apparaissent pour la première fois aux yeux du public ; ne supprimez rien en tant qu'idées, je le répète, mais coupez simplement, ici et là, les développements qui n'ajoutent rien à la clarté

Vous serez plus concis, sans doute, mais tout aussi compréhensible, et c'est le terrain ainsi gagné qui vous permettra peut-être d'ajouter des éléments nouveaux et urgents. C'est un travail sérieux que cette révision, et je vous invite à ne pas attendre trop tard pour le faire, il vaut mieux être préparé à l'avance que si je devais attendre après vous.
Surtout, ne vous précipitez pas. Malgré l'apparente contradiction de mes propos, vous me comprenez sans doute. Commencez à travailler rapidement, mais ne restez pas trop longtemps. Prenez votre temps, vos idées seront plus claires et votre corps sera moins fatigué.

Vous pouvez télécharger le contenu original de cette psychographie en cliquant ici.

Leymarie, cherchant à renforcer l'idée que la cinquième édition de la Genèse (déjà remis en question depuis ce temps) aurait été produit par les mains de Kardec, n'utilise que la partie finale de ce dialogue, en supprimant le début et en insérant une section qui n'existait pas, au début:

22 février 1868.
(Communication privée — Média : M. D…)
la genèse

Suite à une communication dans laquelle le Dr Demeure me donnait de très sages conseils sur les modifications à apporter au livre de la Genèse, en vue de sa réimpression, dont il m'engageait à m'occuper sans délai, je lui dis :

Les ventes, si bonnes jusqu'à présent, vont sans doute ralentir ; c'est un effet immédiat. Je pense que les quatrième et cinquième éditions mettront plus de temps à se vendre. Cependant, comme la révision et la réimpression prennent du temps, je ne dois pas être pris au dépourvu. Pourriez-vous me dire combien de temps, approximativement, je dispose pour gérer cela ?

Réponse — Cette révision est un travail sérieux, et je vous conseille de ne pas trop tarder à la commencer. Mieux vaut l'avoir prête à l'avance que de la laisser attendre. Cependant, ne vous précipitez pas. Malgré l'apparente contradiction de mes propos, vous me comprenez parfaitement. Mettez-vous au travail maintenant, mais n'y consacrez pas trop de temps. Progressez lentement ; vos idées se présenteront plus clairement et votre corps en bénéficiera, se sentant moins fatigué.

Cependant, attendez-vous à ce que les volumes soient rapidement épuisés. Lorsque nous vous avons annoncé que ce livre serait un immense succès parmi vos autres ouvrages, nous faisions référence à un succès à la fois philosophique et matériel. Comme vous pouvez le constater, nos prédictions étaient justes. Il est important d'être prêt à tout moment ; les choses peuvent arriver plus vite que vous ne l'imaginez.

6. Le fait juridique insurmontable

Ils sont des faits juridiques incontestés à falsification de la Genèse et du Ciel et de l'Enfer, pour la simple raison que des éditions ont été publiées, avec des modifications, après la mort de l'auteur et sans dépôt légal — comme l'ont affirmé au moins quatre opérateurs juridiques spécialisés : Simoni ParticulierJulio NogueiraLucas Sampaio et Marcelo Henrique. Ce fait sympa c'est au dessus de toute considération et, de ce fait, les fédérations spirites d'autres pays, en respectant la loi, est revenu à la troisième édition de l'ouvrage. Malheureusement, profanes en matière de droit d'auteur ont trouvé une résonance chez certains individus et également au sein de la Fédération Spirite Brésilienne, travaillant à maintenir une thèse négationniste et contraire à la loi.

7. Il aboie comme un chien, remue la queue comme un chien, a la forme d'un chien, mais est-ce un oiseau ?

Arrivé ici, après avoir prêté l'attention voulue aux faits, vérifiables dans la bibliographie indiquée, le cher lecteur, en plus de tout agir de manière rationnelle et logique (et en respectant la loi) ne pourra avoir aucun doute sur les faits d'adultérationsAffirmer le contraire serait contraire à la loi et nierait la transparence. Après tout, si ça aboie comme un chien, remue la queue comme un chien et a la forme d'un chien, c'est bien un chien, pas un oiseau – mais « certains » veulent que ce soit le cas.

Maintenant, cher lecteur, pour donner lieu à thèse négationniste de ces messieurs, essayant de maintenir qu'il ne s'agissait pas d'adultérations, mais plutôt de modifications faites par les mains de Kardec :

  • il faudrait, tout d'abord, aller contre la loi;
  • il faudrait volontairement ignorer que Roustaing haïssait la science spiritualiste et voulait prendre la place de Kardec ;
  • il faudrait volontairement ignorer que Guérin, un partisan influent et fortuné de Roustaing, a offert son influence auprès des nouveaux présidents de la Société Anonyme ;
  • il faudrait admettre que Kardec, sans aucune explication possible, a supprimé des passages aussi importants précisément aux points de plus grand conflit avec les thèses roustainguistes ou ses mode opérandi;
  • il faudrait admettre que Kardec contredisait la science spirite, c'est-à-dire en falsification du Ciel et de l'Enfer, qui toutes les vicissitudes que nous subissons ici seraient le résultat de nos imperfections, des expiations d'erreurs commises, dans cette vie ou dans d'autres. L'effet de cette idée est, par la force de la logique, d'admettre que toutes les difficultés que nous traversons seraient le résultat d'imperfections acquises, comme une sorte de punition, conduisant à l'idée que seuls des Esprits imparfaits s'incarneraient ici, nécessitant une correction — exactement la thèse roustainguiste, « par hasard ». Ceci est faux et, en fait, est même réfuté dans la Genèse frelatée, dans l’analyse du passage sur l’Aveugle-Né : «Si cela n’était pas une expiation pour le passé, c’est la preuve que cela devrait servir leur progrès.”.
  • il faudrait volontairement ignorer que Leymarie, pour soutenir la thèse selon laquelle la 5e édition de la Genèse aurait été produite par Kardec, a publié un psychographe frelaté, en supprimant la partie qui touche à l'importance de NE SUPPRIMEZ AUCUNE IDÉE DOCTRINALE, quelque chose fait en adultération.
  • il faudrait retirer la rationalité face à des choses aussi évidentes, laissant de côté le conseil très important d'Eraste : « Il vaut mieux rejeter dix vérités que d'admettre un seul mensonge, une seule fausse théorie » (item 230 du Livre des Médiums).

8. Conclusion

Nous ne sommes pas ici pour tenter d'imposer la compréhension à ceux qui ne veulent pas comprendre et, en admettant volontiers des sophismes, susciter la fascination – comme le fit Roustaing face à des idées aussi absurdes. Pour ceux qui veulent comprendre, c'est limpide. Que chacun approfondisse ses recherches pour parvenir à ses propres conclusions – après avoir tout étudié, pas avant.

9. Bibliographie




Le Spiritisme au Brésil et la critique des spirites

Nous avons beaucoup parlé de la grande distance qui existe entre le Spiritisme, ou science spirite, et ce que le Mouvement Spirite apprend et diffuse au Brésil, chaque jour plus contaminé par les distorsions et le mysticisme. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de répéter les faits à cet égard. Nous nous limitons à recommander au lecteur des articles La distance entre le spiritisme et le mouvement spirite, Prophétie de l'Esprit de Vérité, La chaîne spirite et le spiritisme, Le garçon et l'oasis : une fable d'espoir, un dialogue intéressant, Une invitation à l'autocritique du mouvement spirite, entre autres.

On peut cependant ajouter les réflexions de Kardec, dans Le Livre des Médiums :

Enfin, il y a spirites exaltés. L’espèce humaine serait parfaite si elle préférait toujours le bon côté des choses. L'exagération est nuisible en tout. Dans le Spiritisme, il produit un confiance aveugle et souvent enfantine dans les manifestations du monde invisible, faisant accepter très facilement et sans contrôle ce que la réflexion et l'examen démontreraient comme absurde ou impossible, car l'enthousiasme n'éclaire pas, il obscurcit. Ce genre d'adeptes est plus nuisible qu'utile à la cause du Spiritisme.. Ce sont eux qui sont les moins capables de convaincre, car leur jugement est à juste titre suspect. Ils sont facilement trompés par les esprits mystificateurs ou par les personnes qui cherchent à exploiter leur crédulité.. S'ils devaient en subir les conséquences, le mal serait moindre, mais le pire est qu'ils offrent, quoique involontairement, des raisons aux incroyants qui cherchent à se moquer plutôt qu'à se convaincre eux-mêmes et ne manquent jamais d'imputer à chacun le ridicule de certains.. Cela n'est sans doute ni juste ni rationnel, mais les adversaires du Spiritisme, comme nous le savons, ne reconnaissent que leur raison comme bonne et ne se soucient pas de savoir en profondeur de quoi ils parlent.

KARDEC, Allan. Le Livre des Médiums, Lac, 23Le Édition. Nous soulignons.

Leur position est claire : des gens insouciants qui, avec enthousiasme (et vanité) croient aveuglément en tout, font plus de mal que de bien à la Doctrine.

Des exagérations, disent certains

C'est l'opinion de certains que nous avons exagérée. Selon eux, il faut « respecter » la foi de chacun, en se limitant à accomplir notre travail. Premièrement, nous devons démontrer qu’il n’y a aucun manque de respect envers la foi de quiconque. Chacun a le libre arbitre et le droit de croire ce qu'il veut, rationnellement ou pas. Mais, ici, nous avons affaire à la science spirite, et c'est là que surgit le plus gros problème des idées de ces gens : le manque de connaissance de cette science. Il suffit de lire la Revista Espírita et d'autres ouvrages de Kardec et vous verrez non seulement lui, mais aussi les bons Esprits, en soulignant souvent le besoin de dénoncer les erreurs et, surtout, les charlatans et les ennemis de la Doctrine Spirite qui, habillant leurs idées sous le couvert du Spiritisme, promeuvent volontairement ou non l'erreur qui alimente le discrédit général du Spiritisme, comme s'il s'agissait d'une autre religion née du Spiritisme. les idées de quelqu'un. Nous avons déjà suffisamment démontré pourquoi le Spiritisme est un la science, et non un religion.

Le Spiritisme est arrivé au Brésil déformé

Le fait est que le spiritisme s'est déjà implanté au Brésil, altéré par le mouvement spirite naissant (faits amplement présentés dans...). Finiret, dans la FEB (Fédération Spirite Brésilienne), soi-disant « home mater » du spiritisme brésilien, loin de trouver un terrain pour sa restauration, elle fut remplacée par la doctrine de Roustaing, entièrement basée sur d'anciens dogmes religieux. Cette institution, qui a fini par dicter pendant longtemps la direction du Spiritisme brésilien, ne s'est jamais consacrée à récupérer la science spirite et la méthode nécessaire à la continuité de la Doctrine, avec des évocations privées (et même dans des centres spirites), outil indispensable pour l'étude scientifique, ont été abandonnées. Sans la méthode de Kardec, et en raison de l'intérêt porté à l'impression et à la vente d'œuvres médiumniques, toute idée venant de n'importe quel Esprit a commencé à être véhiculée et a ainsi lentement formé la croyance générale du Mouvement Spirite, aujourd'hui complètement perdu dans des idées qui, en fait, , sont fondamentalement antidoctrinaires.

Il faut bien entendu reconnaître qu'une partie de ces idées ont été fondées avant même l'arrivée du Spiritisme au Brésil, avec la falsification des œuvres Ciel et Enfer (principalement) et A Gênesis, après la mort de Kardec. Malheureusement, la FEB est la première à défendre l'idée que ces œuvres n'ont pas été falsifiées, ce qui, surtout en ce qui concerne le Ciel et l'Enfer, est suffisamment prouvé et irréfutable.

Parler de falsification crée-t-il de l’incrédulité ?

Ici enfin, nous arrivons à une autre critique de la part de certains : « dire qu'il y a eu falsification, ce serait jeter de la boue sur Kardec, susciter l'incrédulité envers le Spiritisme ». « En fait, disent-ils, quelle est cette Doctrine pour que les Esprits permettent une telle chose, sans avertissement ? C’est une pensée complètement illogique.

Nous commençons par rappeler que les paroles du Christ lui-même ont été frelatées et déformées au profit de dogmes religieux, et ce fait est précisément ce qui a conduit à l'incrédulité d'innombrables personnes envers le christianisme. Voltaire était l’un des représentants les plus évidents de cette incrédulité, qui prévaut encore aujourd’hui. Nous nous demandons : serait-ce « jeter de la boue » sur Jésus pour souligner les adultérations ? Est-ce que cela « susciterait l’incrédulité » envers le christianisme, en soulignant les distorsions, tout en démontrant des idées originales ? Évidemment pas. Si le problème est survenu, nous devons l’affronter de front (une attitude scientifique et véritablement kardécienne) et ne pas le balayer sous le tapis tant que ses effets écrasants persistent.

A l'idée que « les Esprits n'auraient pas permis les falsifications », nous opposons la forte recommandation d'étudier la Doctrine, qui n'a visiblement pas été mise en pratique par ces personnes. Les Esprits prévenus plusieurs fois sur les complots des ennemis de la Doctrine, comme nous l'avons démontré dans Prophétie de l'Esprit de Vérité. Sur la base des avertissements et des preuves, Kardec a également prédit l'avenir du Spiritisme, comme le souligne la Revue Spirite de décembre 1863, dans l'article « Período de Lutas » :

La lutte déterminera une nouvelle phase du Spiritisme et conduira à la quatrième période, qui sera la période religieuse. Puis viendra le cinquième, le période intermédiaire, conséquence naturelle du précédent et qui, plus tard, recevra son nom caractéristique. La sixième et dernière période sera la le renouveau social, qui ouvrira l’ère du XXe siècle. A ce moment-là, tous les obstacles au nouvel ordre de choses souhaité par Dieu pour la transformation de la Terre auront disparu. La génération qui émergera, imprégnée d'idées nouvelles, sera dans toute sa force et préparera le terrain pour ce qui doit inaugurer la victoire définitive de l'union, de la paix et de la fraternité entre les hommes, unis dans la même croyance, à travers la pratique de la loi évangélique. .

KARDEC, Allan. Revue Spirite, décembre 1863.

Malheureusement, la prévision de la sixième période est retardée de plus d'un siècle, en raison de plusieurs faits imprévisibles à cette époque, tels que l'abandon du spiritualisme rationnel et de la science spirite, outre la falsification des ouvrages cités. Ensuite, les guerres, l'oubli de la Doctrine en France et en Europe et son installation au Brésil, complètement déformée.

Les esprits n'empêchent pas le libre arbitre humain

Rappelons, pour finir, que le noyau de la doctrine spirite, toujours démontré par les Esprits, est le libre arbitre, dans lequel les Esprits ne peuvent interférer. Ils peuvent conseiller, mais ils ne peuvent pas entraver la volonté humaine. Ils l'ont fait : ils ont donné de nombreux conseils sur la nécessité de prendre soin de ceux qui devaient malheureusement s'occuper de l'héritage du maître. Il semble que le Mouvement Spirite Français était très à l'aise avec la direction de Kardec et, alors que cela était censé changer, à partir du milieu de 1869 (comme l'expose la Revue Spirite de décembre 1868, « Constitution Transitionnelle du Spiritisme »), Kardec mourut, et tous se sont retrouvés sans but. Leymarie assumant la direction de la Société Spirite, dénatura le but de la Revue Spirite, admettant la doctrine Roustainuiste en échange d'argent, et le lecteur pourra connaître le reste en lisant les ouvrages L'héritage d'Allan Kardec, par Simoni Privato, Ni le paradis ni l'enfer, de Paulo Henrique de Figueiredo et Finir, de Wilson García.

Bon au milieu des erreurs

Beaucoup disent : « Le mouvement spirite, au milieu de nombreuses erreurs, produit encore du bien. Ce n’est pas mal du tout. Nous ne pouvions pas être en désaccord avec cela. Nous ne disons pas qu’il y a une erreur ou une erreur dans toute chose et qu’aucun bien n’est produit. Une romance médiumnique, même si elle est pleine d'idées fausses, peut être la porte d'entrée à la personne qui l'interroge aller chercher plus d'informations, pour finir par connaître les œuvres de Kardec, en somme. Mais nous demandons : ne vaudrait-il pas mieux présenter le Spiritisme tel qu'il est, simple et rationnel, sans les absurdités qui produisent tant de revers et qui conduisent bien souvent à l'incrédulité ? Nous ne pouvons manquer de souligner que, lorsque l'espace est créé pour une erreur, au sein d'une science, et que cette erreur n'est pas corrigée par la théorie et les faits doctrinaux, elle en donne lieu à bien d'autres. C'est ce qui s'est produit.

Restauration

Le moment est venu de restaurer le Spiritisme, qui a déjà commencé au Brésil et qui se répandra dans le monde entier. Le premier pas est d'apprendre le Spiritisme tel qu'il est réellement, en s'éloignant des erreurs. Ceux qui, appelés « spirites », ne le souhaitent pas, adhéreront, s’ils le souhaitent, à une nouvelle religion, aussi dogmatique que les autres. Laissons le temps s'en occuper, mais cela ne veut pas dire que nous cessons de faire notre part, en présentant les erreurs, face à la doctrine spirite, sans personnalisme. Ensuite viendra le temps de restaurer la méthode de Kardec. Ces deux étapes donneront lieu à la possibilité de la sixième période prévue par Kardec : celle du renouveau social.

Nous ne pouvons manquer de recommander comment lecture essentielle Le travail Autonomie - L'histoire inédite du spiritisme, de Paulo Henrique de Figueiredo.

Faites partie de ce voyage qui est collectif et ne se fera que grâce à la collaboration de plusieurs.




La preuve la plus solide de l'altération du livre Le ciel et l'enfer d'Allan Kardec

Ils sont des faits juridiques incontestés à falsification de A Gênesis et O Céu e o Inferno, pour la simple raison que des éditions ont été publiées, avec des modifications, après la mort de l'auteur et sans dépôt légal – c'est ce qu'affirment au moins quatre opérateurs juridiques spécialisés : Simoni Particulier, Julio Nogueira, Lucas Sampaio et Marcelo Henrique. Ce fait sympa c'est au dessus de toute considération et, de ce fait, les fédérations spirites d'autres pays, en respectant la loi, revenu à la troisième édition de l'ouvrage. Malheureusement, la Fédération Spirite Brésilienne, ayant beaucoup à récapituler en adoptant cette attitude (puisque le texte original de A Gênesis contredit une multitude d'erreurs qui peuplent la plupart des publications éditées et imprimées par elle), résiste encore à ces faits, en se basant sur des données profanes. arguments sur les questions de droit d’auteur.

Outre le fait juridique et le nécessaire respect de la loi, l'étude que nous venons de réaliser a permis d'identifier une autre preuve, peut-être la plus décisive de toutes, de la falsification du Ciel et de l'Enfer, l'œuvre d'Allan Kardec, précisément dans la partie qui exprimait la philosophie doctrinale dans sa forme la plus claire et la plus pure.

Dans Le Livre des Esprits, Kardec aborde la question des esprits qui ont toujours choisi la voie du bien (nous l'avons également abordée dans l'article "Réforme intime et spiritisme“":

Il y a des esprits qui ont toujours choisi la voie du bien

121. Pourquoi certains Esprits suivent-ils le chemin du bien et d’autres celui du mal ?

« N’ont-ils pas le libre arbitre ? Dieu n'a pas créé les mauvais esprits ; Il les créa simples et ignorants, c'est-à-dire ayant autant d'aptitudes au bien qu'au mal. Ceux qui sont mauvais le sont devenus de leur plein gré.

133. Les Esprits qui Dès le début, ils ont suivi le chemin du bien?

"Tous sont créés simples et ignorants et sont instruits dans les luttes et les tribulations de la vie corporelle. Dieu, qui est juste, ne saurait rendre quelques-uns heureux, sans labeur et travail, donc sans mérite.

Le) - Mais alors, à quoi servent les esprits d'avoir suivi la voie du bien, si cela ne les dispense pas des souffrances de la vie corporelle ?

"Ils arrivent plus vite à la fin. De plus, les afflictions de la vie sont souvent la conséquence de l’imperfection de l’Esprit. Moins il y a d'imperfections, moins il y a de tourments. Celui qui n’est ni envieux, ni jaloux, ni avare, ni ambitieux, ne souffrira pas les tourments qui naissent de ces défauts. »

Le Livre des Esprits. Nous soulignons.

Confirmé par les Esprits, il y a ceux qui ont toujours choisi la voie du bien, ce qui ne les dispense pas de s'incarner pour leur développement. Ils n'ont donc rien à expier, puisque l'expiation est le choix conscient d'épreuves et d'opportunités qui les aident à se défaire des imperfections qu'ils ont consciemment acquises (rappelons que se tromper n'est pas acquérir des imperfections, dans la mesure où l'erreur est surmontée par l'apprentissage. Ce qui génère les imperfections, c'est la répétition consciente de l'erreur).

En outre, il est logique que ceux qui ont surmonté une imperfection acquise grâce à l'expiation n'aient plus rien à expier, à moins qu'ils ne développent de nouvelles imperfections. Malgré cela, ils peuvent avoir besoin de naître sur une planète comme la Terre simplement parce que leurs besoins actuels l'exigent ou parce qu'ils choisissent de s'incarner pour une mission. Jésus-Christ lui-même est l'exemple ultime de ce dernier cas, et même s'il était un pur Esprit, il a affronté les vicissitudes de la matière sans avoir rien à expier. Voyez où conduit l'admission de ces fausses idées : au dogme des esprits créés à part et qui n'ont jamais été parmi nous (dogme soutenu par Roustaing) !

Des preuves solides de l'altération du Paradis et de l'Enfer

Et voici la preuve de la falsification du Ciel et de l'Enfer, qui, dans l'édition parue après la mort de Kardec, introduit deux éléments au chapitre VIII (devenu chapitre VII) :

9° Toute faute commise, tout mal fait, est une dette contractée qui doit être payée ; S’il n’en est pas ainsi dans une existence, il en sera ainsi dans la suivante ou dans les suivantes, car toutes les existences sont solidaires les unes des autres. Celui qui paiera dans l’existence actuelle n’aura pas à payer une seconde fois.

10 - L'Esprit subit la peine de ses imperfections, soit dans le monde spirituel, soit dans le monde corporel. Toutes les misères, toutes les vicissitudes que nous endurons dans la vie corporelle sont le résultat de nos imperfections, l'expiation des fautes commises, soit dans l'existence présente, soit dans les existences antérieures.

Le ciel et l'enfer, quatrième édition. FEB. Je souligne.

Ces deux éléments, je le répète, n'existaient pas dans la troisième édition de l'ouvrage, publiée et imprimée par Kardec de son vivant. Admettre que Kardec a inclus ces éléments dans cette édition, en particulier l'élément 10, reviendrait à admettre que Kardec a contredit tout ce qu'il avait développé jusqu'alors.

Pour appuyer cette fausse idée, les paragraphes suivants ont été supprimés dans la falsification, au chapitre IX (anciennement chapitre X) :

Dans les premières phases de leur existence, les Esprits sont soumis à l'incarnation matérielle, nécessaire à leur développement, jusqu'à ce qu'ils aient atteint un certain niveau. Le nombre d'incarnations est indéterminé et subordonné à la rapidité du progrès, qui se produit en proportion directe du travail et de la bonne volonté de l'Esprit, qui agit toujours selon son libre arbitre. Ceux qui, par insouciance, négligence, obstination ou mauvaise volonté, restent plus longtemps dans les classes inférieures, en subissent les conséquences, et l'habitude du mal fait qu'il leur est difficile de sortir de cet état. Un jour, cependant, ils se lassent de cette existence pénible et des souffrances qui l'accompagnent. Alors, comparant leur situation à celle des bons Esprits, ils se rendent compte que leur intérêt est dans le bien et ils cherchent à s'améliorer, mais ils le font de leur plein gré, sans y être contraints. Ils sont soumis à la loi du progrès en raison de leur capacité à progresser, mais ils ne le font pas contre leur gré. Dieu leur fournit constamment les moyens de progresser, mais ils sont libres d'en profiter ou non. Si le progrès était obligatoire, les esprits n'auraient aucun mérite, et Dieu veut que chacun ait le mérite de ses œuvres, ne favorisant personne avec la première place, une place accordée à tous, mais qu'ils n'atteignent que par leurs propres efforts. Les anges les plus élevés ont gagné leur position en parcourant le même chemin que tous les autres. Tous, du haut en bas de l'échelle, ont appartenu ou appartiennent encore à l'humanité.

Les hommes sont donc des esprits incarnés plus ou moins avancés, et les esprits sont les âmes des hommes qui ont quitté leur enveloppe matérielle. La vie spirituelle est la vie normale de l'esprit. Le corps n'est qu'un vêtement temporaire, approprié aux fonctions qu'il doit remplir sur Terre, de même qu'un guerrier revêt son armure et sa cotte de mailles pour le moment du combat, puis les enlève après la bataille, pour les remettre au moment d'un nouveau combat. La vie corporelle est le combat que les Esprits doivent livrer pour progresser, aussi revêtent-ils cette armure qui est à la fois un instrument d'action et une gêne.

Lorsque les esprits s'incarnent, ils apportent avec eux leurs qualités intrinsèques. Les esprits imparfaits forment donc des personnes imparfaites ; ceux qui sont plus avancés, bons, intelligents, éduqués, sont instinctivement des personnes bonnes, intelligentes, qui peuvent facilement acquérir de nouvelles connaissances. De la même manière, lorsque les gens meurent, ils fournissent au monde spirituel des esprits bons ou mauvais, avancés ou arriérés. Le monde corporel et le monde spirituel s'approvisionnent donc en permanence l'un l'autre.

Parmi les mauvais Esprits, il en est qui ont toute la perversité des démons, auxquels on peut parfaitement appliquer l'image que l'on s'en fait. Incarnés, ce sont des hommes pervers et rusés qui se plaisent au mal, apparemment créés pour le malheur de tous ceux qui sont entraînés dans leur intimité, et dont on peut dire - sans que cela soit une offense - qu'ils sont des démons incarnés.

Parvenus à un certain degré de purification, les Esprits reçoivent des missions compatibles avec leur avancement et remplissent ainsi toutes les fonctions attribuées aux anges des différents ordres. Dieu ayant toujours créé, il y a toujours eu assez d'Esprits pour répondre à tous les besoins du gouvernement de l'univers. Une seule espèce d'êtres intelligents, soumise à la loi du progrès, suffit donc à tout. Cette unité dans la création, jointe à l'idée que tous ont une même origine commune, une même voie à suivre, et que tous s'élèvent par leur propre mérite, correspond beaucoup mieux à la justice de Dieu que la création d'espèces différentes, plus ou moins favorisées par des dons naturels, équivalents à des privilèges.

Le paradis et l'enfer – Editora FEAL

Notez également l'extrait suivant du Livre des Esprits (soulignement ajouté) :

  1. Étant le vicissitudes de la vie corporelle Expiation des fautes passées et, en même temps, épreuves en vue de l'avenir, il découle que de la nature de telles vicissitudes on peut déduire quel genre d'existence antérieure il s'agissait ?

" C'est très souvent possible. , Car chacun est puni selon son propre péché. Toutefois, cela ne doit pas être interprété comme une règle absolue.. ” Les tendances instinctives constituent une indication plus fiable, car les épreuves que subit l’Esprit sont déterminées à la fois par ce qui concerne le passé et par ce qui concerne l’avenir. »

Ceci est très important. Dans ses œuvres, Kardec développe toujours la doctrine de manière progressive, reprenant souvent ce qui était déjà considéré comme un fait acquis au sein de la science spirite. Lorsqu'il devait contredire un point, suite à une correction de compréhension, il l'exprimait avec une grande clarté. Puis, apparemment sans prévenir, Kardec contredit la doctrine pour affirmer ce qui suit, en faisant une règle :

“"En raison de la nature des souffrances et des vicissitudes endurées" dans la vie corporelle , ” On peut juger de la nature des fautes commises dans une existence antérieure, et des imperfections qui les ont causées. » (Allan Kardec, Le Ciel et l'Enfer, 4e édition, falsifiée).

Vous rendez-vous compte que cela contredit la conception que Kardec se faisait du spiritisme et son comportement ? Il aurait agi de même dans le paragraphe précédent, ce qui est impossible, puisqu’il contredira plus tard ces opinions erronées dans *La Genèse*. C’est crucial, car cette idée est directement liée à l’influence roustainguiste dans la falsification de cet ouvrage, au sein même du chapitre qui en constitue le cœur, le fondement de la théorie morale spirite.

Plus de preuves de l'idée originale

Voici d'autres extraits de l'œuvre de Kardec qui montrent la véritable compréhension du sujet (l'incarnation n'est pas exclusivement le résultat de l'expiation) :

Selon un système quelque peu spécieux à première vue, les esprits n'ont pas été créés pour s'incarner et l'incarnation ne serait que le résultat de leur absence. Un tel système est mis à mal par la simple considération que si aucun esprit n'avait échoué, il n'y aurait pas d'êtres humains sur la Terre ou sur d'autres mondes. Or, puisque la présence de l'homme est nécessaire à l'amélioration matérielle des mondes, puisqu'il contribue par son intelligence et son activité à l'oeuvre générale, il est un des rouages essentiels de la Création. Dieu ne pourrait subordonner la réalisation de cette partie de son oeuvre à la chute éventuelle de ses créatures, s'il ne disposait d'un nombre suffisant de coupables pour fournir des ouvriers aux mondes créés et à créer. Le bon sens rejette une telle idée.

KARDEC. Revue Spirite - 1863 > Juin > Sur le principe de la non-rétrogradation de l'Esprit. Souligné par l'auteur.

Dans cet article, dans ce passage, Kardec réfute évidemment avec fermeté la même idée que celle véhiculée dans les Quatre Évangiles de Roustaing (qui ne paraîtra qu'en 1865), à savoir que l'incarnation n'aurait lieu que pour l'expiation, c'est-à-dire lorsque l'Esprit est "coupable" :

L'idée de l'incarnation comme châtiment, nous l'avons dit, est une idée totalement liée aux dogmes de Roustaing :

N. 59. C'est ce qu'il faut penser de l'opinion qui se présente ainsi : "De même que, pour l'Esprit en état de formation, la matérialisation dans les règnes minéral et végétal et dans les espèces intermédiaires, de même que l'incarnation dans le règne animal et dans les espèces intermédiaires, est une nécessité et non un châtiment résultant d'une faute commise, de même pour l'Esprit formé, qui a déjà l'intelligence indépendante, la conscience de ses facultés, la conscience et la liberté de ses actes, le libre arbitre, et qui est dans l'état d'innocence et d'ignorance, l'incarnation, d'abord dans les terres primitives, puis dans les mondes inférieurs et supérieurs, jusqu'à ce qu'il ait atteint la perfection, est une nécessité et non un châtiment" ?

"Non, l'incarnation humaine n'est pas une nécessité, c'est une punition, nous l'avons déjà dit. Et la punition ne peut pas précéder la culpabilité."

L'Esprit n'est pas humanisé, nous l'avons déjà expliqué, avant que le premier manque ne le soumette à l'incarnation humaine. C’est seulement alors qu’il est prêt, comme nous l’avons déjà montré, à en subir les conséquences.

ROUSTAING, Jean B. Quatre évangiles, Tome I, article 59

Il est facile de voir la similitude entre cette idée et celle introduite dans la 4ème édition du Ciel et l'Enfer : l'incarnation n'a lieu que lorsque l'Esprit s'est rendu coupable d'une erreur antérieure.

Poursuivons avec les preuves de l'idée originale de Kardec et de la Doctrine :

132. Quel est le but de l'incarnation des esprits ?

"Dieu leur impose l'incarnation pour les amener à la perfection. Pour les uns, c'est une expiation, pour les autres, c'est une mission. Mais pour atteindre cette perfection, ils doivent subir toutes les vicissitudes de l'existence corporelle : c'est l'expiation [...].

Le livre des esprits

Pour certains, il s'agit d'une expiation, pour d'autres, d'une mission. "En d'autres termes, l'expiation, traitée dans le monde religieux comme un processus de rémission des péchés par le châtiment divin, n'est ici, pour le spiritisme, que le processus d'apprentissage et de développement de l'Esprit.

Mais la fatalité n'est pas un vain mot. Elle existe dans la position que l'homme occupe sur la terre et dans les fonctions qu'il y remplit, par suite du genre de vie que son Esprit a choisi comme épreuve, comme expiation ou comme mission. Il subit fatalement toutes les vicissitudes de cette existence et toutes les tendances bonnes ou mauvaises qui lui sont inhérentes.

Le livre des esprits

L'Esprit subit les vicissitudes de l'existence qu'il a choisie, à titre d'épreuve, d'expiation ou de mission.

  1. L'incarnation est-elle une punition et seuls les esprits coupables y sont-ils soumis ?

Le passage des Esprits par la vie corporelle est nécessaire pour qu'ils puissent accomplir, par l'action matérielle, les desseins que Dieu leur a confiés. Il est nécessaire pour leur propre bien, car l'activité qu'ils sont obligés d'exercer les aide à développer leur intelligence. Souverainement juste, Dieu doit tout distribuer également à tous ses enfants ; c'est pourquoi il a établi pour tous le même point de départ, la même aptitude, les mêmes obligations à remplir et la même liberté d'agir. Tout privilège serait une préférence, une injustice. Mais l'incarnation n'est qu'un état temporaire pour tous les esprits. C'est une tâche que Dieu leur impose au début de leur vie, comme première expérience de l'usage qu'ils feront de leur libre arbitre. Ceux qui s'acquittent de cette tâche avec zèle franchissent rapidement et moins péniblement les premières étapes de l'initiation et jouissent plus tôt des fruits de leur travail. En revanche, ceux qui font un mauvais usage de la liberté que Dieu leur a donnée ralentissent leur progression et, quelle que soit leur obstination, ils peuvent prolonger indéfiniment la nécessité de la réincarnation, qui devient alors un châtiment. - St Louis (Paris, 1859)

KARDEC.L'Évangile selon le Spiritisme > Chapitre IV - Nul ne peut voir le royaume de Dieu s'il ne renaît pas > Instructions des Esprits.> Nécessité de l'incarnation.> 25.Souligné par l'auteur.

Bien sûr, les Esprits montrent que l'incarnation est nécessaire pour chacun, afin qu'en se développant, il joue son rôle dans la Création.

Les exemples de punition immédiate sont moins rares qu'on ne le pense. Si l'on remontait à la source de toutes les vicissitudes de la vie, on y verrait presque toujours la conséquence naturelle d'une faute commise. L'homme reçoit à chaque instant de terribles leçons, qu'il n'utilise malheureusement que très peu.

Revue spirite, 1864

Presque toujours, les sources de toutes les vicissitudes de la vie remontent à la conséquence naturelle d'une faute commise.

[L'homme de bien] sait que toutes les vicissitudes de la vie, toutes les douleurs, toutes les déceptions, sont des épreuves ou des expiations, et les accepte sans murmure.

L'Évangile selon le spiritisme

Toutes les vicissitudes de la vie sont des épreuves ou des expiations. Épreuve : tout ce qui nous aide à apprendre, toutes les difficultés de la vie. Expiation : certains types d'épreuves, choisies pour exercer le détachement à l'égard d'une imperfection acquise.

La question des disciples "Le péché de cet homme est-il la cause de sa cécité de naissance ?" indique l'intuition d'une existence antérieure. Sinon, elle n'aurait pas de sens, car le péché qui serait la cause d'une malformation congénitale doit avoir été commis avant la naissance et donc dans une existence antérieure. Si Jésus avait vu là une idée fausse, il aurait dit : "Comment cet homme a-t-il pu pécher avant d'être parmi nous ?". Au lieu de cela, il leur a dit que si un homme est aveugle, cela ne signifie pas qu'il a péché, mais que c'est pour que la puissance de Dieu brille en lui ; c'est comme si on disait qu'il devait être l'instrument d'une manifestation de la puissance de Dieu. Si ce n'était pas une expiation du passé, c'était la preuve qu'il devait servir à son progrès, car Dieu, qui est juste, ne pouvait pas lui imposer une souffrance sans compensation."

KARDEC, Allan. La Genèse. 4ème édition. « Aveugle de naissance ». Nous soulignons.

Dans ce passage, où Kardec traite de la guérison de la cécité par Jésus, il fait l'observation suivante : "Si ce n'était pas une expiation du passé, c'est la preuve qu'il doit servir à votre progrès". Cela signifie que pour lui, et conformément au spiritisme, les vicissitudes ne sont pas seulement une expiation, mais aussi un outil d'apprentissage.Ce passage figure même dans la 5ème édition de la Genèse (l'édition frelatée), et Kardec ne peut pas s'être contredit dans ses idées dans chacun de ses ouvrages.Ce n'est pas le Kardec que nous connaissons.

Raison de la falsification

Quiconque enquête sérieusement sur le sujet, et qui a également enquêté sur la falsification de La Genèse, se rendra compte d'un point commun entre les deux falsifications : le principe du dogme de l'incarnation comme résultat de la punition du péché - un dogme fortement limitatif et enfermant, repris par Roustaing et enseigné par les esprits mystificateurs qui communiquaient avec lui par l'intermédiaire de la médium Emilie Collignon. A sa théorie, il oppose un simple détail : Jésus.

Jésus, l'Esprit le plus évolué qui se soit jamais incarné parmi nous, n'avait rien à "payer", puisqu'il était un pur Esprit. Comment résoudre ce problème ? En disant que Jésus ne s'est pas incarné, mais qu'il était en fait un agénère, c'est-à-dire un Esprit matérialisé, qui nous a simplement trompés tout au long de sa trajectoire.

Le fait est que, dans Le Ciel et l'Enfer, les idées doctrinales qui montraient que l'incarnation était nécessaire pour tous, bons et mauvais, ont été supprimées, et l'idée que tout ce que nous vivons est le résultat de l'expiation des erreurs commises dans les vies antérieures a été ajoutée (point 10, chapitre 7, Code pénal de la vie future) ; dans la falsification de la Genèse, ce n'est pas un hasard, le point 67 du chapitre XV a été supprimé et, comme le démontre Henri Netto,

[…] la renumérotation du point 68 comme s'il s'agissait du point 67 cache l'évaluation logique (bien qu'en termes de suppositions) du sort de l'enveloppe corporelle de Yeshoua après son enterrement. Pour quelle raison Kardec, après avoir repoussé la thèse docétiste ("corps fluidique" de Jésus) et affirmé sa nature humaine, aurait-il supprimé ses judicieuses considérations sur le sujet ?

NETTO, Henri. En quête du doute : où est la vérité ? Publié sur le site Espiritismo com Kardec – ECK, le 24/12/2023. Disponible en comkardec.net.br/a-procura-da-duvida-onde-esta-a-verdade-por-henri-netto

Autrement dit : dans la Genèse, pour soutenir les adultérations du Ciel et de l'Enfer, on a attaqué l'idée qui démontre, par un exemple sans équivoque, que l'incarnation n'est pas seulement pour l'expiation (en ajoutant ici que l'expiation est l'acte conscient de choisir les épreuves pour revenir au bien, pour les Esprits qui, minoritaires, ont choisi l'attachement à l'erreur et ont donc développé des imperfections). Une idée doctrinale a été supprimée, alors que la recommandation de l'Esprit qui a communiqué à Kardec au sujet de la nouvelle édition était de ne rien supprimer de ce qui avait trait aux idées doctrinales.

Conclusion

Soit Kardec a fait ce changement, soit il ne l'a pas fait. S'il a fait ce changement lui-même, alors il contredit toute sa compréhension antérieure et, de plus, il démontre un état altéré de santé mentale, puisqu'il a contredit cette idée dans A Gênese, y compris dans sa cinquième édition, comme nous l'avons démontré plus haut.

Or, sachant que Kardec comprend très clairement que l'incarnation ne peut être le résultat exclusif de l'expiation, et connaissant son état de santé mentale jusqu'au jour de sa mort, nous ne pouvons qu'arriver à une seule conclusion : cet ouvrage a été trafiqué.

Le changement est très clair : "Toutes les misères, toutes les vicissitudes que nous endurons dans la vie corporelle sont le résultat de nos imperfections, des expiations des fautes commises", c'est clairement l'idée de Roustaing. C'est clairement l'idée de Roustaing, et l'essence de ce chapitre a été perdue avec la modification, afin de mettre en œuvre les mêmes dogmes que ce monsieur a acceptés et défendus :

"Non, l'incarnation humaine n'est pas une nécessité, c'est une punition, nous l'avons déjà dit. Et la punition ne peut pas précéder la culpabilité."

ROUSTAING, Jean B. Quatre évangiles, Tome I, article 59

Beaucoup diront que le point 16 du chapitre VII du Ciel et de l'Enfer (la version frelatée) contient le même principe retiré du point 8 original :

16 - Le repentir est le premier pas vers l'amélioration de soi, mais il ne suffit pas à lui seul ; l'expiation et la réparation sont encore nécessaires.

Repentir, expiation et réparation sont les trois conditions nécessaires pour effacer les traces d'une faute et ses conséquences.

Le repentir adoucit la douleur de l'expiation, donne de l'espoir et prépare la voie à la réhabilitation ; mais seule la réparation peut annuler l'effet en détruisant la cause ; le pardon serait une grâce, pas une annulation.

However, we ask: what do repentance, atonement and reparation become, when subjected to the ideas inserted by adulteration, if not the fulfillment of a sentence or a punishment? What does error, part of learning, become if not a condemnation? And, looking at it from this angle, we ask: the individual who is led to think this way, how does he act towards life? Does he or she act austerely, trying to overcome the mistake, or, believing himself or herself condemned, does he or she submit to inaction or, worse, slip into even more mistakes? What about your neighbor, who is suffering the vicissitudes of life? Do you see in them a brother or sister who needs our support, a being capable of overcoming their difficulties through learning, or do you see in them another condemned person, about whom nothing can be done, since they are serving their sentence? Finally: does all this lead to a state of cooperation, in search of progress, or does it lead to materialism and selfishness?

Ce sont des questions que chacun doit se poser, en possession des connaissances que, pour ma part, j'ai mis trois ans à clarifier et à établir.Peut-être, avec tout cela, puis-je contribuer à raccourcir ce temps pour vous.

Les ennemis du bien s'efforcent de le retarder

Il est très clair que le chapitre le plus important du Ciel et de l'Enfer, celui qui contenait précisément l'essence de la philosophie doctrinale, a été délibérément altéré. Les idées établies à l'origine ont été complètement remodelées selon des dogmes liés à l'idée de la chute par le péché, retardant de plus de 150 ans le développement du spiritisme sur la surface de la Terre. Cela suffit. Il est temps de se ressaisir et d'étudier. Nous vous recommandons la lecture de nos Ouvrages recommandés.

Les efforts de ceux qui tentent de maîtriser la vérité sont liés à des conceptions du vieux monde. Ce sont des esprits qui sont encore incapables de comprendre l'essence du spiritisme et qui, consciemment ou non, luttent contre ses idées d'autonomie et de liberté. Comme dirait Kardec, laissons au temps le soin de s'en occuper.

Ils prétendent avoir prouvé sommairement qu'il n'y a pas eu de manipulation et avoir ainsi réfuté toutes les preuves du contraire. Je demande donc à ces personnes d'expliquer cette modification illogique et contradictoire de l'ensemble de la doctrine.

Comment agissent les prêtres

Pour Leymarie, les faits et la discussion à leur sujet n’avaient pas d’importance. Pour maintenir sa version, il entendait dominer la vérité par divers subterfuges. Il essaya de prendre le contrôle de l'opinion spirite et cacha tout ce qu'il pouvait témoigner contre ses idées. Ceux qui contredisent les faits de falsification avec un « chant de sirène », comme dirait Marcelo Henrique, agissent également de cette manière.

Il y a quelques jours, j'ai commenté la vidéo « Le Livre de la Genèse a-t-il vraiment été falsifié ? », publiée sur la chaîne YouTube du Grupo Espírita Revelare :

Ce n'est pas un hasard si mes commentaires n'apparaissent à personne d'autre, puisque je suis masqué sur la chaîne.




Les problèmes de la croyance au néant (nihilisme) et de la punition

La croyance au châtiment, même au sein du spiritisme (ou du mouvement spirite) et la croyance au néant conduisent l'homme à deux situations très compliquées. Nous allons voir ce qu'il en est :

Quand on croit au néant, on se concentre sur la jouissance du présent à tout prix. C'est ce que Kardec nous montre dans Le Ciel et l'Enfer (FEAL) :

Y a-t-il quelque chose de plus désespéré que l'idée d'une destruction absolue ? Affections sacrées, intelligence, progrès, connaissances laborieusement acquises, tout serait défait, tout serait perdu ! A quoi bon l'effort pour devenir meilleur, pour réprimer les passions, pour enrichir notre esprit, si nous ne voulons en récolter aucun fruit, surtout dans l'idée que demain, peut-être, il ne nous servira plus à rien ? S'il en était ainsi, le sort de l'homme serait cent fois pire que celui du sauvage, qui vit tout entier dans le présent, dans la satisfaction de ses appétits matériels, sans aspirations pour l'avenir. Une intuition secrète nous dit que ce n'est pas possible.

Du fait de sa croyance au néant, l'homme concentre inévitablement ses pensées sur la vie présente. Il n'y aurait, en effet, aucune raison de s'inquiéter d'un avenir dont on n'attend rien. Cette préoccupation exclusive du présent le conduit naturellement à se considérer avant tout ; elle est, par conséquent, le plus puissant incitatif à l'égoïsme. L'incroyant est cohérent lorsqu'il conclut : “ Profitons de la vie tant que nous sommes là, profitons-en autant que possible, car après nous, tout sera fini ; profitons-en vite, car nous ne savons pas combien de temps cela durera ”, ainsi que cette autre conclusion, bien plus grave pour la société : “ Profitons de la vie, peu importe les dépens de qui ; chacun pour soi ; le bonheur ici-bas appartient aux plus rusés. ” Si les scrupules religieux restreignent les actions de certains, quelle contrainte y aura-t-il pour ceux qui ne croient en rien ? Pour eux, la loi humaine n'atteint que les insensés, et c'est pourquoi ils consacrent leur talent à trouver des moyens de la contourner. S’il existe une doctrine nuisible et antisociale, c’est assurément celle du néantisme (la doctrine du néant, le nihilisme), car elle brise les véritables liens de solidarité et de fraternité, fondement des relations sociales.”

KARDEC, Allan. Le paradis et l'enfer, Editora FEAL.

Quelque chose de diamétralement opposé à la pensée nihiliste glorifiée par Nietzsche :

La découverte de la morale chrétienne est un événement unique, une véritable catastrophe. Le prétexte sacré de rendre l'humanité meilleure apparaît comme la ruse pour épuiser la vie elle-même, pour la rendre anémique. Le concept de l'au-delà a été inventé pour dévaloriser le seul monde qui existe, pour priver notre réalité terrestre de toute finalité, de toute raison, de tout but ! Le concept d'âme, d'esprit, et finalement d'âme immortelle, a été inventé pour mépriser le corps. Enfin - et c'est là le plus terrible - dans le concept de l'homme bon, on se range du côté de tout ce qui est faible, malade, raté, de ce qui est passif en soi, de tout ce qui doit périr - on contredit la loi de la sélection naturelle, et on se fait un idéal en s'opposant à l'homme hautain et performant, à l'homme qui dit oui, à l'homme qui garantit et est sûr de l'avenir - cela devient maintenant l'homme mauvais... Et tout cela, on le croyait moral.

NIETZSCHE, 2008, p. 99-100

En revanche, lorsqu'un homme croit à l'idée de la chute due au péché ou à la vie humaine comme moyen de “ payer ses dettes ”, autrement dit, lorsqu'il croit à l'idée d'un châtiment divin, il devient incapable de gérer ses problèmes de manière proactive. Une femme qui, par exemple, vit avec un conjoint violent qui l'abuse physiquement ou moralement peut croire (et beaucoup le lui disent) qu'elle vit une “ rédemption ” de vies antérieures. Elle doit donc se soumettre à des conditions inhumaines afin, comme on dit, de “ régler ses dettes ”.

Cette façon de penser est souvent enseignée dès le plus jeune âge, lorsque l'enfant est soumis à des punitions au lieu d'être encouragé à développer sa propre autonomie rationnelle. Nous avons déjà abordé ce sujet dans l'article "La punition irrite et impose. N'éduquez pas pour la raison.


Le fanatisme de la crédulité crée des incrédules, car il ne répond à rien. Il déresponsabilise l'individu : s'il fait le mal, c'est la faute du diable ; s'il fait le bien, c'est la grâce divine.

Le fanatisme de l'incroyance, quant à lui, va dans le même sens et produit la même chose que le premier : l'individu, qu'il fasse le mal ou le bien, c'est à cause de son ADN.

Les deux transforment les gens en automates à qui il ne reste que les plaisirs du monde et la perspective du néant ou de la damnation éternelle. La voie médiane, dans son excellence rationnelle, est le spiritualisme rationnel et le spiritisme (dans son origine). Voir cette étude : https://www.youtube.com/watch?v=OCD2_iAQySw.


Nous recommandons à tous l'étude suivante :




L'histoire du Spiritisme et du Mouvement Spirite

Le Spiritisme aujourd'hui, ou plutôt ce que le Mouvement Spirite en sait et en transmet, est très loin d'être la réalité, et cela est très grave, car c'est précisément à cause de ces déformations que se sont créées des idées fausses qui repoussent les individus et créent des luttes, non seulement en interne, mais aussi avec les religions spiritualistes.

Un cas très connu est celui de Umbanda, Cette idée est née de l'interdiction faite à une personne de “ recevoir ” l'esprit d'un “ vieil homme noir ” dans un centre spirite. De plus, aujourd'hui, les personnes de toutes confessions qui s'intéressent au spiritisme se posent la question suivante : “ Dois-je renoncer à ma religion pour être spirite ? ” En effet, de nos jours, “ être spirite ” signifie fréquenter un centre spirite qui, selon une conception erronée, serait le lieu où le spiritisme “ vit ”.

Je suis ici pour démontrer combien ces conceptions sont fausses et que, loin d'une dispute de vérités, il est possible d'avoir une union et qu'en vérité c'est ainsi que s'est développé le Spiritisme.

L’histoire du Spiritisme comme presque personne ne l’a connue

Il est logique de dire qu'avant que le Spiritisme ne soit établi comme doctrine, personne n'était spirite. Comment a-t-il alors été possible de former cette science, à aspect philosophique et à conséquences morales ?

Quiconque dit ou pense que c'est Allan Kardec qui a créé le Spiritisme se trompe. Non : le Spiritisme est dans la nature, comme les autres sciences. Il incomberait à quelqu'un d'étudier, avec méthodologie scientifique et sérieux, les principes de cette science, et c'est ce qu'a fait Kardec. Il ne s’est jamais donné le droit de s’emparer de la vérité, tout simplement parce qu’en tant que scientifique honnête, il savait que la science ne traite pas de vérités, mais de théories qui se rapprochent le plus de la vérité.

Ainsi, Kardec s'est consacré à l'étude des phénomènes et des communications des Esprits, en utilisant le principal outil disponible : les évocations, par l'intermédiaire des médiums. Et il ne l'a pas fait seul : à cette époque, des groupes d'études se sont répandus dans toute la France et dans d'autres pays voisins et, de fait, ont précédé Kardec dans les évocations. Lorsqu'il s'intéresse au Spiritisme, il existe déjà plusieurs évocations enregistrées sur papier, qu'il rassemble, analyse et organise, ce qui donne naissance à la première édition du Livre des Esprits, environ la moitié de la taille de sa seconde édition.

Kardec réalisa rapidement que cet effort initial dans la Doctrine nécessiterait un développement, comme toute science. Ainsi, en 1858, le Revue Spirite — Journal d'études psychologiques, périodique mensuel où il présentait au public les résultats d'études sur les évocations et les communications spontanées dans le cadre de la Société parisienne d'études spirites, ainsi que des contenus pertinents envoyés par d'autres groupes. Il utilisa également la Revue pour renforcer le vrai visage du Spiritisme, présentant souvent des contrepoints à des opinions et des articles pleins d'ignorance et, parfois, de mal.

Nous parlons de méthodologie scientifique: eh bien, le Spiritisme est né comme toute science : d'une observation systématique et contrôlée de faits vérifiables (bien que non selon notre volonté), à partir desquels des hypothèses ont été créées. A partir des hypothèses, une théorie a été créée, qui a ensuite été soumise à des expérimentations (évocations). A partir des expériences, les résultats étaient vérifiés et, à partir de là, les hypothèses étaient évaluées : si elles étaient corroborées, elles étaient intégrées à la théorie ; dans le cas contraire, ils étaient réévalués et de nouvelles observations étaient faites.

Des contrevérités

L'une des plus grandes contrevérités qui règnent sur le Mouvement Spirite actuel est qu'il ne faut pas faire d'évocations., ce qui est en opposition avec les caractères historiques du Spiritisme. Quiconque étudie la première année de Revista Espírita comprend comment indispensable pour la science spirite, qui, en tant que science, ne doit pas être considéré comme un contenu sacré, qui doit rester intact. Au contraire : le Spiritisme a besoin de développement, mais ce développement ne peut se faire que par la méthodologie scientifique, qui dépend nécessairement de la reprise des évocations. Un exemple de pratique manquant de méthode, ou prise pour de faux principes, est qu'il suffit d'évoquer un ou plusieurs Esprits, dans un groupe isolé, et de les interroger (ou de les écouter) sur tout, ce qui en fait un principe doctrinal.

Un autre grand mensonge est l’hypothèse selon laquelle la médiumnité appartient à la doctrine spirite.. A tel point que nous démontrons que le Spiritisme est né de l'effort commun de groupes qui ne pouvaient être spirites, puisque la doctrine n'existait pas encore. À cette époque, des personnes de diverses croyances et religions pratiquaient la médiumnité chez elles, en petits groupes, et récoltaient de bons ou de mauvais résultats des évocations en fonction de leurs efforts pour raisonner sur les communications. Kardec mentionne, dans la Revue, que parmi les adeptes du Spiritisme se trouvaient des catholiques, des protestants, des musulmans, des bouddhistes, etc., qui effectuaient des évocations et des études et les envoyaient souvent à la Société parisienne d'études spirites, où, avec d'autres collaborateurs, ils étaient évalué, analysé et séparé ceux qui pourraient représenter un intérêt pour le grand public.

Ici nous avons deux autres contrevérités du Mouvement Spirite moderne : celui qui dit que la médiumnité ne peut être pratiquée que dans le centre spirite et celui qui dit qu'il suffit d'attendre la libre communication des Esprits. De ceux-ci naît peut-être la plus grosse erreur des spirites et adeptes modernes : l’acceptation aveugle et irraisonnée de tout ce que disent les Esprits.

Encore un mensonge, que nous ne pouvons manquer de mentionner, est celui qui dit que le Spiritisme est une religion. Nous avons déjà démontré qu'il s'agit d'une science et qu'elle ne peut être considérée comme une religion qu'au sens philosophique de la religion naturelle, abordée de manière métaphysique et morale par le Spiritualisme Rationnel, dont nous parlerons dans un instant. C'est la raison pour laquelle on trouvait, au temps de Kardec, des adeptes parmi les religions, qui ne quittaient pas leurs religions, avec leurs particularités, pour pratiquer le Spiritisme. À ce propos, restez avec nous jusqu’au bout, car la compréhension est extrêmement importante.

Malheureusement, le Mouvement Spirite a effacé la science et a transformé le Spiritisme en une religion, qui a commencé à créer de fausses idées et des dogmes qui, s'ils plaisent à certains, plaisent pour un temps, mais ne peuvent pas affronter la raison dans les moments les plus critiques de la vie, créant ainsi, les mécréants. Ils ont oublié que les Esprits ne deviennent pas sages en quittant le corps matériel et que, parmi eux, il y a des bons et des mauvais, des sages et des ignorants, etc., et que c'est surtout lorsqu'il est simplement mis à disposition, sans dialogue, que quiconque se présente.

Il existe d'innombrables idées fausses, qui alimentent le mouvement spirite et ses adeptes en général, qui n'ont pas subi l'examen nécessaire, qui n'ont pas été étudiées et remises en question, même si elles s'opposaient à ce qui, avec méthode, a été transformé en principe par observation psychologique dans milliers des esprits, de tous “ types ”.

Nous invitons le lecteur, s'il ne l'a pas déjà fait, à commencer à étudier la Revista Espírita de 1858 et 1859 (elle court jusqu'en mai 1869). Cette publication, qui doit être considérée comme un laboratoire où l'on peut suivre l'évolution de la doctrine spirite, à travers la méthode soulignée ci-dessus, et non comme une idée finale dans chaque article, montre ce qu'est réellement le Spiritisme et combien notre société est loin d'être cette réalité.

Remarquez ce que nous disons contrevérités, Ce ne sont pas des “ mensonges ”, comme le disent la plupart de ceux qui les répandent, se basant sur ce qu'on leur a enseigné. Mais d'où viennent ces contrevérités ?

Le tournant matérialiste du XIXe siècle

Le Spiritisme n'est pas né de nulle part. Le terrain était très bien préparé auparavant et, au début du XIXe siècle, naissait le mouvement connu sous le nom de Spiritualisme rationnel, qui, basé sur la métaphysique, cherchait à étudier la psyché humaine à travers son aspect le plus élémentaire et le plus indissociable : l'âme. Des auteurs tels que Maine de Biran, Victor Cousin et Paul Janet en furent les principaux représentants.

Vous ne le savez probablement pas, mais le spiritualisme rationnel a défini les sciences morales françaises au milieu de ce siècle, faisant partie de l'enseignement français et définissant sa structure. Je laisserai des informations dans la description. Mais ER a abordé cette étude uniquement à travers la métaphysique, et non de manière pratique. Comme le Spiritisme, qui en fut le développement, est née la Psychologie Expérimentale (et maintenant vous connaissez la raison du sous-titre de la Revue Spirite). Je n'entrerai pas dans beaucoup de détails, que l'on peut trouver dans le livre « Autonomie : l'histoire jamais racontée du Spiritisme », de Paulo Henrique de Figueiredo. Le problème ici est différent.

À la fin du XIXe siècle, la philosophie matérialiste allemande a vaincu la philosophie spiritualiste française, ce qui, selon certains dirigeants, était la raison de l'échec de la guerre de la France. Le spiritualisme rationnel a été balayé sous le tapis et le spiritisme, qui souffrait déjà de falsifications (nous en reparlerons dans un instant), a porté le coup final, étant pratiquement oublié en France, en Europe et, plus tard, dans le monde. De nouvelles icônes de la philosophie du néant et de la psychologie matérialiste (aussi paradoxale que soit cette idée), comme Nietzsche et Freud, ont été prises pour idoles, remplaçant la psychologie spiritualiste rationnelle par la perspective de la nullité des efforts moraux et de l’égoïsme.

Falsifications dans le Spiritisme

Des détails très intéressants sur les événements qui ont suivi la mort d'Allan Kardec peuvent être tirés des livres « O Legado de Allan Kardec », de Simoni Privato, et « Ponto Final », de Wilson Garcia. Bref : cet événement fatidique et inattendu ébranla partout les spirites, qui peinèrent à reprendre quelques forces. Parallèlement, les guerres éclatèrent et, au sein de la Société Spirite, le successeur de Kardec, Pierre Gaétan Leymarie, mit à mal les principes de la doctrine scientifique, expulsa, en plein hiver, les vieillards des maisons créées par Kardec pour les spirites pauvres, brûla la correspondance soigneusement conservée par le Professeur et, pour des intérêts personnels, il a admis dans la Revue Spirite des contenus issus de l'idéologie de Roustaing, aujourd'hui décédé, qui se considérait comme le révélateur des vérités, croyant aveuglément en un ou plusieurs Esprits obsessionnels qui communiquaient par un médium. Le souci de la rationalité, de l'accord général des communications spirites, prend fin et, pour jeter la goutte d'eau qui fait déborder le vase au spiritisme français, Leymarie est jugé pour avoir publié des contenus émanant d'un charlatan, dans ce qui est devenu connu sous le nom de « Procès des Spirites ».

À cause de tout ce scénario, Le spiritisme s'est renforcé dans un Brésil déjà déformé. Les origines de la FEB, institution qui s'est permise de se proclamer chef général du Spiritisme au Brésil, sont en effet entièrement liées à ces distorsions. La FEB a longtemps été fondée et guidée par les principes de Roustaing (lire Ponto Final, de Wilson Garcia). C'est la raison principale des distorsions du mouvement spirite brésilien.

À cela s’ajoute que la Revista Espírita n’a été traduite que dans les années 1950. Ici se sont formées plusieurs idées fausses, la plus préjudiciable étant, comme nous l’avons démontré, l’hypothèse de ne pas juger les communications et de ne pas évoquer les Esprits pour les enquêtes.

La reprise

Quand on parle de reprendre le Spiritisme, on parle de le reprendre comme science. Pour ce faire, il faut des connaissances, nées de l’étude, du sérieux, de la volonté, du but et de la collaboration. La médiumnité, qui n'appartient ni à la doctrine spirite ni au mouvement spirite, peut être pratiquée par tous, y compris en dehors des centres spirites. Les évocations sont nécessaires et saines, mais ici il nous faut mettre en garde contre certains principes de la science des Esprits.

La doctrine spirite, comme science, a le mérite d'avoir produit des connaissances sur l'observation des phénomènes et des communications des Esprits, répandues dans le monde entier. Il n'est pas né du cerveau de Kardec, mais de milliers d'évocations et de faits, analysés de manière scientifique. Nous le répétons souvent, car cette compréhension est substantielle.

Déjà à l’époque d’Allan Kardec, la médiumnité était pratiquée partout. Au début, avec beaucoup d’erreurs ; plus tard, à mesure que la connaissance s'est établie, elle est devenue de plus en plus sérieuse et rationnelle, ne laissant que des dissidents et des gens têtus qui, ne voulant pas observer les principes scientifiques et poussés par l'amour-propre, insistaient sur des erreurs banales, qui les conduisaient presque toujours à des obsessions. Nous évoquions tout à l'heure Roustaing qui, préférant croire aveuglément aux paroles des Esprits qui nourrissaient son ego, s'empressa de se retourner contre Kardec lorsqu'il tenta de le mettre en garde. C'est comme Icare, qui, averti qu'il ne pouvait pas s'approcher du soleil sans se brûler, nourri de son ego par ses ailes, a ignoré les avertissements et a fini par se brûler.

Cet avertissement général s'inscrit dans la continuité de cet appel important : il faut reprendre le Spiritisme, et cela dépend de la connaissance et du soin. Il faut reprendre les évocations. La doctrine des Esprits doit être développée à nouveau par petits groupes, coopérer les uns avec les autres. C'est la direction que Kardec cherchait à donner au Spiritisme, peu avant sa mort (lire Revue Spirite — 1868 > Décembre > Constitution Transitionnelle du Spiritisme), où le Spiritisme commencerait à se développer par groupes dispersés, coordonnés entre eux, observant les principes déjà établis. établie par la méthode. Les personnes de n’importe quelle religion peuvent le faire, car la médiumnité n’appartient pas au mouvement spirite. Il faut que les centres redeviennent des centres d'études sérieux et contrôlés. En reprenant les évocations, il est clair que nous serons confrontés à différents défis ; Il est logique de supposer que beaucoup rencontreront des difficultés et que beaucoup d’autres tomberont dans l’erreur de la vanité et du personnalisme, luttant pour établir de fausses idées, comme c’est déjà le cas. Malheureusement, on les retrouvera principalement dans le Mouvement Spirite. Mais ce sont des défis qui seront relevés et, s’ils sont résolus avec les connaissances doctrinales qui existent déjà, ils seront rapidement surmontés, s’ils existent un jour.

Envisageons un avenir nouveau, où il n'y aura pas de lutte entre les religions, mais où les individus et les groupes coopéreront à la restauration des évocations dans un but plus grand : celui de reprendre le développement du Spiritisme. Nous reviendrons sur le Spiritisme dans les foyers, comme au temps de Kardec, où les évocations familiales consolaient, enseignaient et, parfois, représentaient un intérêt doctrinal. Ce seront des spirites, ou leurs adeptes, des gens de n'importe quelle religion, n'importe quelle croyance, ou même des non-croyants, qui, dans le ferme but d'apprendre et avec la pleine conscience de ne pas être les détenteurs de la vérité, chercheront, à travers des évocations et la collaboration, pour restaurer le chemin momentanément interrompu du Spiritisme, doctrine capable de révolutionner les idées et, ainsi, de transformer les individus, les familles, les groupes et, enfin, le monde. La vérité n'appartient à personne, mais les théories qui s'en rapprochent le plus se trouvent dans cette maxime exprimée par Allan Kardec, représentant la méthode scientifique dans le Spiritisme :

Généralité et accord dans l'enseignement, tel est le caractère essentiel de la doctrine, la condition même de son existence, d'où il résulte que tout principe qui n'a pas encore reçu la consécration du contrôle de la généralité ne peut être considéré comme faisant partie intégrante de cette même doctrine . Ce sera une simple opinion isolée, dont le spiritisme ne saurait assumer la responsabilité.

Cette collectivité en accord avec l'opinion des Esprits, transmise aux autres, par le critère de la logique, est ce qui fait la force de la doctrine spirite et en assure la pérennité .

Allan Kardec – La Genèse

Nous accueillons vos commentaires ci-dessous.




Spiritisme et science : surmonter les défis et les erreurs modernes

Le spiritisme, en tant que science ayant un aspect philosophique et des conséquences morales ((Le spiritisme ne peut être vu que comme religion D'un point de vue philosophique, disait Kardec, en se basant précisément sur la philosophie de l'époque, le Spiritualisme rationnel, à l'origine du spiritisme.), élaborée selon la méthode scientifique, est confrontée à des défis de toutes parts. Mise en contexte, elle ressemble à la plus belle fleur, au parfum le plus doux et aux vertus curatives les plus remarquables, noyée sous les épines et les mauvaises herbes.

Les difficultés les plus diverses surgissent de toutes parts et proviennent principalement d’un manque d’engagement, de zèle et d’attention. Sous cette nomenclature, ils admettent tout type d'idées, venant de la bouche ou de l'intermédiation médiumnique d'individus devenus des icônes incontestables. Comme si cela ne suffisait pas, le manque de connaissances sur ce que la science et sur le nécessaire méthode scientifique, responsables précisément de la force inattaquable de la Doctrine née des études coordonnées par Allan Kardec, la plupart des chercheurs modernes promeuvent, dans le milieu spirite, de nouvelles idées, de nouvelles théories, en s'éloignant de l'essentiel : les évocations, produisant des enseignements qui s'accordent avec les uns les autres, ainsi soumis à une analyse rationnelle, face à la science humaine et face à ce qui avait déjà été construit par la même méthode.

Méthode scientifique

Revenons un instant à la question de la définition de méthode scientifique, illustré dans la figure ci-jointe. Pour ceux qui se sont consacrés à étudier au moins la première année de la Revista Espírita (1858), il sera très facile d'identifier les mêmes démarches entreprises par Kardec :

  • l'observation systématique et contrôlée de certains phénomènes et, plus tard, d'évocations ;
  • vérification des faits identifiés;
  • l'investigation d'hypothèses, qui forment une théorie, cohérente en elle-même, à partir de laquelle on obtient implications, conclusions et prévisions;
  • réaliser des expériences, à travers des évocations, à partir desquelles sont obtenues de nouvelles observations, analysées rationnellement et logiquement ;
  • d'où l'observation de faits nouveaux, qui corroboreront ou non la théorie ;
  • enfin, ajouter les résultats de ces observations à la théorie scientifique, s'ils la corroborent, ou recycler des hypothèses, en faisant de nouvelles observations et en reprenant la même méthode.
Exemplification de la méthode scientifique

Un fait très remarquable, qui dénote la rigueur scientifique de Kardec et son engagement indissoluble envers la vraie science, est qu'il Jamais s'accrochait à aucune idée dans l'étude du Spiritisme. Quiconque a étudié la Revue Spirite de 1858 et 1859 le comprend déjà très bien. Un exemple en est l'étude traitée principalement à partir du RE de juillet 1859, commençant par l'article O Zuavo de Magenta et conclue (du moins pour le moment) dans les articles du mois suivant. Nous soulignons l'étude dans l'article La matérialité d'outre-tombe.

Et c'est précisément sur ce point, celui de l'attachement aux idées, ajouté à l'absence de la méthode nécessaire, que se trompent l'immense majorité des chercheurs modernes sur le Spiritisme.

L'erreur du mouvement spiritualiste moderne

Le gros problème surgit lorsque, abandonner la méthode scientifique essentielle à la science spirite, le Mouvement Spirite commença à admettre des théories contraires aux principes déjà solidifiés par la même méthode, telles que les idées de colonies spirituelles, de seuils, etc., tombant dans l'erreur la plus fondamentale du spirite excité : croire aveuglément aux opinions des Esprits.

Nous ne disons pas que le Spiritisme, étudié par Kardec, ait déjà observé tout ce qu'il y a à observer. Bien sûr que non. Ce que nous disons, c’est que le mouvement spirite moderne a créé un large éventail de théories qui ne peuvent pas affronter la méthode scientifique, parce qu’ils ne l’ont pas parcourue !

On retrouve très souvent même des chercheurs dévoués et volontaires — nous ne leur enlèverons pas ce véritable élan — qui pourtant s'accrochent aux idées les plus diverses et qui s'irritent très vite par la contradiction de ce qui, scientifiquement, fait partie des principes. Doctrinaires du Spiritisme.

La base de la méthodologie indispensable en Spiritisme

Revenons ici à ce qui est mis en évidence sur notre page d’accueil – une citation d’Allan Kardec dans la Genèse :

Généralité et accord dans l'enseignement, tel est le caractère essentiel de la doctrine, la condition même de son existence, d'où il résulte que tout principe qui n'a pas encore reçu la consécration du contrôle de la généralité ne peut être considéré comme faisant partie intégrante de cette même doctrine . Ce sera une simple opinion isolée, dont le spiritisme ne saurait assumer la responsabilité.

Cette collectivité en accord avec l'opinion des Esprits, transmise aux autres, par le critère de la logique, est ce qui fait la force de la doctrine spirite et en assure la pérennité .

Allan Kardec — La Genèse

La déclaration soulignée ci-dessus, faite par Kardec, n’est pas le simple résultat d’une systématisation personnelle. Bien au contraire : elle représente la méthode scientifique nécessaire à l'étude et au développement du Spiritisme. Il ne suffit pas que le même principe soit consacré par la généralité (ce qui a besoin le recours aux évocations, car il ne suffit pas de se mettre dans le rôle d'écouter et d'accepter ce que disent les esprits) ; ce n'est pas nécessaire, en outre, que ceci collectivité consentante de avis des esprits passer par le critère de la logique, c'est-à-dire la comparer à la science humaine et à la méthode scientifique, pour qu'alors seulement elle puisse être prise comme principe du Spiritisme.

Notez également le terme «avis» utilisé par Kardec, non par hasard : ce que disent les Esprits, à travers les communications médiumniques, ce sont leurs propres opinions, nées de leur connaissance et de leurs propres observations, quand elles ne sont pas le résultat d'une intention délibérée de mystifier, c'est-à-dire de promouvoir idées fausses. Cela arrive dans les meilleurs groupes. Les opinions des esprits, comme celles des êtres humains, peuvent être chargées de croyances, d’idées fausses, de peu de connaissances, d’illusions, etc. Comment, alors, les analyser scientifiquement ? Grâce à l'observation psychologique de ces communications.

Les nuances d'une science psychologique

Quiconque a étudié au moins les deux premières années de la Revue Spirite constate que, même à la fin de la deuxième année, Kardec continue à interroger fréquemment l'esprit communicant, comment il est arrivé là, comment il se présente, comment il voit les autres esprits, etc. Si une réponse est en désaccord avec la théorie scientifique ou apporte de nouveaux faits, elle sera étudiée par des évocations et selon la méthode scientifique — ce qui ne se fait pas de nos jours.

Kardec a étudié, entre autres choses, la question de la douleur dans l'Esprit. Il y avait ceux qui prétendaient avoir froid ou chaud ; des douleurs; faim; des vers rongeant son corps, etc. C’est grâce à une étude approfondie et à une analyse rationnelle des nuances psychologiques de ces communications que Kardec est parvenu à plusieurs principes scientifiques doctrinaux. Un exemple en est la communication de l'Esprit de l'assassin Lemaire dans le RE de mars 1858 :

6. Immédiatement après votre exécution, aviez-vous conscience de votre nouvelle existence ? — J'étais plongé dans un immense trouble dont je ne suis toujours pas sorti. J'ai ressenti une grande douleur; ressemble à mon cœur je l'ai senti. J'ai vu quelque chose rouler au pied de l'échafaud. J'ai vu le sang couler et ma douleur est devenue plus aiguë.

Kardec pourrait facilement, sans sa rigueur scientifique, admettre que l'Esprit souffrait matériellement d'une douleur au cœur. Mais il enquête :

7. S'agissait-il d'une douleur purement physique, semblable à celle provoquée par une blessure grave, telle que l'amputation d'un membre ? — Non. Imaginez des remords, une grande douleur morale.

On pourrait citer une grande diversité de cas qui illustrent ce principe scientifique, mais nous laissons le but de l'étude de la Doctrine qu'elle embrasse à la saine curiosité du lecteur.

Le spiritisme a besoin de défense

Laisser de côté la méthode scientifique est une grave erreur de la part de la plupart des chercheurs modernes du Spiritisme, qui prétendent construire de nouveaux principes doctrinaux sans passer par ce processus, alors qu'ils ne devraient pas seulement pratiquer les évocations, vu l'étude consacrée de la Revue Spirite, mais il faudrait aussi encourager le mouvement spirite à le faire à tout moment.

En ne le faisant pas, ils jettent une autre pelle de chaux sur le Spiritisme, produisant une mauvaise impression et une idée fausse dans le monde scientifique, qui ne le reconnaît pas comme quelque chose de né de la science, mais comme une simple croyance superstitieuse ou une religion. Il n'est pas rare que je tombe sur des allégations de personnes qui, n'ayant pas eu la chance de savoir ce que vraiment qu'il s'agisse du Spiritisme, ils s'en éloignaient parce qu'ils ne pouvaient admettre, avec raison, que, par exemple, un Esprit doive prendre un autobus volant pour se déplacer.

Nous avons beaucoup à faire et vous devez avoir réalisé que la première étape est en train d'étudier.




Villes dans le monde spirituel : la matérialité d’outre-tombe

Récemment, une série d'études de la Revista Espírita nous a donné une leçon intéressante, qui va directement dans le sens des idées des villes du monde spirituel, auxquelles beaucoup croient et promeuvent. L’étude a été réalisée sur les articles suivants de Revista Espírita :

  • Juillet 1859 :

    • Le Zouave Magenta ;

      • Un officier supérieur tué à Magenta

  • Août 1859 :
    • Meubles d'outre-tombe;
    • Pneumatographie ou écriture directe ;
    • Un esprit serviteur;
    • Guide de Mme Mally

De plus, nous utilisons la conclusion de Kardec dans A Gênese (Editora FEAL) — Nature et propriété des fluides.

Nous soulignerons les principaux points de l'étude, où nous énumérons nos commentaires entre crochets ([commentaire]).

Zouavo de Magenta

45. ─ Savez-vous pourquoi vous nous voyez, alors que nous ne pouvons pas vous voir?

─ Je pense que tes lunettes sont trop faibles.

[Il ne sait pas. Par conséquent, il utilise une métaphore ou une figure de style.]

46. ─ N'est-ce pas pour cette même raison que vous ne voyez pas le général dans son uniforme ?

─ Oui, mais il ne le porte pas tous les jours.

47. ─ Quels jours le portez-vous ?

─ Maintenant ça! Quand ils l'appellent au palais.

[Les Esprits, ignorant certaines choses, s'expriment du mieux qu'ils peuvent, et voient le monde des Esprits selon leurs idées, tout comme un enfant, utilisant des images mentales pour décrire quelque chose qu'il ne comprend pas, parle de choses qu'on attribue seulement à l’imagination, mais cela, au fond, a son sens. L’erreur ici serait de prendre le « palais » comme une expression de la vérité spirituelle. permanent.]

48. ─ Pourquoi es-tu ici habillé en zuavo si on ne te voit pas ?

─ Simplement parce que je suis toujours un Zouavo, même après environ huit ans, et parce que parmi les Esprits, nous conservons longtemps cette forme. Mais c'est juste entre nous. Vous comprenez que lorsqu'on va dans un monde très différent, comme la Lune ou Jupiter, on ne prend pas la peine de faire toute cette toilette.

[C'est très intéressant. Ce que nous comprenons, c'est qu'il fait référence au fait que l'Esprit adopte une forme périspirituelle selon le monde où il va et selon l'existence d'une personnalité dans ce monde, sans même s'en rendre compte. S'il avait vécu dans un monde lointain, par exemple marchand d'animaux, lorsqu'il y était évoqué, il se présenterait ainsi. Lorsqu'il se déplace dans l'espace, sans être évoqué, il ne prend pas de forme spécifique, c'est-à-dire "vous n'avez pas besoin de faire toute cette toilette".]

49. ─ Tu parles de la Lune et de Jupiter. Étiez-vous là après sa mort ?

─ Non. Vous ne me comprenez pas. Après la mort, nous découvrons beaucoup de choses. Ne nous ont-ils pas expliqué beaucoup de problèmes de notre Terre ? Ne connaissons-nous pas Dieu et les autres êtres beaucoup mieux qu'il y a quinze jours ? Avec la mort, l'Esprit subit une métamorphose que vous ne pouvez pas comprendre.

[Il essaie d'expliquer la pensée précédente, ne sachant pas comment le faire.]

Un officier supérieur tué à Magenta

13. ─ Au moment de mourir, vous êtes-vous immédiatement reconnu?

─ Je me suis reconnu presque tout de suite, grâce aux vagues notions que j'avais du spiritisme.

14. ─ Pouvez-vous dire quelque chose sur M.… également tué lors de la dernière bataille ?

─ Il est toujours dans les réseaux de la matière. Il y a plus de travail à se débarrasser. Ses pensées n'avaient pas tourné de cette façon.
OBSERVATION : Ainsi, la connaissance du spiritisme aide au détachement de l'âme après la mort et raccourcit la période de trouble qui accompagne la séparation. Cela est compréhensible, car l'Esprit connaissait à l'avance le monde dans lequel il se trouvait.

[Si ce savoir est si important, comment concevoir qu'au moment même où le spiritisme était scientifiquement étudié, au meilleur moment possible, rien n'ait été dit sur cette matérialité qui domine aujourd'hui les communications ?]

meubles d'outre tombe

Jusqu'ici aucune difficulté concernant la personnalité de l'Esprit. On sait pourtant qu'ils apparaissent dans des vêtements dont l'aspect change à volonté ; parfois ils ont même certains accessoires de toilette, des bijoux, etc. Dans les deux apparitions mentionnées au début, l'une avait une pipe et produisait de la fumée ; l'autre, une boîte à tabac et pris des pincées. A noter cependant le fait que cet esprit provenait d'une personne vivante et que sa tabatière était en tout semblable à celle qu'il utilisait habituellement, et qu'il était resté chez lui. Que signifient donc ce buraliste, cette pipe, ces vêtements et ces bijoux ? Les objets matériels qui existent sur Terre auraient-ils une représentation éthérée dans le monde invisible ? La matière condensée qui forme de tels objets a-t-elle une part quintessentielle, qui échappe à nos sens ?

Il s'agit là d'un immense problème dont la solution peut fournir la clé d'un certain nombre de choses qui n'ont pas encore été expliquées. C'est cette compagnie de tabac qui nous a mis sur la voie, non seulement du fait, mais du phénomène le plus extraordinaire du spiritisme : le phénomène de la pneumatographie ou écriture directe, dont nous parlerons plus loin.

[Position du vrai scientifique, à la recherche de la vérité, sans rien écarter.]

3. ─ Cette tabatière avait la forme de celle dont il se servait habituellement et qui se trouvait dans sa maison. Quelle était cette tabatière entre les mains de l'Esprit ?

─ Regarde toujours. C'était pour que les circonstances fussent remarquées, telles qu'elles étaient, et pour que l'apparition ne fût pas prise pour une hallucination produite par l'état de santé du voyant. L'Esprit a voulu que cette dame croie en la réalité de sa présence et a pris toutes les apparences de la réalité.

4. ─ Tu dis que c'est une apparence, mais une apparence n'a rien à voir avec la réalité; c'est comme une illusion d'optique. Je voudrais savoir si cette tabatière n'était qu'une image irréelle, comme par exemple celle d'un objet reflété dans un miroir.

(Un des membres de la Société, M. Sanson, observe qu'il y a quelque chose de réel dans l'image reproduite par le miroir. Si l'image ne reste pas dans le miroir, c'est que rien ne la fixe, mais si elle est projetée sur une plaque de daguerréotype, laisse une empreinte, preuve évidente qu'elle est produite par une substance et qu'il ne s'agit pas d'une simple illusion d'optique).

4 (suite) - M. Sanson est parfaitement juste. Auriez-vous la gentillesse de nous dire s'il y a une analogie avec la boîte à tabac, c'est-à-dire s'il y a quelque chose de matériel dans cette boîte à tabac ?
─ Certainement. C'est à l'aide de ce principe matériel que le périsprit prend l'apparence de vêtements semblables à ceux que l'Esprit portait de son vivant.

[On connaît aujourd'hui le principe de l'image réfléchie dans un miroir et sa fixation dans une photographie : le comportement des ondes. La lumière, en tant qu'énergie électromagnétique, se réfléchit sur le miroir et impressionne l'appareil photographique, quel qu'il soit. Il semble que c'est à ce même principe (d'onde) que l'Esprit se réfère.]

REMARQUE : Évidemment, le mot apparence il faut le prendre ici au sens d'image, d'imitation. Le vrai buraliste n'était pas là. Ce que l'Esprit avait n'était qu'une reproduction. Comparé à l'original, ce n'était qu'une apparence, bien que formé par un principe matériel.

L'expérience nous enseigne qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre certaines expressions utilisées par les esprits. En les interprétant selon nos idées, nous nous exposons à de grandes erreurs, nous devons donc approfondir le sens de leurs mots, chaque fois qu'il y a un minimum d'ambiguïté. Voici une recommandation constamment faite par les Esprits. Sans l'explication que nous provoquons, le mot apparence, répété continuellement dans des cas similaires, pourrait donner lieu à une fausse interprétation [Puisque « l’apparence » pourrait faire naître l’idée de quelque chose qui n’existe pas.].

5. ─ Y aurait-il un déploiement de matière inerte? Y aurait-il, dans le monde invisible, une matière essentielle, recouvrant la forme des objets que nous voyons ? En un mot, ces objets auraient-ils leur double éthéré dans le monde invisible, comme les hommes y sont représentés en Esprit ?

OBSERVATION : Voilà une théorie comme une autre, et c'était notre pensée. L'Esprit, cependant, n'en a pas tenu compte, ce qui ne nous a absolument pas humiliés, car son explication nous a semblé très logique et parce qu'elle repose sur un principe plus général, dont nous trouvons de nombreuses explications.

─ Ça ne se passe pas comme ça. L'Esprit a un pouvoir sur les éléments matériels disséminés dans l'espace, dans notre atmosphère, que vous êtes loin de soupçonner. Il peut, à volonté, concentrer ces éléments et leur donner une forme apparente, adaptée à ses créations.

6. ─ Je pose à nouveau la question catégoriquement, afin d'éviter tout malentendu. Les vêtements dont les esprits sont couverts sont-ils quelque chose ?

─ Il semble que ma réponse précédente règle la question. Ne savez-vous pas que le périsprit lui-même est quelque chose ?

7. ─ Il résulte de cette explication que les Esprits font subir à volonté des transformations à la matière éthérisée et que, par conséquent, dans le cas du buraliste, l'Esprit ne l'a pas trouvée parfaitement finie; il l'a fait lui-même au moment où il en avait besoin, puis l'a défait. La même chose devrait se produire avec tous les autres objets, tels que les vêtements, les bijoux, etc.

─ Mais c'est évident.

8. ─ Ce marchand de tabac était si parfaitement visible pour Mme R… qu'il lui a échappé. L'Esprit aurait-il pu le rendre tangible ?

─ C'est possible.

9. ─ Dans ce cas, Mme R… aurait-elle pu le prendre entre ses mains, pensant qu'il s'agissait d'une authentique boîte à tabac ?

─ Oui.

10. ─ Si je l'avais ouvert, j'aurais probablement trouvé du tabac à priser. Si elle l'avait pris, est-ce que ça l'aurait fait éternuer ?

─ Oui.

11. ─ L'Esprit peut-il non seulement donner la forme, mais aussi des propriétés particulières?

─ Si vous voulez; C'est en vertu de ce principe que j'ai répondu affirmativement aux questions précédentes. Vous aurez la preuve de l'action puissante que l'Esprit exerce sur la matière et que, comme je vous l'ai déjà dit, vous êtes loin de soupçonner.

[Nous savons aujourd'hui que la Création est loin d'être « chacun pour soi », et qu'en fait elle est « une pour tous et tous pour un », les plus inférieurs étant toujours « conduits » par les plus hauts.]

12. ─ Supposons donc qu'il ait voulu fabriquer une substance vénéneuse et qu'une personne l'ait prise. Cela aurait-il pu être empoisonné ?

─ J'aurais pu, mais je ne l'aurais pas fait, car je n'aurais pas été autorisé à le faire.

13. ─ Auriez-vous pu fabriquer une substance salutaire apte à guérir en cas de maladie? Y a-t-il déjà eu un tel cas ?

─ Oui ; souvent.

OBSERVATION : Un fait de ce genre se trouvera avec une explication théorique très intéressante dans l'article que nous donnons ci-dessous sous le titre Un Esprit Serviteur.

14. ─ De la même manière, il pouvait fabriquer une substance alimentaire; supposons qu'il ait préparé un fruit ou une collation. Quelqu'un pourrait-il le manger et se sentir nourri?

─ Oui, oui. Mais ne cherchez pas si fort à trouver ce qui est facile à comprendre. Un rayon de soleil suffit à rendre vos organes grossiers perceptibles à ces particules matérielles qui remplissent l'espace dans lequel vous vivez. Ne savez-vous pas que l'air contient de la vapeur d'eau ? Condensez-le et vous le ramènerez à un état normal. Privez-le de chaleur et voici, ses molécules impalpables et invisibles deviendront un corps solide et très solide. Il y a d'autres choses qui conduiront les chimistes à vous présenter des merveilles encore plus étonnantes. Seul l'Esprit a des instruments plus parfaits que les vôtres : sa propre volonté et la permission de Dieu. 

OBSERVATION : La question de la satiété est ici très importante. Comment une substance qui n'a qu'une existence et des propriétés temporaires et, en un sens, conventionnelles peut-elle produire la satiété ? Par son contact avec l'estomac, cette substance produit la sensation de satiété, mais pas la satiété résultant de la plénitude. Si une telle substance peut agir sur l'économie organique et modifier un état morbide, elle peut aussi agir sur l'estomac et produire la sensation de satiété. Cependant, nous demandons aux pharmaciens et restaurateurs de ne pas être jaloux, ni de penser que les spiritueux viennent leur faire concurrence. Ces cas sont rares et exceptionnels et ne dépendent jamais de la volonté. Sinon, la nourriture et la guérison seraient très bon marché.

15. ─ L'Esprit pourrait-il fabriquer des pièces de monnaie de la même manière?

─ Pour la même raison.

16. ─ Une fois rendus tangibles par la volonté de l'Esprit, ces objets pourraient-ils avoir un caractère de permanence et de stabilité?

─ Ils pourraient, mais cela ne se fait pas. C'est hors la loi.

17. ─ Est-ce que tous les esprits ont le même degré de puissance?

─ Non, non.

[Car seuls les esprits supérieurs pouvaient le faire (réponse suivante).]

18. ─ Lesquels ont plus particulièrement ce pouvoir?

─ Ceux à qui Dieu l'accorde, quand cela est utile.

19. ─ L'élévation d'un Esprit influence-t-elle ce cas?

─ Il est certain que plus l'esprit est élevé, plus il obtient facilement ce pouvoir. Cela dépend toutefois des circonstances. Les esprits inférieurs peuvent également l'obtenir.

[Et, dans ce cas, ils sont alimentés par le concours d'esprits supérieurs, souvent sans même le savoir. Voir Le Livre des médiums ou Guide des médiums et des évocateurs > Deuxième partie — Des manifestations spirites > Chapitre V — Des manifestations physiques spontanées > Lancer des objets.]

20. ─ La production d'objets semi-matériels résulte-t-elle toujours d'un acte de la volonté de l'Esprit, ou exerce-t-elle parfois ce pouvoir malgré le sien propre?

─ Cela arrive souvent malgré toi.

[C'est-à-dire : il ne se rend même pas compte, consciemment, qu'il fait ce qu'il fait.]

21. ─ Ce pouvoir serait-il alors un des attributs, une des facultés inhérentes à la nature même de l'Esprit? Serait-ce, en quelque sorte, une des propriétés, comme celle de voir et d'entendre ?─ Certainement. Mais parfois, lui-même l'ignore. Puis un autre l'exerce pour lui, malgré lui, quand les circonstances l'exigent. Le tailleur du Zouavo était précisément l'esprit dont je viens de parler et auquel il faisait allusion dans son langage plaisant..

OBSERVATION : On trouve un exemple de cette faculté chez certains animaux, comme, par exemple, chez le poisson électrique, qui émet de l'électricité sans savoir ce qu'il fait, ni comment, et qui ne connaît même pas le mécanisme qui la produit. Ne produisons-nous pas nous-mêmes parfois certains effets par des actes spontanés dont nous n'avons pas conscience ? Ainsi, il nous semble très naturel que l'Esprit opère dans cette circonstance par une sorte d'instinct. Il travaille de son plein gré, sans savoir comment, comme nous marchons sans calculer les forces que nous mettons en jeu.

NOTE : Ce fut par exemple le cas de la reine d'Oude, dont l'évocation apparaît dans notre numéro de mars 1858, qui se croyait encore couverte de diamants.

23. ─ Deux esprits peuvent-ils se reconnaître par l'apparence matérielle qu'ils avaient dans la vie?

─ Ce n'est pas ainsi qu'ils se reconnaissent, car ils ne prendront pas cette apparence l'un pour l'autre. Si toutefois, dans certaines circonstances, ils se trouvent en présence l'un de l'autre, vêtus de cette apparence, pourquoi ne se reconnaîtraient-ils pas ?

[C'est important! Dans les romans médiumniques, le monde fantastique créé est tout matériel ou matérialiste, et la forme, dans ces contes, est fondamentale. Ici, nous avons encore la confirmation déjà faite auparavant que la forme n'est pas importante pour les Esprits en général, bien qu'elle soit prédominante pour les Esprits encore très attachés à la matière (c'est-à-dire de pensée très attachée). Il s'ensuit qu'il serait logique pour un esprit en ébullition de « se voir » dans une condition comme celle du seuil d'André Luiz, mais il ne pourrait en être de même lorsqu'il est déjà détaché de ces idées, ce qui ne semble pas être quelque chose de si éloigné, selon les rapports de plusieurs Esprits, donnés à Kardec.]

24. ─ Comment des esprits peuvent-ils se reconnaître au milieu de la foule des autres esprits, et surtout comment peuvent-ils le faire lorsque l'un d'eux va chercher dans un lieu éloigné et souvent dans d'autres mondes, ceux que nous appelons?

─ C'est une question dont la réponse serait très longue. Il faut attendre.

Vous n'êtes pas assez avancé. Pour le moment, contentez-vous de la certitude qu'il en est ainsi, car vous en avez suffisamment de preuves.

25. ─ Si l'Esprit peut prendre dans l'élément universel les matériaux pour faire toutes ces choses et leur donner une réalité temporaire, avec ses propriétés, il peut aussi en tirer ce qu'il faut pour écrire. Ceci nous donne donc la clé du phénomène d'écriture directe((L'écriture directe se produit lorsqu'un Esprit, par volonté et avec l'utilité de le faire, fait apparaître une véritable écriture sur papier, tantôt à la mine de plomb, tantôt à l'encre, tantôt sous forme imprimée. Nous vous conseillons de lire l'article suivant, « Pneumatographie ou écriture directe », ainsi que l'article du même titre, en mai 1860, ainsi que le chapitre XII du Livre des Médiums — « De la pneumatographie ou écriture directe ». 

Pneuma : chez les anciens penseurs grecs, notamment les stoïciens, désignation de l'esprit, souffle animateur ou force créatrice, utilisé par la raison divine pour vivifier et diriger toutes choses.)).

─ Tu comprends enfin.

[maturation scientifique]

26. ─ Si le matériau utilisé par l'Esprit n'est pas permanent, comment se fait-il que les traces de l'écriture directe ne disparaissent pas?

─ Ne jugez pas sur les mots. Depuis le début je n'ai jamais dit jamais. Dans les cas étudiés, il s'agissait d'objets matériels volumineux ; il s'agit ici de signes qu'il faut conserver et qui se conservent.

[Je comprends que saint Louis affirme que cette matière n'est pas imperméable, et qu'elle se désagrège lorsqu'elle n'est « condensée » que par un effet temporaire, par des Esprits inférieurs. Dans le cas de l'écriture directe, s'il y a un intérêt à la conserver, elle est conservée. Le chapitre VI – Uranographie générale – de la Genèse, donne la clé de cette compréhension.]

La théorie ci-dessus peut être résumée comme suit : l'Esprit agit sur la matière ; il puise dans la matière primitive universelle les éléments nécessaires pour, à volonté, former des objets ayant l'apparence des différents corps existant sur Terre. Il peut aussi opérer sur la matière élémentaire, à volonté, une transformation intime qui lui confère certaines propriétés. Cette faculté est inhérente à la nature de l'Esprit, qui l'exerce souvent, quand il le faut, comme un acte instinctif, qu'il ne réalise pas.

[Il est important de noter qu'après coup, il semble clair que cette interaction sur la matière n'est jamais directe, mais qu'elle a besoin du fluide périspirituel de la personne incarnée pour se produire..]

Les objets formés par les Esprits ont une existence temporaire, subordonnée à leur volonté ou nécessité. Il peut les faire et les casser à volonté. Dans certains cas, aux yeux des vivants, ces objets peuvent avoir toutes les apparences de la réalité, c'est-à-dire devenir momentanément visibles et même tangibles. Il y a formation, mais pas création, puisque l'Esprit ne peut rien tirer du néant. (Le Livre des Médiums, questions 130 et 131).

Guide de Mme Mally

L'article « Un esprit serviteur », du même numéro, présente le cas de Mme Mally, où, autour d'elle, de nombreux faits intéressants se produisent. Dès son plus jeune âge, il avait la capacité de voir les esprits. Parfois, il voyait son Esprit qui le guidait ; d'autres, il a vu des apparitions désagréables, qui avaient pour but d'appeler son attention à rester vigilant. Il y a eu la matérialisation d'un Esprit (agenere).

« En 1856, la troisième fille de Mme Mally, âgée de quatre ans, tombe malade. C'était en août. L'enfant était continuellement plongé dans un état de somnolence, interrompu par des crises et des convulsions. Pendant huit jours moi-même [le correspondant] J'ai vu l'enfant, qui semblait sortir de son abattement, prendre une expression souriante et heureuse, les yeux mi-clos, sans regarder ceux qui l'entouraient ; tendez la main dans un geste gracieux, comme pour recevoir quelque chose; portez-le à votre bouche et mangez; puis dites merci avec un charmant sourire. Pendant ces huit jours, la jeune fille a été soutenue par cette nourriture invisible et son corps a retrouvé son apparence habituelle de fraîcheur.

[L'article est intéressant et nous vous recommandons de le lire. Passons à l'évocation de Mrs. mally.]

L'évocation commence par l'établissement de la relation de l'Esprit avec Mme Mally : ils avaient une ancienne relation amicale. L'Esprit était celui d'un garçon de huit ans qui était mort il y a longtemps. Kardec demande s'il a toujours été celui qui lui est apparu, et il dit non, mais affirme que c'est lui-même qui a produit certains phénomènes matériels* :

13. ─ Tu as donc le pouvoir de te rendre visible à volonté ?

─ Oui, mais j'ai dit que ce n'était pas moi.

14. ─ N'as-tu rien à voir non plus avec les autres manifestations matérielles produites dans sa maison?

─ Désolé ! Ça oui. C'est ce que je me suis imposé, avec elle, comme travail matériel, mais je fais pour elle un autre travail beaucoup plus utile et beaucoup plus sérieux.

* Kardec dit, dans l'article précédent : « Par d'autres manifestations il révèle son état moral. Cet Esprit a un caractère non sérieux, cependant, à côté de signes de légèreté, il a fait preuve de sensibilité et de dévouement.

16. ─ Pourriez-vous vous rendre visible ici, à l'un de nous?

─ Oui, si tu demandes à Dieu que cela se produise. Je peux, mais je n'ose pas.

17. ─ Si tu ne veux pas te rendre visible, pourrais-tu au moins nous donner une manifestation, comme apporter quelque chose sur cette table?

─ Certes, mais à quoi cela servirait-il? Pour elle, c'est ainsi que j'assiste à ma présence, mais pour vous ce serait inutile, puisque nous parlons.

18. ─ L'obstacle ne serait-il pas le manque de médium, nécessaire pour produire ces manifestations?

─ Non, c'est un petit obstacle. Ne voyez-vous pas souvent des apparitions soudaines à des personnes sans aucune médiumnité ?

19. ─ Alors tout le monde peut voir des apparitions spontanées?

─ Oui, car tout être humain est un médium.

20. ─ Cependant, l'Esprit ne trouve-t-il pas dans l'organisme de certaines personnes une plus grande facilité à communiquer?

─ Oui, mais je vous ai dit ─ et vous devez savoir ─ que les Esprits ont le pouvoir pour eux-mêmes. Le médium n'est rien. Vous n'avez pas l'écriture directe ? Un médium est-il nécessaire pour cela ? Non, mais seulement la foi et un désir ardent. Et même parfois cela arrive malgré les hommes, c'est-à-dire sans foi et sans désir.

[Ici, Kardec approfondit ses études. Nous ne pouvons pas considérer cela comme concluant, car, peut-être, ce que dit cet Esprit n'est pas la vérité, mais seulement ce qu'il comprend. Cependant, il n'est pas difficile de penser que, si la Matière est formée par la pensée d'Esprits purs, des formes matérielles très simples peuvent être formées, sous cette influence et pour son utilité, par des Esprits moins élevés.]

21. ─ Pensez-vous que des manifestations, comme l'écriture directe, par exemple, deviendront plus courantes qu'elles ne le sont aujourd'hui?

─ Certainement. Comment comprenez-vous alors la vulgarisation du spiritisme ?

22. ─ Pouvez-vous nous expliquer ce que la fille de Mme Mally a pris dans sa main et a mangé lorsqu'elle était malade?

Manne, une substance créée par nous, qui contient le principe contenu dans la manne ordinaire et la douceur de la confiserie.

23. ─ Cette substance est-elle formée de la même manière que les vêtements et autres objets que les esprits produisent par leur volonté et par l'action qu'ils exercent sur la matière?

─ Oui, mais les éléments sont très différents. Les ingrédients qui composent le manne ce ne sont pas les mêmes que j'ai eu pour créer du bois ou des vêtements.

[« Il ne faut pas prendre au pied de la lettre certaines expressions utilisées par les Esprits ». Allons-y, avant de nous faire des idées]

24. ─ (A Saint Louis) Les éléments utilisés par l'Esprit pour former sa manne étaient-ils différents de ceux qu'il a pris pour former d'autres choses? On nous a toujours dit qu'il n'y a qu'un seul élément universel primitif, dont les différents corps ne sont que des modifications.

[Ici, parce qu'il y a un doute ou une inexactitude dans la réponse de cet Esprit, Kardec interroge São Luis, Esprit guide du groupe. C'est le principe que nous démontrons dans notre article récent]

─ Oui. Cela signifie que cet élément primitif est dans l'espace, ici sous une forme, là sous une autre. C'est ce qu'il veut dire. Il tire sa manne d'une partie de cet élément, qu'il suppose différente, mais qui est toujours la même.

25. ─ L'action magnétique par laquelle des propriétés particulières peuvent être conférées à une substance, telle que l'eau, par exemple, est-elle liée à celle de l'Esprit qui crée une substance?

─ Le magnétiseur n'emploie que sa volonté. C'est un Esprit qui vous aide, qui se charge de préparer le médicament.


Analyse du passage dans « Notre maison »

A Nosso Lar, on voit le passage suivant. Analysons-le :

Le messager du bien fixa le tableau, comprit la gravité du moment et ajouta :

- On n'a pas de temps à perdre.

Tout d'abord, il applique des passes de confort au patient, l'isolant des formes sombres, qui s'éloignent comme par magie. Puis il m'invita résolument :

– Allons à la Nature.

Je l'ai accompagnée sans hésiter et elle, remarquant mon étrangeté, a souligné :

– Il n'y a pas que l'homme qui peut recevoir des fluides et les émettre. Les forces naturelles font de même, dans les différents domaines dans lesquels elles sont subdivisées. Dans le cas de notre patient, nous avons besoin d'arbres. Ils nous aideront efficacement.

Admiré par la nouvelle leçon, je la suivis en silence. Arrivant à un endroit où d'énormes frondes étaient alignées, Narcissa appela quelqu'un, avec des expressions que je ne pouvais pas comprendre.

[Bien sûr, les esprits ne parlaient pas par leur bouche. C'est une figure de style. L'expression est pensée, et André Luiz ne pouvait pas encore comprendre ces pensées.]

Quelques instants plus tard, huit entités spirituelles ont répondu à son appel. Immensément surprise, je la vis s'enquérir de l'existence des manguiers et des eucalyptus. Dûment informée par des amis, qui m'étaient de parfaits inconnus, l'infirmière m'expliqua :

– Ce sont de communs serviteurs du règne végétal, les frères qui nous ont soignés.

[Le plus élevé, SERVEZ. Ce ne sont pas des "elfes". Ce sont des Esprits, menant leurs activités dans la nature. Ils ne vivent pas au milieu des bois, mais prennent soin de ce royaume, comme d'autres esprits prendront soin des autres. Peut-être ne sont-ils pas plus avancés que nous, mais ils sont plus avancés que ceux qui sont encore dans la position du Principe Intelligent. Par conséquent, ils servent leur objectif. Les ouvrages médiumniques sont à relire à partir du Spiritisme et, s'il y a encore un doute, ces Esprits doivent être ÉVOQUÉS !]

Et, voyant ma surprise, il conclut :

– Comme vous pouvez le voir, il n'y a rien d'inutile dans la Maison de Notre Père. Partout, s'il y a ceux qui ont besoin d'apprendre, il y a ceux qui enseignent ; et là où la difficulté apparaît, la Providence apparaît. Le seul malheureux, dans l'œuvre divine, c'est l'esprit imprévu, qui s'est condamné aux ténèbres du mal.

[Ici, elle renforce l'enseignement, assurant que l'Esprit (donc conscient) qui s'est volontairement condamné aux ténèbres, c'est-à-dire qui s'est volontairement attaché à l'imperfection, est le seul qui s'écarte du "chemin", qui est la constante relation des Esprits, apprenant, coopérant et enseignant, vers le bien.]

Narcissa a manipulé, en quelques instants, une certaine substance aux émanations d'eucalyptus et de mangue ["[l']élément primitif est dans l'espace, ici sous une forme, là sous une autre"] et, tout au long de la nuit, nous avons appliqué le médicament au patient , par respiration ordinaire et absorption par les pores.


Suite : le guide de Mme Mally

26. ─ (Au guide) Il y a quelque temps, nous avons rapporté des faits curieux sur les manifestations d'un Esprit que nous avons désigné sous le nom de Duende de Bayonne. Connaissez-vous cet Esprit ?

─ Pas particulièrement, mais j'ai suivi ce que tu as fait à son sujet et c'est ainsi que j'ai appris à le connaître.

27. ─ Est-ce un esprit d'un ordre inférieur?

─ Est-ce que inférieur signifie mauvais? Non. Je veux dire, simplement : pas tout à fait bon, pas très avancé ? Oui.

[Esprit inférieur n'est pas synonyme d'esprit imparfait, car l'imperfection est quelque chose qui s'acquiert par l'habitude et la volonté. Sur l'échelle spirite, c'est clair.

Tout cela est fantastique ! Pouvoir vérifier, dans le RE, la confirmation, donnée partout, de ce qui est conclu dans les travaux définitifs. Les résistants ne connaissent pas la richesse qui existe dans cette étude !]

28. ─ Nous te remercions pour la gentillesse de ta venue et pour les explications que tu nous as données.

─ A vos ordres.

OBSERVATION : Cette communication nous offre un complément à ce que nous disions dans les deux articles précédents sur la formation de certains corps par les esprits. La substance donnée à l'enfant pendant la maladie était évidemment préparée par eux et était destinée à rétablir la santé. D'où tirent-ils leurs principes ? De l'élément universel, transformé pour l'usage désiré. Le phénomène très étrange des propriétés transmises par l'action magnétique, problème jusqu'alors inexpliqué, et sur lequel les non-croyants se sont amusés, est maintenant résolu. En effet, nous savons que ce ne sont pas seulement les esprits des morts qui agissent, mais que ceux des vivants ont aussi leur part d'action dans le monde invisible. Le buraliste nous en donne la preuve. Qu'y a-t-il donc d'admirable à ce que la volonté d'une personne, agissant pour le bien [Loi], peut opérer une transformation de la matière primitive et lui donner certaines propriétés ? C'est selon nous la clé de nombreux effets supposés surnaturels, dont nous aurons l'occasion de parler.

C'est ainsi que par l'observation, nous arrivons à percevoir des choses qui font partie du réel et du merveilleux. Mais qui dit que cette théorie est vraie ? Va là-bas! Elle a au moins le mérite d'être rationnelle et de s'accorder parfaitement avec les faits observés. Si un cerveau humain en trouve un autre plus logique que celui donné par les Esprits, qu'ils soient comparés. Un jour peut-être nous remercieront-ils d'avoir ouvert la voie à l'étude rationnelle du spiritisme.

Un jour, quelqu'un nous a dit : « J'aimerais beaucoup avoir un Esprit serviteur à mes ordres, même si je devais endurer des farces qu'il m'a faites.

C'est une satisfaction dont nous jouissons sans nous en rendre compte, car tous les Esprits qui nous assistent ne se manifestent pas de manière ostensive, mais cela ne les empêche pas d'être à nos côtés et, du fait qu'ils sont occultes, leur influence n'en est pas moins réel.

La Genèse (FEAL) > Nature et propriété des fluides

Comme cela a déjà été démontré, le fluide cosmique universel est la matière élémentaire primitive dont les modifications et transformations constituent l'innombrable variété des corps dans la nature. Principe élémentaire de l'Univers, il présente deux états distincts : celui d'éthérisation ou d'apesanteur, qui peut être considéré comme l'état primitif, et celui de matérialisation ou d'apesanteur, qui en devient, en quelque sorte, la conséquence. Le point intermédiaire est la transformation du fluide en matière tangible. Mais même là, il n'y a pas de transition brutale, car nos fluides impondérables peuvent être considérés comme un point intermédiaire entre les deux états ((Pour comprendre les propos d'Allan Kardec, il est essentiel de considérer qu'il y avait en son temps, en Physique, la théorie de cette matière serait composée de deux classes : la matière commune, tangible ou pondérable, et la matière impondérable ou les atomes représentant la lumière, l'électricité, la chaleur, etc. (ce sont les fluides lumineux, électriques, caloriques, etc.). Les fluides psychiques ou spirituels (thème de ce chapitre) il y aurait alors des états encore plus subtils du fluide cosmique universel que ces fluides impondérables acceptés à l'époque. Il y aurait alors, dans une séquence de subtilités plus grandes aux plus petites : matière commune, matière impondérable, matière psychique. Actuellement, nous savons que l'hypothèse de la substance impondérable est fausse, et ces phénomènes sont expliqués par des ondes électromagnétiques. En transposant le raisonnement de Kardec à la physique moderne, nous pourrions conclure que la matière psychique ou spirituelle serait au-dessus de la lumière. Mais cette hypothèse conduit à des questions et des implications plus complexes dans le paradigme scientifique actuel pour lesquelles nous ne disposons pas dans ce travail des développements qui permettent de les résoudre. (N. faire E.) )).

Les Esprits agissent sur les fluides spirituels, non en les manipulant comme les hommes manipulent les gaz, mais à l'aide de la pensée et de la volonté, qui sont, pour l'Esprit, ce que la main est pour l'homme. Par la pensée ils impriment telle ou telle direction au fluide ; ils les agglomèrent, les combinent ou les dispersent et forment des ensembles avec une certaine apparence, forme, couleur ; ils changent leurs propriétés, comme un chimiste change celles d'un gaz ou d'autres corps, en les combinant suivant certaines lois. C'est le grand atelier ou laboratoire de la vie spirituelle.

Parfois ces transformations sont le résultat d'une intention, mais souvent elles sont le produit d'une pensée inconsciente, car l'Esprit pense juste à quelque chose pour que cela se fasse.

C'est ainsi, par exemple, qu'un esprit apparaît à un esprit incarné, doué de vision spirituelle, sous l'apparence qu'il avait de son vivant, au moment où il l'a rencontré, bien qu'il ait déjà eu plusieurs autres incarnations. Il se présente avec des vêtements, des signes extérieurs, des maladies, des cicatrices, des membres amputés, etc. qui avait; un décapité se présentera sans tête. Je ne dis pas qu'ils aient conservé de telles apparences ; non, certainement, parce que, comme Esprit, il n'est ni boiteux, ni manchot, ni borgne, ni décapité. Mais sa pensée, se référant au temps où c'était comme ça, son périsprit prend instantanément cette apparence, qui change aussi instantanément. S'il avait été une fois noir et une fois blanc, il se présentera soit comme noir soit comme blanc, selon laquelle des deux incarnations il est évoqué et où vont ses pensées.

Par un effet analogue, la pensée de l'Esprit crée avec fluidité les objets dont elle avait l'habitude de se servir. Un avare manipulera l'or; un soldat aura ses armes et son uniforme ; un fumeur, sa pipe ; un ouvrier, sa charrue et ses boeufs; une vieille femme, sa quenouille.

Ces objets fluidiques sont aussi réels pour l'Esprit qu'ils le seraient à l'état matériel pour l'homme incarné. Mais, du fait qu'ils sont créés par la pensée, leur existence est aussi éphémère qu'elle l'est [ici, Kardec se réfère à l'article évoqué plus haut, meubles d'outre tombe].

nos observations

  • L'Esprit matérialise, par l'action de la pensée, les fluides, selon son élévation, ses attachements et ses idées. Cette matérialisation peut aller de simples objets à, probablement, de grands scénarios, formés en groupe.
  • Des esprits parfois moins élevés, mais déjà détachés des attaches matérielles, démontrent qu'ils ne sont pas impliqués dans cette matérialité, si répandue chez les autres.
  • Les esprits non éclairés forment des images mentales pour décrire quelque chose qu'ils ne comprennent pas, tout comme les enfants peuvent le faire. Le rôle d'un étudiant en psychologie, dans les deux cas, est d'aller au-delà des images et des chiffres pour comprendre le fond de ce qu'ils disent. 
  • L'erreur est de prendre le mot au pied de la lettre.
  • Loin de l'écarter comme un non-sens, il faudra être prêt, avec une reprise du Spiritisme scientifique, à savoir filtrer les divers atavismes que les Esprits, dominés par ces idées largement diffusées, pourront utiliser.
  • Comme nous l'avons souligné dans article récent, c'est une grave erreur de former des systèmes sur des métaphores, sorties de leur contexte et mal comprises. Pour se débarrasser de ces erreurs, il faudra reprendre scientifiquement le spiritisme, à la manière de Kardec.
  • Le « codage » présente tout les éléments pour comprendre que la matérialité du monde spirituel est directement liée au matérialisme des Esprits. Ceux qui sont plus « spiritualisés », pas forcément éclairés, ne le présentent pas, tandis que ceux qui sont dans un état de trouble, causé par des imperfections, présentent souvent des idées d'attachement à la matière. Ces exemples sont nombreux. Nous demandons : comment, précisément au moment le plus important du spiritisme, cette réalité supposée des villes et des colonies, qui serait si importante, puisqu'elle serait immédiate jusqu'à notre mort, n'a pas été clairement établie pour Kardec ? Nous avons déjà abordé ces questions dans article récent, et nous ne le répéterons pas.