Les huit piliers du spiritisme – Réinterpréter sans dénaturer

Toute doctrine vivante est soumise au temps. Contrairement à un texte figé ou à un dogme figé, une doctrine qui vise à accompagner l'évolution de l'humanité nécessite d'être revisitée, relue et réinterprétée. Le spiritisme, par sa nature même rationnelle et progressive, a toujours reconnu cette nécessité. Kardec a affirmé à plusieurs reprises que la doctrine n'avait pas été révélée telle quelle, mais construite avec la contribution des Esprits et filtrée par la raison humaine, et que de nouvelles connaissances pouvaient la compléter.

Cependant, Il existe une idée fausse courante lorsqu'on aborde la question de la réinterprétation.. Nombreux sont ceux qui estiment que toute réinterprétation est légitime, comme si tous les éléments de la doctrine avaient la même importance et pouvaient être librement adaptés aux goûts personnels ou à l'esprit du temps. Cette conception ignore une distinction fondamentale : celle entre l'essentiel et le périphérique.

La question pertinente n'est donc pas “ peut-on la réinterpréter ? ”, car oui, c'est possible et souhaitable. La question pertinente est : que peut-on réinterpréter sans que la doctrine cesse d'être elle-même ?

Toute nouvelle interprétation ou ajout ne devient partie intégrante du corps de la doctrine que s'il est soumis à... creuset de la raison et à la contrôle universel, veiller à ce qu'il ne s'agisse pas simplement d'une idée “ excentrique ” ou “ systémique ” provenant d'un groupe isolé.

Car lorsque la réinterprétation est poussée à l'extrême, il ne s'agit pas d'une mise à jour légitime, mais d'une rupture déguisée. La doctrine continue d'utiliser le même nom, de citer les mêmes sources, mais ses fondements ont été modifiés. Ce n'est plus du spiritisme ; c'est autre chose qui se présente comme tel.

Ce phénomène n'est pas nouveau. Dans l'histoire des religions et des philosophies, il est fréquent de voir apparaître des courants qui se réclament de la tradition, mais qui, dans les faits, en renient les principes les plus fondamentaux. Ce processus est lent, graduel, rendant difficile de discerner précisément le point de basculement. Un léger décalage ici, une accentuation là, et l'ensemble devient méconnaissable.

En spiritisme, cela se manifeste de plusieurs manières : lorsque l’individualité de l’Esprit après la mort est niée, le réduisant à une simple “ conscience cosmique impersonnelle ” ; lorsque la réincarnation perd son lien de cause à effet et devient un cycle automatique dénué de responsabilité morale ; lorsque la médiumnité est réduite à un phénomène psychologique ou subjectif, sans réalité extérieure. Le spiritisme perd son caractère lorsqu’il abandonne l’analyse rigoureuse des communications médiumniques, qu’elles soient écrites ou transmises par lettres. Il est du devoir du spirite de soumettre chaque message à… ‘ creuset de la raison et de la logique ’, car l'erreur fondamentale que beaucoup commettent est d'accepter des enseignements basés uniquement sur... ‘ beauté de la forme ’ ou dans ‘ Le prestige du nom ’ La véritable autorité d'une communication ne réside pas dans la signature prestigieuse, qui peut être apocryphe, mais dans la personne qui signe le message. qualité intrinsèque de la pensée et dans son accord avec le Contrôle universel de l'enseignement spirite (CUEE). Sans ces filtres critiques, la doctrine cesse d'être une science et devient un jouet entre les mains de systèmes personnels et de mystifications.

Chacune de ces modifications, prise individuellement, peut sembler n'être qu'une simple “ nouvelle interprétation ”. Mais leur effet cumulatif engendre une distorsion complète. C'est un phénomène fréquemment observé de nos jours.

Pour être cohérente et reconnaissable, toute doctrine philosophico-scientifique repose sur certains éléments structurants. Parmi ceux-ci, les suivants se distinguent :

  • Principes fondamentaux ;
  • Méthode de validation ;
  • Une vision de ce que signifie être humain ;
  • Points de vue moraux ;
  • Métaphysique;
  • But de l'existence.

Lorsqu'un seul de ces éléments change radicalement, la doctrine n'est plus la même. Lorsque plusieurs changent, son identité est complètement perdue.

Dans le cas particulier du spiritisme tel que codifié par Allan Kardec, on peut identifier huit piliers centraux qui définissent son essence. Ce sont :

  1. L'existence de Dieu : Principe intelligent et cause première de toutes choses.
  2. L'immortalité de l'âme : L'être pensant survit à la mort du corps.
  3. Communicabilité des esprits : Interaction constante entre l'incarné et le désincarné.
  4. Évolution morale : L'esprit progresse tout au long de ses existences, s'améliorant.
  5. Libre volonté: L’Esprit choisit ses propres voies et en est responsable.
  6. Responsabilité morale : Toute action a une conséquence naturelle selon la justice divine ; en bref, Autonomie.
  7. Rationalité de la doctrine : La foi spirite est raisonnée, capable de dialoguer avec la raison à toutes les époques.
  8. Possibilité de progrès spirituel : Aucun esprit n'est condamné éternellement ; tous peuvent évoluer.

La réinterprétation est non seulement légitime, mais aussi nécessaire pour que le spiritisme demeure une doctrine vivante. Le langage peut être actualisé, les applications historiques repensées, les accents modifiés. Cependant, les huit piliers mentionnés ci-dessus sont non négociables. Ils constituent l'identité profonde du spiritisme. Ce travail de réinterprétation doit toujours être soumis à… filtre de logique et contrôle universel.

Sans Dieu, point de cause. Sans l'immortalité de l'âme, point de spiritisme. Sans la communication des esprits, sans évolution morale, sans libre arbitre, sans responsabilité morale, sans rationalité, sans possibilité de progrès, point de spiritisme. Dans chacun de ces cas, on peut même conserver l'appellation, mais la doctrine est déjà différente.




Herculanum, le spiritisme et le socialisme : la confusion engendrée par la terminologie

Dès les débuts du mouvement spirite, certaines erreurs terminologiques ont engendré des distorsions qui entravent encore aujourd'hui une compréhension précise de la doctrine. Des mots empruntés à d'autres domaines – chargés de significations établies, contestés par divers courants ou marqués par des traditions étrangères au spiritisme – ont été intégrés au discours spirite avec des sens particuliers, différents de leur acception courante. Cette pratique, bien que souvent bien intentionnée, a engendré de profondes ambiguïtés, rapprochant le spiritisme soit de structures religieuses qui ne lui appartiennent pas, soit de courants politiques qui n'ont jamais fait partie de son corpus doctrinal. Il en a résulté un terreau fertile pour la confusion, les appropriations abusives et les interprétations qui s'écartent de la méthode claire, simple et rationnelle établie par Kardec.

1. La genèse du problème terminologique

Dès ses débuts, une partie du mouvement spirite a insisté pour classer le spiritisme comme une “ religion ”, ne serait-ce que “ au sens philosophique du terme ”. Or, ce choix terminologique contredisait la structure même de la doctrine : dans l’usage courant, religion implique culte, rituel, autorité spirituelle, dogme et hiérarchie institutionnelle – autant d’éléments étrangers à la science spirite organisée par Allan Kardec. Cette insistance a engendré un malentendu persistant. Un seul mot, emprunté à un autre champ sémantique, a rapproché le spiritisme de structures étrangères à sa méthode rationnelle, créant une ambiguïté qui perdure encore aujourd’hui.

2. La question du “ socialisme ” chez Denis et Herculanum

Le même processus se répète dans l'usage du terme “ socialisme ” par Léon Denis, puis par Herculano Pires. Denis l'emploie pour exprimer un idéal de fraternité, de coopération morale et de solidarité entre les hommes – un usage spiritualiste et éthique, fondé sur la perfectibilité de l'individu. Or, le paysage intellectuel du XIXe siècle était déjà marqué par la coexistence et la concurrence de multiples courants socialistes. Parmi eux, l'un se distinguait avec une force croissante : le socialisme scientifique et matérialiste, élaboré par Marx et Engels à partir des années 1840, doté d'un corpus théorique solide, d'un vocabulaire propre et d'une influence concrète sur le mouvement ouvrier européen.

Le terme “ socialisme ” était donc déjà profondément chargé de significations divergentes, voire ouvertement antagonistes. Il manquait de neutralité sémantique. Il n'existait pas un seul “ socialisme ”, mais des “ socialismes ”, dont seule une partie partageait une affinité avec les valeurs spiritualistes. Ainsi, lorsque Denis et Herculano choisirent de préserver le mot en tentant de le différencier du matérialisme marxiste, ils se heurtèrent à un obstacle insurmontable : le terme ne leur appartenait pas. Il était imprégné de l'usage dominant, et cet usage l'emporta sur l'intention propre à l'auteur.

3. Saisir les termes selon leur signification prédominante

Le phénomène est identique à celui observé avec l'expression “ religion au sens philosophique ”. Les mots chargés d'usages larges et consolidés ne se prêtent pas à une redéfinition artificielle. Dès leur introduction dans le discours spirite, ces mots déclenchent les connotations prédominantes dans l'imaginaire social. Ainsi, le “ socialisme ” de Denis – moral, spirituel, humanitaire – est aisément assimilé au “ socialisme ” marxiste – matérialiste, collectiviste, partisan, centré sur la lutte des classes. Il en va de même pour le terme “ religion ” : la tentative de le limiter à un sens philosophique n'empêche pas l'évocation de ses significations traditionnelles.

Cette capture sémantique produit des effets doctrinaux concrets :

  1. Denis et Herculanum en vinrent à servir de légitimateurs aux courants politiques modernes.
  2. La critique morale des inégalités est souvent confondue avec l'adhésion à des programmes idéologiques.
  3. Le spiritisme est entraîné dans des querelles politiques qui ne le concernent pas.
  4. Les courants matérialistes trouvent une faille pour infiltrer le discours spirite.

La confusion ne provient pas du contenu doctrinal, mais d'un choix terminologique mal adapté au contexte sémantique dans lequel il circule.

4. L'autosuffisance rationnelle du spiritisme

Le spiritisme organisé par Kardec n'a pas besoin de ces catégories extérieures. C'est une doctrine claire, simple et logique, fondée sur l'observation des faits et l'analyse rationnelle des phénomènes. Sa vision de la vie repose sur des lois morales et l'évolution spirituelle de l'individu, et non sur des structures théologiques ou des projets politiques.

Et c'est précisément cette structure rationnelle, lorsqu'elle est préservée dans sa forme originelle, qui conduit naturellement à la transformation sociale. Il ne s'agit pas d'intervention étatique, de planification collectiviste ou de programmes de réforme imposés de l'extérieur. Le changement social issu du spiritisme s'opère par la modification progressive de la conscience : éveil moral, responsabilité, libre adhésion au bien, perception des conséquences spirituelles des actes. C'est un changement autonome, spontané et non coercitif. Ce point est… fondamental, Car le spiritisme contredit et réfute clairement les doctrines matérialistes et coercitives du changement social, démontrant qu'elles sont purement artificielles et non durables, telles que le socialisme scientifique, le communisme et le marxisme (j'utilise ce terme uniquement par souci de clarté).

Lorsque la doctrine est préservée intacte – fidèle à la méthodologie kardécienne –, la transformation morale de l’individu rayonne inévitablement sur les structures sociales. Il est inutile d’habiller le spiritisme de termes empruntés à d’autres domaines, ni de le lier artificiellement à des courants politiques. Lorsque cela se produit, l’effet est inverse : la nature de la doctrine est déformée, perd en clarté et ouvre la voie à des interprétations erronées.

5. La conséquence inévitable de l'ambiguïté terminologique

Greffer des termes connotés comme “ religion ” ou “ socialisme ” sur le spiritisme est toujours contre-productif. Chaque mot véhicule un univers de significations qui obscurcissent, embrouillent et engendrent des interprétations erronées. La sémantique dominante influence la pensée. La doctrine se retrouve alors embourbée dans des querelles qui ne relèvent pas de son champ d'action.

Restaurer la précision conceptuelle, c’est retrouver le langage propre au spiritisme – celui élaboré par Kardec, rigoureux, rationnel et sans ambiguïté. C’est empêcher que des concepts extérieurs n’en déforment la structure. C’est préserver les conditions permettant à son action sociale de se déployer de la seule manière compatible avec sa nature : par la liberté de conscience, par la compréhension des lois spirituelles, par la maturité intérieure, sans imposition, sans alignement idéologique et sans emprunts terminologiques qui détournent l’attention de la doctrine.




Le spiritisme est l'œuvre de Jésus.

J'attendais cet ouvrage depuis longtemps, sans savoir exactement à quoi m'attendre. En apprenant le retour des auteurs à des figures telles qu'André Luiz et Emmanuel, beaucoup furent intérieurement bouleversés et portèrent un jugement hâtif sur l'œuvre, sans même la connaître.

Après avoir terminé sa lecture — tâche que, honnêtement, je devrai relire avec encore plus d'attention —, je dois dire qu'il est à la hauteur de son titre. Loin d'être un affront à la raison, il est le fruit de l'intelligence et de l'inspiration. Il réhabilite la méthodologie spirite, démontre le véritable rôle de Kardec, aujourd'hui oublié et sous-estimé par les spirites eux-mêmes, et constitue un pont pour ce mouvement spirite désormais établi, en vue de la renaissance du spiritisme authentique. Sans heurter les sensibilités, cet ouvrage démontre avec brio que nous n'avons pas été abandonnés et qu'en revenant à Kardec, nous saurons aisément et fermement distinguer ce qui est utile de ce qui ne l'est pas — comme l'ont fait les auteurs eux-mêmes. Loin d'inciter à la persécution ou à la critique, je crois que nous devrions encourager la lecture de cet ouvrage, dans le respect du temps et de la liberté de chaque lecteur.. Là encore, je crois qu'il faut le considérer comme un pont sûr vers le terrain solide de la vérité doctrinale.

Je ne peux guère aller plus loin, car je pense que l'importance de cet ouvrage exige une lecture attentive de la part de tous ceux qui s'intéressent aux thèmes spirites. Son titre et le fait qu'il démontre la richesse des enseignements d'André Luiz et d'Emmanuel ne manqueront pas d'attirer l'attention. L'ouvrage offre également de nombreux enseignements et invite à la réflexion, et s'est révélé, du moins pour moi, profondément émouvant.

Je tiens à conclure en exprimant ma gratitude à Paulo Henrique de Figueiredo et à tous ceux qui ont participé à ce projet, pour leurs efforts et leur dévouement, qui ne reçoivent d'autre récompense que la joie d'avoir fait le bien. Grâces soient rendues à Dieu, le temps de la restauration est arrivé, où chacun de nous peut trouver une juste compensation en participant à la reconstruction de cet édifice. il y a plus de deux mille ans, Par des esprits voués au bien. Rendons grâce à Dieu !

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Langage spécifique de la science spirite

Saviez-vous que la plupart de ceux qui se disent spirites… ignorent tout du spiritisme ? Ils n'utilisent pas non plus le langage spécifique de la science spirite pour expliquer ses phénomènes et ses concepts.

Être spiritualiste n’est pas une question d’adhésion émotionnelle, ni de consommation de romans soi-disant « spiritualistes ».
Être spirite, c’est étudier sérieusement la Science spirite, comprendre ses fondements et mettre ses principes en pratique — comme l’a enseigné Allan Kardec.

Le spiritisme est une doctrine d'étude, de raisonnement et d'observation. Remplacer cette science par la fiction porte gravement préjudice au spiritisme. Sciences philosophiques il faut l'étudier avec des termes scientifiques spécifiques.

À l'époque de Kardec, le Sciences philosophiques faisaient partie de l'enseignement.

Lorsque Allan Kardec lança sa première édition de la Revue Spirite en 1858, il la définissa immédiatement dans son introduction pour justifier son titre de Journal d'études psychologiques. La Science Spirite est, selon son époque présentée dans le tableau ci-dessus : la Science Morale

En tant que science, son langage est spécifique à ses éléments, afin que chacun puisse se comprendre. Les termes sont essentiels à la communication adéquate des idées spirituelles. On observe aujourd'hui un mélange de sciences totalement matérialistes, où l'étude des hypothèses métaphysiques, par exemple, est ignorée. De plus, des termes d'un domaine à l'autre sont mélangés. De ce fait, il existe une confusion entre des concepts matérialistes et l'étude des questions spirituelles, elles-mêmes étudiées métaphysiquement.

Nous donnerons quelques exemples d’utilisation erronée de termes matérialistes qui passent inaperçus :

  1. UTILISEZ LA PSYCHOPHONIE – N’UTILISEZ PAS L’INCORPORATION : Dans les textes dits spirites, de nombreux orateurs, voire descriptions de manifestations, utilisent le terme « incorporation ». L'esprit n'est pas une matière occupant un lieu physique. L'esprit n'incorpore aucun corps, et votre propre esprit ne vous incorpore pas non plus. L'Esprit parle à travers le médium par un phénomène appelé PSYCHOPHONIE. L'esprit du médium est avec lui et n'incorpore pas son corps physique. Ce point est essentiel pour éviter de créer l'idée fausse que le médium est possédé par un autre esprit, ou que l'esprit s'empare collectivement de son corps, ou même que son esprit se déplace ailleurs pendant qu'il est en psychophonie. Cela n'existe pas en science spirite !
  2. L'ACTION DE L'ESPRIT SE FAIT UNIQUEMENT ET UNIQUEMENT PAR SA PENSÉEL'esprit n'a pas de corps matériel. Selon les études de la science spirite, Dieu a créé deux éléments généraux : l'ESPRIT et la MATIÈRE. L'esprit n'a pas d'équivalent dans notre monde matériel. Le périsprit est matière. La matière qui le compose nous est inconnue, mais même sans en connaître les caractéristiques, il est matière. Le périsprit ne fait pas partie de l'esprit, tout comme le périsprit n'est pas esprit. L'esprit agit par et uniquement par la pensée. Le mécanisme exact de ce phénomène nous est encore inconnu, mais plusieurs théories, dans les livres, expliquent ce mécanisme (lire Genèse, chap. XIV – Les Fluides.)
  3. UTILISER L'ÉMANATION OU LA PROPAGATION – NE PAS UTILISER D’ÉNERGIE : Le terme énergie est défini en physique comme la capacité d'un corps, d'une substance ou d'un système physique à accomplir un travail. Au sens figuré (non scientifique), l'énergie désigne la vigueur ou la puissance morale ; philosophiquement, selon Aristote, c'est l'action d'un moteur physique ou métaphysique (la métaphysique n'est plus considérée comme une science aujourd'hui) qui permet l'actualisation d'une potentialité. Notez que toutes les définitions prennent en compte une action physique sur une action physique. L'un des principes de la science spirite est que nous sommes une âme incarnée. Si nous sommes une âme, nous n'avons pas de corps ; il ne peut donc s'agir d'énergie (physique) quittant l'esprit ou l'âme (non physique) pour atteindre un corps (physique). Le terme plus approprié serait celui d'émanation, voire de propagation.
  4. UTILISEZ L'ESPRITN'UTILISEZ PAS L'ESPRIT : L'esprit est utilisé dans d'autres domaines de la science matérialiste actuelle. Certains confondent l'esprit avec le cerveau ; le cerveau est un organe du corps, le cerveau est matière. Puisque la science matérialiste n'admet pas l'esprit comme hypothèse, elle attribue le processus de pensée au cerveau, mais ce n'est pas ce que les esprits expliquaient. Selon la science spirite, par ses observations, c'est l'esprit qui contrôle le corps, et non le cerveau. Le cerveau envoie les ordres. Le cerveau naît, vit et meurt, tandis que l'esprit demeure et porte en lui la connaissance acquise au fil des incarnations. C'est l'esprit, et non le mental, qui possède et porte la connaissance. C'est l'esprit qui pense. Vous qui comprenez la doctrine spirite le savez et utilisez toujours le mot « Esprit » plutôt que « Mémoire », n'est-ce pas ?
  5. UTILISEZ « COMME SI C'ÉTAIT UNE VIBRATION » N’UTILISEZ PAS LE MOT « VIBRATION » SOUS SA FORME LORSQUE VOUS PARLEZ DE PHÉNOMÈNES SPIRITUELS : Il existe des hypothèses sur le mécanisme lui-même (voir point 2), et seulement des hypothèses. L'utilisation du terme vibration peut laisser penser que le phénomène spirituel est une onde telle qu'étudiée en physique ondulatoire, où il présente différents types d'ondes et de vibrations, etc.
  6. UTILISEZ PERISPIRIT – N’UTILISEZ PAS GHOST : Ceux qui étudient la science spirite savent qu'il existe des phénomènes d'apparition qui évoquent ces figures qui impressionnent notre imagination. Mais ce ne sont que des esprits et leurs phénomènes, souvent destinés à jouer avec ou à effrayer l'incarné. Un spirite n'a jamais peur des esprits !
  7. NOUS SOMMES TOUJOURS DANS LE MONDE SPIRITUELSelon la science spirite, lorsque nous nous incarnons, nous vivons dans un monde double : le monde de la matière et le monde de l’esprit. À la mort, nous nous désincarnons, c’est-à-dire que nous quittons la matière, mais nous CONTINUONS DANS LE MONDE SPIRITUEL. N’utilisez pas les expressions « il est mort et est allé dans la patrie spirituelle » (il était déjà dans le monde spirituel) ; « maintenant il va retrouver ses proches qui sont déjà morts » (ses proches ne sont jamais bien loin). Rappelez-vous que les esprits ne restent pas au même endroit ? (voir point 1) ; « il nous a quittés », etc.
  8. UTILISEZ LA LOI DE CAUSE À EFFET – N’UTILISEZ PAS LA LOI DE CAUSE À EFFET : Dans les contextes philosophiques et scientifiques, la causalité est généralement considérée comme un principe fondamental, plutôt qu'une loi spécifique. Elle décrit la relation de cause à effet entre événements, où un événement (la cause) est compris comme la raison de la survenue d'un autre événement (l'effet). La causalité est un principe fondamental qui aide à comprendre la nature de la relation de cause à effet et est utilisée dans divers domaines, de la physique et des sciences naturelles à la philosophie et au droit. Bien que la causalité soit souvent qualifiée de « loi de cause à effet », il ne s'agit pas d'une loi scientifique au sens d'une relation quantitative et expérimentalement vérifiable, comme les lois de la physique. Il s'agit plutôt d'un concept ou d'un principe décrivant la nature de la relation de cause à effet. La causalité est importante pour comprendre le monde qui nous entoure, car elle nous permet d'identifier les causes des phénomènes et d'en prédire les effets. Elle est fondamentale pour la science, la technologie et la vie quotidienne, car elle nous aide à comprendre le monde et à interagir avec lui plus efficacement. Un exemple : imaginez une chasse : un animal est abattu et meurt. L’effet est la mort. La cause est le coup de fusil. Ce n’était pas une loi. Dans la Science spirite, Kardec a utilisé nombre de ces principes pour expliquer les effets intelligents des manifestations spirituelles intelligentes. Il y explique que pour tout effet intelligent, il existe une cause intelligente. On trouve d’innombrables témoignages à ce sujet dans ses ouvrages.
  9. UTILISEZ LES ÉPREUVES ET LES EXPIATIONS – N’UTILISEZ PAS LE KARMA : Le Karma et le Spiritisme sont comme l'huile et l'eau : ils ne se mélangent pas. Soyez prudent avec les gens qui prêchent la doctrine du karma dans un environnement spirite, car la compréhension de La doctrine spirite va dans le sens inverse.(cliquez sur le lien pour lire l'explication complète).
  10. UTILISEZ PARKED SPIRIT – NE PAS UTILISER LA RÉTROGRADATION: Beaucoup de gens mélangent d'autres doctrines réincarnationnistes avec la science spirituelle. Selon la science spirituelle, lorsque nous, les esprits, sommes plongés dans des imperfections, comme l'orgueil et l'égoïsme, nous restons bloqués dans une boucle et n'évoluons pas. Mais cela ne signifie pas que nous allons revenir en arrière et nous réincarner en animaux. Cela signifie simplement que nous sommes bloqués dans le processus évolutif ! Un esprit humain ne perd jamais la connaissance qu'il possédait auparavant ; il ne se réincarnera donc jamais en animal à cause de ses imperfections. Il ne progressera tout simplement pas tant qu'il ne se repentira pas et ne reviendra pas sincèrement à la bonté.
  11. CEUX QUI SE RÉGÉNÉRERONT SERONT LES ESPRITS DE LA PLANÈTE TERRE – LA PLANÈTE TERRE NE SE RÉGÉNÉRERA PAS:La planète ne changera pas, et les esprits devront donc évoluer. Il n'y a pas de date limite, d'année, de siècle, ni rien de tel. C'est l'inverse ! Les esprits de la planète évolueront. Ce sera simplement lorsque la majorité des esprits incarnés seront plus évolués, n'ayant plus besoin d'épreuves ni d'expiations pour évoluer. Un jour, la planète Terre s'éteindra, comme toute autre planète. Tel est l'ordre de l'univers matériel tel que nous le connaissons.
  12. UTILISEZ L’ESPRIT PUR – N’UTILISEZ PAS L’ESPRIT PARFAIT : L'idéal de perfection étant Dieu, un esprit ne sera jamais parfait. Un esprit atteindra la perfection en fonction de son niveau d'évolution. Un esprit pur n'a plus besoin de se réincarner pour évoluer, car il n'est plus influencé par la matière. Même pur, il évoluera (Loi du Progrès).
  13. LE PASS N'EST PAS UN TRANSFERT D'ÉNERGIE : voir article 3

Si vous vous souvenez d'une expression incorrecte, laissez simplement un commentaire.




Spirit Box pour communiquer avec les Esprits

La “ Spirit Box ” est un appareil qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, notamment à cause des chaînes de “ chasse aux fantômes ”. Même…, avec beaucoup d'erreurs, La chaîne "Spiritist Channel" a déjà abordé cette question, comme je le démontre. Dans cette vidéo. Mais le sujet n’est pas nouveau : depuis longtemps, les chercheurs en transcommunication instrumentale (TIC) affirment utiliser des appareils électroniques pour communiquer avec les Esprits. Allan Bispo décrit le fait curieux suivant :

On pourrait dire que le premier cas de voix paranormale enregistrée a eu lieu dans le laboratoire de physique expérimentale de l'Université catholique de Milan, le 17 septembre 1952.

Là, les Pères Gemelli et Ernetti ont fait des expériences avec des chants grégoriens pour éliminer les harmoniques. À cette époque, il n’existait pas d’enregistreurs à cassettes, seulement à câbles. Ce fil se cassait fréquemment, il fallait donc faire un nœud très fin pour ne pas endommager le son.

Ce jour-là, le fil venait de se rompre une fois de plus et le père Gemelli, bouleversé, s'écria : « oh, papa, aide-moi », comme il avait l'habitude de le dire depuis de nombreuses années, depuis la mort de son père.

Une fois la réparation terminée, ils ont commencé à écouter le matériel enregistré, mais au lieu du chant grégorien attendu, ils ont entendu la voix de leur père avec étonnement : « bien sûr, je t'aide et je suis toujours avec toi ».

BISPO, Allan. “ Transcommunication instrumentale ”. Disponible sur https://www.harmoniaespiritual.com.br/2011/09/transcomunicacao-instrumental.html. Consulté le 19 octobre 2023.

Au vu de ces éléments et d'autres faits, on constate que la transcommunication instrumentale, même à travers la “ boîte à esprits ”, n'est pas impossible. En réalité, elle semble tout à fait réalisable. La question, comme toujours en science, est de savoir analyser chaque chose froidement et méthodiquement, en distinguant les éléments…

Intérêts

La plus grande difficulté réside toujours dans la capacité d'analyser et de distinguer le vrai du faux. Le problème n'est pas nouveau : à l'époque de Kardec, les charlatans avaient déjà recours à toutes sortes de subterfuges et d'artifices pour acquérir la gloire et, presque toujours, l'argent. C'est pourquoi Kardec recommandait toujours de garder son sang-froid face à ces prétendus phénomènes et de ne jamais rien accepter à la légère. À cet égard, il recommande la lecture des articles “ La forêt de Dodone et la statue de Memnon ” (paru dans la Revue spirite de février 1858), “ Les fraudes spirites ” (avril 1859) et “ Le muscle qui craque ” (juin 1859). (L'étude de l'intégralité de la Revue spirite est, bien entendu, essentielle.).

Ce problème, celui des intérêts derrière les phénomènes supposés, ne se limite pas à la seule communication par les instruments. Malheureusement, cela couvre également les communications médiumniques. Mais, actuellement, un nouvel (mauvais) apport s’est ajouté en ce sens : l’émergence d’applications censées permettre la communication avec les Esprits.

application boîte à histoires spirituelles

Il n'est pas dans notre position de dire si les Esprits peuvent ou non interagir via une application de téléphonie mobile, tout simplement parce qu'il n'y a pas d'étude méthodologique à ce sujet. Puisque le Spiritisme est une science, cela est clair : ce qui ne se développe pas par la méthodologie scientifique ça ne peut pas être admis, ni renvoyés sans préavis. Mais il y a un point pertinent : les Esprits n'interagissent pas directement sur la matière, c'est-à-dire non sans un milieu d'effets physiques qui leur permettent d'obtenir le liquide périsprituel animalisé (ectoplasme) pour réaliser toute action sur la matière. Disposant de ce médium — souvent, sans même que celui-ci le sache — l'Esprit agit, pour ainsi dire, directement sur le sujet. Par conséquent, nous pouvons affirmer avec certitude que la communication via des objets (transcommunication instrumentale) n’est qu’une autre option et, peut-être, la plus limitée d’entre elles.

être admis, ni renvoyés sans préavis. Il s’agit ici de souligner que, armées de telles applications et d’idées fausses, les chaînes vidéo sur YouTube sont devenues de gigantesques sources de profits et de désinformation. Beaucoup de ces chaînes, avec des centaines de milliers de followers, génèrent chaque mois des sommes de plusieurs milliers de dollars pour leurs propriétaires, qui semblent trouver les Esprits « piégés » dans chaque propriété abandonnée. En outre, nous avons le marché lui-même des appareils et des applications, qui vit de la publicité réalisée à travers ces canaux. Il s’agit d’une véritable pyramide d’intérêts, où la charité n’a pas sa place.

Fausses hypothèses

Les esprits fréquentent de préférence les ruines

Par méconnaissance du Spiritisme, l'idée fausse est que les Esprits souffrants seraient surtout localisés dans certains endroits, comme les maisons abandonnées et les cimetières. C'est faux. Comme ce qui est contenu dans Le Livre des Médiums à cet égard est excellent en soi, je recommande la lecture de l’article «Lieux hantés“ Dont je souligne l'extrait suivant : »

4ème. Existe-t-il une base pour croire que les Esprits fréquentent de préférence les ruines ?

"Aucun. Les esprits vont dans de tels endroits, comme tout le monde. L'imagination des hommes, réveillée par l'aspect sombre de certains lieux, attribue à la présence des Esprits ce qui est presque toujours un effet très naturel. Combien de fois la peur a-t-elle fait prendre l’ombre d’un arbre pour un fantôme et le cri d’un animal, ou le souffle du vent, pour des fantômes ? Les esprits aiment la présence des hommes ; c'est pourquoi ils préfèrent les lieux habités aux lieux déserts.

Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’Esprits qui restent attachés aux lieux, surtout lorsqu’il s’agit de leurs anciennes demeures. Triste réalité, qui fait souffrir l'Esprit avec l'attachement aux idées matérialistes.

Seuls les esprits souffrants communiquent

Une idée fixe parmi les « chasseurs de fantômes » est que seuls les Esprits sombres ou souffrants communiquent. C'est faux. Les Esprits inférieurs communiquent à travers des manifestations physiques, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont malveillants ou que leurs intentions sont mauvaises. Souvent, ils veulent simplement attirer l’attention ou même vous remercier. La Revista Espírita regorge de faits comme ceux-ci, l’un d’eux étant celui raconté dans l’article «Un vieux charretier“Décembre 1859.

Parler à des esprits souffrants provoque une obsession

C'est encore une idée très fausse qui règne dans le mouvement spirite en général. Ce qui provoque l'obsession, c'est la libre acceptation de l'influence d'un autre Esprit, incarné ou désincarné. Tant que cette influence n’est pas permise par une force morale plus grande, elle ne se produira pas. On ne peut cependant soutenir les plaisanteries et les absurdités faites à travers les évocations des Esprits, qui ne peuvent qu'attirer des Esprits frivoles, voire malveillants (qui, encore une fois, ne trouveront de place d'influence que s'ils trouvent une résonance dans les idées et les actions des individus). .

Un fait étrange est que l'un des facteurs les plus importants dans l'installation d'une obsession est l'acceptation aveugle de ce que disent les Esprits, ce que fait la plupart des mouvements spirites modernes. Nous en avons déjà parlé dans l’article «Obsédés et soumis : les dangers du Spiritisme“".

Encore un fait : Ce n'est pas l'évocation qui attire les Esprits, mais la pensée.

Les esprits qui communiquent sont “ liés ” à la Terre.

Encore une idée souvent répétée, et faux, L'idée fausse est que les esprits ont besoin d'une “ rédemption ” et que, faute de quoi, ils resteront “ piégés ” sur Terre. Même une chaîne importante comme la “ Spiritist Channel ” propage cette idée fausse, fondée sur des opinions. Comme le démontre le Livre des Médiums (et toute la doctrine spirite), les esprits agissent par leur volonté. De par leur volonté, et en raison de leur compréhension limitée et de leurs attachements, ils peuvent s'accrocher à des personnes, des situations ou des lieux. Plus ils sont élevés spirituellement et détachés des idées matérialistes — une approche que le spiritisme privilégie fortement —, plus il leur est facile de se détacher de la matière.

C'est un fait qu'une grande partie des Esprits qui quittent la matière, ici sur Terre, sont encore des Esprits peu développés qui restent préoccupés et impliqués dans les intérêts du monde. Mais ce n'est pas comme ça pour tout le monde. Encore une fois, l’étude de la Revista Espírita (1858 – 1869) prouve ce principe.

L'invocation des esprits les amène à devenir liés à la Terre

Cette idée, reprise par Luiz Fernando, sur Canal Espírita, n'a également aucun fondement dans le Spiritisme. En fait, cela contredit tout ce que des années de recherche sérieuse ont démontré. Évoquer les Esprits (de manière sérieuse et dans un bon but) est utile et naturel et, dans le cas des Esprits souffrants, cela les aide à raisonner et à se détacher de la matière. C’est le contraire de ce que disent ceux qui prétendent de telles choses.

Futilité

En plus de l'inutilité et des intérêts, nous avons aussi la futilité. De la même manière que cela s'est produit avec les jeux avec la boussole et les lunettes mobiles, l'évocation frivole et futile des Esprits ne peut qu'attirer des Esprits frivoles et futiles. Parfois, un mauvais esprit cherche à vous jouer un tour ou à vous effrayer. D'autres fois, s'il y a une résonance des idées, vous pouvez trouver quelqu'un sur qui être obsédé.

Absence d'utilité

En supposant que certains de ces événements soient de véritables communications et en admettant la possibilité qu'ils se produisent, nous devons nous demander à quoi servent-ils, étant donné que ne peut être exécuté que par des Esprits inférieurs? Or, c'est un fait que ces manifestations avaient leur raison d'être, dans le passé, pour attirer l'attention sur des faits spirites, mais seraient-elles nécessaires aujourd'hui (sauf cas très particuliers) ? Nous nous demandons : pourquoi ne pas utiliser les médias, qui sont des outils bien meilleurs et plus complets pour ces communications ?

Il est également important de rappeler que Les esprits ne peuvent pas interagir directement avec la matière, sans l'aide d'un médium, même s'il en est inconscient. Ceci est démontré dans Le Livre des Médiums ou guide des médiums et évocateurs > Deuxième partie — Manifestations spirites > Chapitre V — Manifestations physiques spontanées > Lancer des objets. Ainsi, réfléchissons-nous : puisque le médium est indispensable, ne serait-il pas plus logique d'en faire de bons outils, par l'étude, au lieu de renvoyer les Esprits à des manifestations physiques ?

En outre, il faut souligner qu'en dehors des erreurs et du charlatanisme, il existe de véritables phénomènes matériels d'Esprits attachés à des idées matérialistes qui, par conséquent, ne peuvent trouver une meilleure direction après avoir quitté le corps. Ici encore, on constate que, faute de connaissance du Spiritisme, les individus bien intentionnés, équipés de leur « Spirit Box », ne sont plus beaucoup plus utiles, car ils ne savent pas comment gérer ce fait. Ils sont basés sur de fausses idées actuelles et n’ajoutent que très peu ou rien pour aider à changer les pensées de cet Esprit.

Importance du Spiritisme

Le Spiritisme, en tant que doctrine scientifique, est le résultat d'années de recherches sérieuses et méthodologiques sur les manifestations des Esprits. Ce n’est pas quelque chose que quelqu’un a tiré de ses propres idées et a dit : « Je dis qu’il en est ainsi ». Au contraire : cette étude a conduit, à plusieurs reprises, à contredire des individus, dont Kardec, dans leurs hypothèses.

C'est pourquoi son étude est essentielle pour quiconque veut faire le bien avec moins d'erreurs et pratiquer une communication saine et utile avec les Esprits, comme il se doit.




la vraie psychologie

Le mot psychologie signifie littéralement « étude de l'âme » (ψυχή, psyché, « âme » – λογία, logia, « traité », « étude »). Ce n’est cependant pas ce que nous voyons se refléter dans les études actuelles – et de longue date – sur le sujet, car, aussi proche que soit ce domaine de la compréhension de l’âme en tant que « principe intelligent, rationalité et pensée », il cherche dans la matière cérébrale l'origine de tous les caractères de l'individu

« Notre cerveau, involontairement, recherche des éléments pour se soutenir, renforcer ses convictions ou ses intérêts, qui le conduisent à un mode de vie qui lui est propre. Peu importe ce que vous utilisez pour renforcer ou motiver vos désirs, vos espoirs, toutes les formes sont valables. Les gens qui ne croient en rien ont tendance à être pessimistes et négatifs., car pour eux, rien ne peut changer leur vie. Car la domination de la raison lie l'homme à ce qui est terrestre. La génétique explique l'origine de la foi."”

SOUZA, Andreia Maria S. « Qu'est-ce que l'âme : sens en psychologie et psychanalyse ». Disponible sur https://www.psicanaliseclinica.com/alma-o-que-e/. Consulté le 10/09/2022. Nous soulignons.

Comme on le voit, même la foi, pour la psychologie moderne, est encore matérialiste, conditionnée, pour elle, à la génétique et non à l'âme (nécessairement, donc, en cours).

)).

La zone de recherche de être humain, sa « psyché » (psyché) est principalement caractérisée par les idées aristotéliciennes qui définissent le être par suite du corps - des idées qui, traversant les siècles, ont créé, contrairement à la philosophie de Socrate et de Platon, autonome et spiritualiste par essence, une regrettable doctrine hétéronome et matérialiste, qui, en plus d'extraire du être les principes d'autonomie et de volonté ont donné naissance aux idées absurdes de racisme, d'eugénisme et, dans le domaine individuel, d'hétéronomie, qui, à partir de l'individu, contamine son milieu social et, finalement, définit les structures sociales, philosophiques et politiques.

Guidé et contaminé par l'idée aristotélicienne, où l'individu attribue, lorsqu'il est purement matérialiste, toutes ses caractéristiques morales à la génétique du corps et, lorsqu'il est « spiritualiste », à un ou plusieurs êtres agissant comme arbitres (comme si Dieu, ou « le dieux », qu’il s’agisse d’êtres vengeurs et interférents) ou de ceux qui étaient impulsifs au mal – le diable, le(s) démon(s), etc. – la société se présente à tort comme sociale, devenant majoritairement égoïste et isolant l’être en lui-même, dans le but de répondre aux besoins ton besoins matériels, au lieu de le conduire à la compréhension de sa volonté comme principe de tout, dans l'exercice quotidien et solidaire de l'autre.

Les religions, enfin, ont enlevé, au profit d'intérêts sectaires, l'autonomie de l'individu, pour le subordonner aux caprices et aux punitions d'autres êtres, interférants, belliqueux et vindicatifs, quand ils ne sont pas malveillants, tandis que la science, ne voyant pas de rationalité dans les principes dogmatiques de les religions, la niant complètement, ont nié la spiritualité humaine, pour ensuite tomber dans la même erreur, enlevant l'autonomie de l'individu en le transformant en « mannequin ventriloque » de la chimie corporelle. Ce n'est pas par hasard que l'eugénisme darwinien se fonde sur Aristote, car si, d'une part, il réussit à observer le fait naturel de la sélection, d'autre part, il l'étend aux êtres humains, les plaçant, une fois de plus, comme C'est fait de votre corps, et non comme un facteur déterminant de celui-ci. Darwin a dit : « Linée et Cuvier étaient mes deux divinités, mais ils ne sont rien de plus que des écoliers comparés au vieil Aristote. »

Nous ne savions cependant pas que pendant un laps de temps expressif, et en capitale du monde A partir des XVIIIe et XIXe siècles, naît un courant philosophique qui reprend les concepts de l'autonomie de l'individu comme principe fondamental de l'existence et la définition du (ou du) être. une philosophie qui défini à sciences morales Français (dit-il) Paulo Henrique de Figueiredo dans « Autonomie »: La première division des sciences, présentée dans le Traité de philosophie de Paul Janet, selon la structure en vigueur à l'Université de la Sorbonne au XIXe siècle, était entre :

a) Les sciences exactes ou les mathématiques.

b) Les sciences naturelles, qui étudient les objets du monde physique (physique, chimie, biologie, etc.).

c) Les sciences morales, qui étudient le monde moral, qui comprend les actions et les pensées de la race humaine.

Les sciences morales, à leur tour, ont été divisées en quatre groupes:

  • Les sciences philosophiques, divisées en deux classes : psychologiques (psychologie, logique, morale, esthétique) et métaphysiques (théodicée, psychologie rationnelle, cosmologie rationnelle).
  • Les sciences historiques (histoire, archéologie, épigraphie, numismatique, géographie) étudient les événements humains et leur évolution dans le temps.
  • Les sciences philologiques (philologie, étymologie, paléographie, etc.), dont l'objet est le langage et l'expression symbolique humaine.
  • Les sciences sociales et politiques (politique, jurisprudence, économie politique), qui étudient la vie sociale des êtres humains (JANET, 1885, p. 15-17).)) et qui sont devenues une matière fondamentale à l'École Normale, dans la formation des enseignants, et qui plus tard a commencé à être adopté dans les lycées et les collèges, mais qui a été subrepticement effacé de l'histoire humaine, ainsi que deux autres sciences philosophiques du même fondement, comme nous le verrons plus loin.

C'est au début du XIXe siècle que Maine de Biran et, plus tard, Victor Cousin, entre autres, reprennent le concept de volonté comme principe élaboré psychologiquement par l'âme, définissant le libre arbitre. Pour ces penseurs – à une époque où, on l'a vu, la philosophie était traitée comme la science – l'autonomie de l'individu repose sur la volonté comme caractéristique de l'âme. De ce principe fondamental sont nés les principes qui séparaient l'être de l'hétéronomie, le plaçant comme agent autonome de lui-même et, par son action solidaire, de la société. L'individu n'était plus le reflet de son la génétique (ou, comme ils le pensaient à l'époque, leurs dispositions bile ((La bile blanche définissait le bien et la bile noire définissait le mal, dans la chimie du corps. Sur la base de ce principe, de nombreux médecins pratiquaient des saignées, souvent mortelles, cherchant à éliminer le bile noire.)), mais le reflet premier de son volonté.

Cela révolutionna la psychologie de l'époque et transforma totalement les sciences morales, puisqu'il plaça l'individu dans la condition du seul réel responsable de ses conditions et de ses choix moraux. Plus : il a commencé à traiter des questions morales, sous ces principes, afin de séparer ce qui était extérieur à l'individu - les émotions (à l'époque appelées passions), les plaisirs, les douleurs physiques, etc. – de ce qui était interne à l'individu - les choix, nés de la volonté de son âme (l'âme serait, pour eux, l'être qui définit la volonté et qui survit à la mort, sans toutefois l'investiguer dans cet état) qui, à la fin, déterminerait votre état de bonheur ou de malheur.

Ce savoir est fantastique et mérite d'être récupéré et étudié ! Voyez : aujourd'hui, nous définissons (ou confondons) notre état de bonheur et de malheur par des facteurs externes - si je n'ai pas d'argent pour voyager, ou si j'ai un corps affaibli, ou si j'ai perdu des êtres chers, je pense malheureux, alors que le bonheur, pour la pensée matérialiste actuelle, résiderait dans les choses du monde – les fêtes, les voyages, l’argent, etc. En comprenant cette moralité définie par cette philosophie spiritualiste – le spiritualisme rationnel, comme on l'a appelé –, nous commençons à séparer les choses : je peux être malheureux à cause d'une condition ou d'un événement, ou ne pas avoir de plaisirs parce qu'il n'a pas d'argent, ou avoir une mauvaise santé, ou des limitations physiques, mais ce n'est pas ce qui définit mon bonheur, car c'est un construction de la volonté de mon âme en ce qui concerne la morale, c'est-à-dire dans mes efforts pour détachement de tout ce qui relève de conditions extérieures à ma volonté. Par exemple : comme condition extérieure à ma volonté, définie par mon âme, il y a l'impulsion corporelle à réagir violemment à une situation donnée ; En permettant à cet élan, qui naît de l'instinct de protection, de dominer ma volonté, je peux accomplir des actions qui me feront plus tard regretter (lorsque j'en prendrai conscience) ce que je vais subir. Si je m'accroche à une telle façon d'agir, je développerai une habitude et donc une dépendance, qui me fera souffrir indéfiniment, jusqu'à ce que, repentant, je me décide consciemment à chercher à me détacher de cette erreur, dans un effort qui peut seulement être autonome. , et non imposé.

Peut-être que la personne qui a le mieux défini ces concepts est Paul Janet, dans deux ouvrages principaux : « Small Elements of Morals », un ouvrage très succinct et simple à lire (nous vous recommandons de le lire !), disponible en téléchargement ici et également disponible sur Amazon Kindle, et «Traité élémentaire de philosophie», une œuvre beaucoup plus vaste et complexe.

Mais ne s'arrête pas là. Nous avons évoqué la question de la bile noire et de la bile blanche, qui reprenaient les concepts médicaux de l'époque et qui, du fait des gestes absurdes imposés aux malades, comme les saignées ou les "médicaments", qui mélangeaient même du poison, affaiblissaient et parfois tuaient les malades. A l'encontre de ces idées, toujours au XVIIIe siècle, Mesmer, en observant certains patients, en est arrivé - de façon très sommaire - à élaborer des concepts également autonomes dans le traitement de la santé, théorisant que l'individu pouvait aussi si guéris par l'action de ta volonté. Hahnemann, avec l'homéopathie, a suivi le même principe. Pour Mesmer, l'agent extérieur, agissant par la volonté de l'individu malade – ce qu'on a appelé magnétisme – cela pourrait l'aider à obtenir, grâce à un travail persistant, des guérisons qui, pour beaucoup, seraient impossibles et, dans certains cas, presque miraculeuses (ce qui, en fait, ne l'était pas : c'était juste une science inconnue). La précision de ses théories était telle que, même à cette époque, et contre les théories scientifiques de l'époque, elles étaient alignées sur les concepts actuellement en vigueur et démontrés par la physique moderne, tels que ceux de la théorie quantique des champs et l'existence de une matière élémentaire, la « quintessence », qui donne naissance à toute matière (matière noire). C'est tout un savoir qui nécessiterait un vrai livre pour le traiter. Comme ce livre existe déjà, nous vous recommandons de le lire : « Mesmer : la science niée du magnétisme animal », par Paulo Henrique de Figueiredo.

Nous avons également mentionné la question de l'étude des spiritualistes rationnels se limitant à la compréhension de l'âme comme agent de la volonté, extérieur au corps et dominant sur lui, survivant à la mort (par simple inférence rationnelle des postulats précédents), mais de destin ultérieur inconnu, puisque inobservable. Il se trouve pourtant que « quelque chose » se produisait, gagnait du terrain pour l'instauration d'une nouvelle science, née, à l'époque, comme toutes les autres : par l'observation rationnelle et méthodologique des faits de la nature.

Paulo Henrique de Figueiredo dit, dans « Mesmer : la science niée du magnétisme animal » :

« Les magnétiseurs ont prouvé très tôt les relations des somnambules avec êtres invisibles. Deleuze, disciple de Mesmer, dans sa correspondance avec le docteur GP Billot pendant plus de quatre ans, de mars 1829 à août 1833, est d'abord réticent, mais finit par déclarer : « Le magnétisme démontre la spiritualité de l'âme et son immortalité ; il prouve la possibilité de communication entre les intelligences séparées de la matière avec celles qui leur sont encore liées..” (BILLOT, 1839) »

[…]

Deleuze, à son tour, a déclaré : « Je ne vois aucune raison de nier la possibilité de l'apparition de personnes qui, ayant quitté cette vie, prennent soin de ceux qu'ils ont aimés ici et viennent s'exprimer à eux, leur donner de sains conseils. je viens d'en avoir un exemple.” (Ibid.)

[…]

« Des années plus tard, le magnétiseur Louis Alphonse Cahagnet (1809-1885), avec courage et détermination, parlait aux esprits à travers ses somnambules extatiques, notamment Adèle Maginot, enregistrant dans son œuvre plus de cent cinquante lettres signées par des témoins qui ont reconnu l'identité des esprits communicants. Cahagnet a anticipé cet instrument de recherche scientifique spirite de plus de dix ans.

FIGUEIREDO. Envoûteur : la science niée du magnétisme animal.

Nous sommes donc arrivés à la naissance de la science spirite, une la science, et non, comme beaucoup le pensent, une « religion ». À la lumière des faits que grouillait à travers l'Europe (et le monde, en fait) et, éliminant, par l'enquête, le charlatanisme qui ne visait qu'à attirer les curieux et leurs sacs d'argent, le professeur Rivail ((Hippolyte Léon Denizard Rivail.)) s'est lancé, après beaucoup d'insistance de quelques personnes connues, à une étude qui a abouti à ce qu'on appellera désormais le Spiritisme, qui, au lieu de naître, comme toutes les doctrines religieuses, de l'opinion isolée d'un individu ou d'un groupe, est né de l'analyse rationnelle de milliers de communications, obtenu de tous les « coins » du monde, de la même manière que les magnétiseurs qui l'ont précédé ont également obtenu le leur : par des individus placés en état de somnambulisme, induit par le magnétisme (de Mesmer). Un fait était établi, appuyé par la raison : l'âme, auparavant inexplorable, pouvait, par sa volonté, communiquer à travers l'âme de l'individu placé en état somnambulique.

Par ces communications, Allan Kardec, le nom adopté par Rivail pour ne pas confondre son travail d'éducateur et de scientifique avec ses nouvelles études, inaugure une nouvelle ère dans l'étude psychologique, car désormais, pleinement alignée sur les concepts déjà développés par le spiritisme rationnel , il a étudié l'âme dans son état, après la mort, de bonheur ou de malheur, fruits de ses choix. Pas seulement: contre les idées préconçues qu'il avait, avec d'autres savants, concernant l'origine de l'âme, les communications d'innombrables Esprits attestent, par la raison, la loi de réincarnation comme élément nécessaire au progrès incessant de l'Esprit ((Souligne Kardec, dans son Magazine :

« Sans doute, disent certains contradicteurs, vous étiez imbu de telles idées et c'est pour cela que les Esprits étaient d'accord avec votre façon de voir. C’est une erreur qui prouve, une fois de plus, le danger de jugements hâtifs et non examinés. Si, avant de juger, ces gens-là avaient pris la peine de lire ce que nous avons écrit sur le Spiritisme, ils se seraient épargnés la peine d'une objection aussi frivole. Nous répéterons donc ce que nous en avons déjà dit, c'est-à-dire que lorsque la doctrine de la réincarnation nous fut enseignée par les Esprits, elle était si éloignée de notre pensée, que nous avions construit un tout autre système sur les antécédents de la réincarnation. âme, un système qui est en fait partagé par de nombreuses personnes. Sur ce point, la doctrine des Esprits nous a surpris. Nous dirons plus : cela nous a contredit, parce qu'il a bouleversé nos propres idées. Comme vous pouvez le constater, c’était loin d’en être le reflet.

Ce n'est pas tout. On ne cède pas au premier choc. Nous nous battons; nous défendons notre opinion; nous soulevons des objections et ne nous rendons que face à l'évidence et lorsque nous nous rendons compte de l'insuffisance de notre système pour résoudre toutes les questions relatives à ce problème.

Aux yeux de certaines personnes, il peut sembler étrange d'utiliser le terme preuve, dans un tel sujet, cependant, il ne conviendra pas à ceux qui ont l'habitude de scruter les phénomènes spirites. Pour l'observateur attentif, il est des faits qui, s'ils ne sont pas de nature absolument matérielle, constituent néanmoins des preuves véritables, du moins des preuves morales.

Ce n’est pas ici le lieu d’expliquer ces faits, qui ne peuvent être compris que par une étude continue et persévérante. Notre objectif était simplement de réfuter l’idée selon laquelle cette doctrine ne serait qu’une traduction de notre pensée.

KARDEC, Allan. Revue de l'Esprit. 1858.

)), dans leurs choix de revenir au sujet, de poursuivre leur apprentissage et, dans de nombreux cas, de, après le processus de repentance, à travers ton les choix, et non par une imposition arbitraire, donnent lieu à l'évidence nécessaire à la recherche du détachement des habitudes et des vices qui, transformés en imperfections, les ont conduits à la souffrance.

De telles études complétaient ce que le spiritisme rationnel ne pouvait pas expliquer et démontré que l'autonomie de l'être, définie par sa volonté et son libre arbitre, était bien un facteur déterminant dans sa progression et, par conséquent, dans son état de bonheur ou de malheur, car le bonheur serait le plus proche de la loi naturelle, tandis que le malheur serait de le combattre, de développer des attachements. En reconnaissant l'état de malheur et sa raison, l'Esprit choisirait de nouvelles occasions qui fourniraient un apprentissage, n'étant, en aucun cas, l'effet d'une punition imposée par la faute commise.

Voilà, cher lecteur, les faits de la véritable révolution psychologique et philosophique qui, pendant plus d'un siècle, est restée ignorée de la société, balayée sous le tapis par une forte réaction matérialiste, qui, autrefois reconnue comme une science, aujourd'hui, sous le l'empire d'une compréhension matérialiste - et inexacte - de ce qui est la science, est traité comme pseudoscience, discrédité et discrédité sous cette classification. Ce sont des faits qu'il est actuellement inconcevable d'aborder dans les salles de classe de philosophie, de médecine, de psychologie, etc. Voilà les faits, en somme, qui ont conduit le monde entier à plonger ou à rester sous les principes effrayants qui ôtent l'autonomie à l'être et qui transforment l'homme en une véritable masse de chair, définie par sa chimie corporelle et, par conséquent, par son ADN. . Aujourd'hui, en général, on ne cherche pas à enquêter sur l'origine du malheur, de la dépression ou des troubles en enquêtant sur l'âme et sa volonté : au contraire, on cherche à enquêter sur ce qu'est le gène de la psychopathie, sans considérer que les « anomalies » seraient être défini par l'âme, et non l'inverse.

Il arrive cependant que l'être humain, précisément par le progrès spirituel, qui ne cesse pas, de plus en plus chercher l'autonomie, parce que, lentement et progressivement, elle se rapproche, par la raison même, de la vérification et de la compréhension de ces principes, puisque le progrès de l'Esprit ne se produit pas seulement dans l'état d'incarnation. Des idées autonomes commencent à se renforcer, tant dans la société en général que dans les milieux scientifiques, qui, chaque jour, se rapprochent de cette vérité arbitrairement effacée des connaissances humaines dans le passé. C'est pourquoi, avec véhémence, nous recommandons l'étude des ouvrages cités pour, plus tard, indiquer, à ceux qui s'y sentiront obligés, l'étude de la Revue spirite, rédigée par Kardec, de janvier 1858 à avril 1869, où il est exposé, très clairement, la formation de cette doctrine philosophique et morale qui, pour être bien comprise, manque de comprendre le contexte dans lequel elle est née et s'est formée.

Nous avons parlé de la vérité arbitrairement effacée de la connaissance humaine. Le spiritisme, ayant été la seule doctrine scientifique et philosophique qui a approfondi l'étude de la psychologie de l'Esprit après la mort du corps - c'est la raison pour laquelle la Revista Espírita a reçu, en sous-titre, "Journal d'études psychologiques" - a étudié la des faits qu'ils ont été donnés de manière rationnelle et avec une méthodologie scientifique (ce qui peut être très bien compris à travers une étude sérieuse de l'œuvre d'Allan Kardec, et dont nous avons déjà parlé à quelques reprises dans nos articles).

Dûment contextualisée en son temps, la Doctrine Spirite était si rationnelle et logique, claire et, en quelque sorte, simple, qu'elle s'est « convertie » ((Bien sûr, le sens donné ici à « convertir » est d'adopter des principes et des idées d'une doctrine, et non d'affiliation à un système religieux.)) d'innombrables personnes, même athées et matérialistes, depuis les classes populaires jusqu'à ceux occupant les positions sociales les plus élevées. Mais aujourd'hui, le mouvement spirite, contaminé depuis plus d'un siècle par les falsifications des deux derniers ouvrages de Kardec et par les idées inculquées dans son environnement, a perdu précisément ce caractère rationnel et logique d'une science d'observation. Actuellement, beaucoup s'éloignent du milieu spirite précisément parce qu'ils voient leur raisonnement se heurter à de faux concepts de paiement de la dette, de karma, de punition divine par la réincarnation et d'acceptation déraisonnable de toute prétendue psychographie spirite, sans la soumettre, comme le recommandait Kardec, à l'examen minutieux de raison.

C'est pourquoi il est nécessaire d'étudier et de connaître le Spiritisme dans les œuvres originales ((Les œuvres Ciel et Enfer et Genèse ont été respectivement frelatées dans leurs 4ème et 5ème éditions, mais l'éditeur FEAL possède actuellement déjà les œuvres originales, avec un énorme quantité de notes contextuelles de Paulo Henrique de Figueiredo.))] de Kardec. Spiritisme Jamais c'était une religion, et elle n'est pas non plus née avec l'intention de rivaliser avec les religions pour une position qui ne lui appartient pas ((Kardec dirait, dans la Revista Espirita de 1862 :

« A propos de la question des miracles du Spiritisme qui nous a été proposée, et que nous avons traitée dans notre dernier numéro, celle-ci est également proposée : « Les martyrs ont scellé de leur sang la vérité du christianisme ; où sont les martyrs du Spiritisme ?

Vous êtes donc très pressés de voir les spirites mis sur le bûcher et jetés aux bêtes féroces ! Ce qui devrait vous faire supposer que votre bonne volonté ne vous ferait pas défaut si cela se produisait encore. Vous voulez donc de toutes vos forces élever le spiritisme au rang de religion ! Notez bien qu'il n'a jamais eu cette prétention; il ne s'est jamais érigé en rival du christianisme dont il se prétend le fils ; qu'il combat ses ennemis les plus cruels : l'athéisme et le matérialisme. Encore une fois, c'est une philosophie reposant sur les fondements fondamentaux de toute religion, et sur la morale du Christ.; S’il niait le christianisme, il se renierait lui-même et se suiciderait. Ce sont ces ennemis qui le présentent comme une nouvelle secte, qui lui donne des prêtres et de grands prêtres. Ils crieront tellement et si souvent que c'est une religion, qu'on pourrait finir par y croire. Faut-il être une religion pour avoir ses martyrs ? La science, les arts, le génie, le travail n’ont-ils pas eu de tout temps leurs martyrs, comme toutes les idées nouvelles ?

Allan Kardec – Revue Spirite de 1862

)). C'est d'abord une science morale, comme nous l'avons démontré, mais aussi une science née de l'observation des faits de la nature. Étudié comme tel, il efface les préjugés et s’attaque au seul véritable ennemi de l’autonomie humaine, le matérialisme, en démontrant qu’il est faux et insoutenable.




Doit-on publier tout ce que disent les Esprits ?

"Les Douleurs du jeune Werther" est un roman épistolaire de Goethe, de 1774, où son protagoniste, un jeune homme de la haute aristocratie allemande, échange une correspondance avec un ami nommé Guilherme, racontant ses voyages et ses expériences quotidiennes (voir paragraphe d'introduction de l'article), jusqu'à la rencontre avec la belle Charlotte.

Bien que Werther et Charlotte vivent en fait une histoire d'amour, le garçon ne peut pas être complètement réciproque par sa bien-aimée, car elle est mariée à un autre homme. Werther, à son tour, ne voit pas d'autre issue et met fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête. Le moment de son suicide est l'un des épisodes les plus émouvants du livre et, considéré par beaucoup, de l'histoire de la littérature.

Le ton réaliste et inquiétant du roman a provoqué un véritable émoi chez les jeunes de l'époque, qui, attirés par l'esprit passionné et dépressif de leur protagoniste respectif, ont décidé de suivre le même chemin, mettant fin à leur propre vie. Il y eut un grand nombre de suicides liés à la lecture du petit-grand roman de Goethe, devenu rapidement une œuvre maudite pour l'église. En psychanalyse, un terme appelé l'effet Werther a été créé, en référence au personnage et caractérisé par sa phénoménologie suicidaire.

Et qu'est-ce que cette histoire a à voir avec les Esprits ? Pourquoi, tout ! Goethe était une personnalité d'un Esprit incarné - un Esprit qui, soit dit en passant, s'est montré plus tard très désolé pour les idées lancées aux esprits sans méfiance, quand, en 1859, évoqué par Kardec, il a répondu ainsi, tel que présenté dans le Spiritist Magazine de cette année :

12. ─ Que penses-tu de Werther ?

─ Maintenant, je désapprouve le résultat.

13. ─ Ce travail n'aurait-il pas fait beaucoup de mal, exaltant les passions?

─ Oui, et cela a causé des malheurs.

14. ─ C'était la cause de nombreux suicides. Êtes-vous responsable de cela?

─ Puisqu'une mauvaise influence s'est répandue sur moi, c'est exactement pour cela que je souffre encore et que je le regrette.

Nous sommes responsables de ce que nous disons et, si nous ne pouvons pas être entièrement responsables des actions que les autres posent à la suite des nôtres – puisqu'il appartient à l'autonomie et à la volonté de l'autre de choisir entre agir de telle ou telle manière – nous sommes, au moins, largement responsables d'induire d'autres esprits dans les erreurs d'imperfections qui, bien souvent, nous gênent.

Nous poursuivons donc cette brève réflexion en présentant in extenso un article d'Allan Kardec, dans le Spiritist Magazine de novembre 1859 – « Faut-il publier tout ce que disent les Esprits » ?

Cette question nous a été adressée par un de nos correspondants.

Nous y répondons ainsi :

Serait-il bon de publier tout ce que les hommes disent et pensent ?
Quiconque a une notion du spiritisme, même superficielle, sait que le monde invisible est composé de tous ceux qui ont quitté l'enveloppe visible sur Terre. Mais en repoussant l'homme charnel, tous ne revêtent pas, pour cette raison même, la robe des anges. Il y a donc des Esprits de tous degrés de connaissance et d'ignorance, de moralité et d'immoralité. Voici ce qu'il ne faut pas perdre de vue. N'oublions pas que parmi les Esprits, comme sur Terre, il y a des êtres frivoles, inattentifs et joueurs ; les faux sages, vaniteux et fiers d'un savoir incomplet ; hypocrites, malveillants et, ce qui nous semblerait inexplicable, si nous ne connaissions pas la physiologie de ce monde, il y a des sensuels, des méchants et des débauchés qui rampent dans la boue. A côté d'eux, comme sur Terre, il y a des êtres bons, humains, bienveillants, éclairés, dotés de vertus sublimes. Cependant, comme notre monde n'est ni dans la première ni dans la dernière position, bien qu'il soit plus proche de la dernière que de la première, il s'ensuit que le monde des esprits englobe des êtres intellectuellement et moralement plus avancés que nos hommes plus éclairés, et d'autres qui sont dans une position inférieure à celle des hommes les plus bas.

Puisque ces êtres ont un moyen patent de communiquer avec les hommes et d'exprimer leurs pensées par des signes intelligibles, leurs communications doivent effectivement refléter leurs sentiments, leurs qualités ou leurs vices.

Selon le caractère et l'élévation des Esprits, les communications peuvent être frivoles, insignifiantes, grossières et même obscènes, ou marquées par l'élévation intellectuelle, la sagesse et la sublimité. Ils se révèlent par leur propre langage. D'où la nécessité de ne pas accepter aveuglément tout ce qui vient du monde occulte, et de tout soumettre à un contrôle sévère. Avec les communications de certains esprits, de même qu'avec les discours de certains hommes, on pourrait faire un recueil bien peu édifiant. Nous avons sous les yeux un petit ouvrage anglais, publié en Amérique, qui en est la preuve. On peut dire qu'une dame ne le recommanderait pas pour la lecture à sa fille. Nous ne le recommandons donc pas à nos lecteurs.

Il y a des gens qui trouvent ça drôle et amusant. Laissez-les se délecter de l'intimité, mais gardez-la pour eux. Ce qui est encore moins concevable, c'est qu'ils se vantent d'avoir obtenu des communications inconvenantes. C'est toujours l'indice de sympathies qui ne peuvent être un motif de vanité, surtout quand ces communications sont spontanées et persistantes, comme cela arrive à certaines personnes. Cela ne nous permet absolument pas de porter un jugement hâtif sur leur moralité actuelle, car nous connaissons des gens affligés de ce genre d'obsession, à laquelle leur caractère ne se prête nullement. Cependant, comme tous les effets, celui-ci aussi doit avoir une cause, et si nous ne le trouvons pas dans l'existence présente, nous devons le chercher dans l'expérience antérieure. Si cette cause n'est pas en nous, elle est en dehors de nous. Cependant, il y a toujours une raison pour laquelle nous sommes dans cette situation, même si cette raison n'est qu'une faiblesse de caractère. La cause est connue, c'est à nous de la faire
cesser.

A ces communications franchement mauvaises, qui choquent toute oreille un peu délicate, s'en ajoutent d'autres simplement anodines ou ridicules. Y aura-t-il des inconvénients à les publier? S'ils sont médiatisés pour ce qu'ils valent, il n'y aura qu'un moindre mal. S'ils sont étudiés comme une étude du genre, avec les précautions nécessaires et avec les commentaires et restrictions nécessaires, ils peuvent même être instructifs, dans la mesure où ils contribuent à faire connaître le monde spirite dans toutes ses nuances. Avec prudence et habileté, tout peut être dit. Le mal est de présenter comme graves des choses qui choquent le bon sens, la raison ou les convenances. Dans ce cas, le danger est plus grand que vous ne le pensez.

D'abord, de telles publications ont l'inconvénient de tromper ceux qui ne sont pas en mesure de les examiner et de discerner ce qui est vrai et ce qui est faux, surtout dans une matière aussi nouvelle que le spiritisme. Deuxièmement, ce sont des armes fournies aux opposants, qui ne manquent pas l'occasion d'en tirer des arguments contre la haute moralité de l'enseignement spirite, car, encore une fois, le mal est de présenter sérieusement des choses notoirement absurdes. Certains peuvent même voir une profanation dans le rôle ridicule que nous donnons à certains personnages justement vénérés, auxquels nous attribuons un langage indigne d'eux. Les personnes qui ont étudié en profondeur la science de l'esprit savent quelle attitude adopter dans de tels cas. Ils savent que les esprits moqueurs n'ont pas le moindre scrupule à se parer de noms respectables, mais ils savent aussi que ces esprits n'abusent que de ceux qui aiment être abusés et qui ne savent pas ou ne veulent pas détruire leurs ruses par le biais de contrôle déjà connu. Le public, qui l'ignore, n'y voit qu'une chose : une absurdité offerte à son admiration comme si c'était une chose sérieuse, et de ce fait il se dit que si tous les spirites sont ainsi, ils ne méprisent pas l'épithète dont ils ont été gratifiés. Sans le moindre doute, un tel jugement est hâtif. Vous accusez à juste titre ses auteurs de légèreté et leur dites : étudiez la matière et n'examinez pas qu'un seul côté de la médaille. Il y a pourtant tant de gens qui jugent a priori, sans se donner la peine de lever la paille, surtout quand il n'y a pas de bonne volonté, qu'il faut éviter tout ce qui pourrait leur donner matière à censure, considérant que si la mauvaise volonté rejoint Si s'ils cèdent à la malveillance, trop fréquente, ils seront ravis de trouver quelque chose à critiquer.

Plus tard, quand le Spiritisme sera popularisé, mieux connu et compris des masses, de telles publications n'auront pas plus d'influence qu'un livre d'hérésies scientifiques n'en aurait aujourd'hui. Jusque-là, la circonspection ne serait jamais de trop, car il y a des communications qui peuvent essentiellement nuire à la cause qu'ils veulent défendre, à bien plus grande échelle que les grossières attaques et blessures de certains adversaires. Si certains étaient faits à cet effet, ils n'auraient pas moins de succès. L'erreur de certains auteurs est d'écrire sur un sujet avant de l'avoir suffisamment approfondi, suscitant ainsi une critique raisonnée. Ils se plaignent du jugement imprudent de leurs antagonistes, ne faisant pas attention au fait que ce sont souvent eux qui révèlent leur point faible. De plus, malgré toutes les précautions, il serait présomptueux de supposer qu'ils sont à l'abri de toute critique, d'abord parce qu'il est impossible de plaire à tout le monde ; ensuite, parce qu'il y a ceux qui rient de tout, même des choses les plus graves, les uns à cause de leur condition, les autres à cause de leur caractère. Ils rient beaucoup de la religion. Il n'est donc pas surprenant qu'ils se soient moqués des esprits qu'ils ne connaissent pas. Si seulement ces blagues étaient pleines d'esprit, il y aurait une compensation. Malheureusement, ils ne brillent généralement ni par leur finesse, ni par leur bon goût, ni par leur urbanité, encore moins par leur logique. Faisons donc de notre mieux, en mettant la raison et la commodité de notre côté, et ainsi nous amènerons aussi les moqueurs de notre côté.

Ces considérations seront aisément comprises de tous, mais il en est une non moins importante, car elle touche à la nature même des communications spirites, et c'est pourquoi nous ne devons pas l'omettre. Les esprits vont là où ils trouvent de la sympathie et là où ils savent qu'ils seront entendus.. Les communications grossières et incommodes, ou simplement fausses, absurdes et ridicules, ne peuvent émaner que d'esprits inférieurs.

Le simple bon sens l'indique. Ces esprits font ce que font les hommes qui se voient complaisamment écoutés. Ils s'attachent à ceux qui admirent leurs folies et souvent les saisissent et les dominent jusqu'à la fascination et l'assujettissement.

L'importance accordée à leurs communications par la publicité les attire, les passionne et les encourage. Le seul véritable moyen de les chasser est de leur prouver que nous ne nous trompons pas en rejetant impitoyablement, comme apocryphe et suspect, tout ce qui n'est pas rationnel ; tout ce qui dément la supériorité attribuée à l'Esprit qui se manifeste et dont il utilise le nom. Alors quand il voit qu'il perd son temps, il s'en va.

Nous croyons avoir répondu de façon satisfaisante à la question de notre correspondant sur la commodité et l'opportunité de certaines publications spirites. Publier sans examen, ou sans correction, tout ce qui vient de cette source, serait, à notre avis, faire preuve d'un manque de discernement.. C'est du moins notre opinion personnelle, que nous soumettons à l'appréciation de ceux qui, désintéressés en la matière, peuvent juger avec impartialité, en écartant toute considération individuelle. Comme tout le monde, nous avons le droit de dire notre façon de penser la science qui fait l'objet de nos études, et de la traiter à notre manière, sans vouloir imposer nos idées à qui que ce soit, ni les présenter comme des lois. . Ceux qui partagent notre façon de voir les choses parce qu'ils croient, comme nous, être avec la vérité. L'avenir dira qui a tort et qui a raison.

Si nous sommes responsables de nos actes, nous ne sommes pas moins responsables de la propagation d'idées fausses ou nuisibles, issues de la pensée d'autrui, par un manque ostensible d'attention et d'étude. Il s'agit de spiritisme, et cette affaire est sérieuse. Ne faisons pas moins, en cette matière, que ce qui est nécessaire, qui est de l'étudier sans cesse, dans tout son contexte, ne donnant jamais comme affirmations définitives ce que nous n'avons pas trouvé conclu dans les thèses doctrinales. Nous nous souvenons toujours qu'Allan Kardec lui-même a laissé plusieurs questions ouvertes, en raison de l'impossibilité d'avancer sur celles-ci à ce moment-là, mais nous demandons instamment que ce ne soit pas une raison pour accepter à la légère toute communication ultérieure en complément de ces questions, car, sans la connaissances et la méthodologie nécessaire, nous aurions l'erreur de ne pas observer tout ce que Kardec a relevé dans le texte ci-dessus, résumé d'années d'études face au spiritisme.

Il est aussi de notre avis que « publier sans examen, ou sans correction, tout ce qui vient de cette source, serait, à notre avis, faire preuve d'un mauvais jugement » ! Goethe a pris la décision de publier quelque chose qui était le fruit de son esprit - et, très probablement, d'autres esprits spirituels, qui l'ont conduit à de telles idées. Et si ces mêmes esprits, ou le propre Esprit de Goethe, nous communiquaient un roman d'un tel contenu, par des moyens médiumniques ? Doit-on simplement le publier ?

A noter que, en aucun cas, ce Groupe ne critique le média. Après tout, c'est l'outil d'échange d'idées. Le problème qui se pose ici est celui de l'analyse de ces communications et de l'usage qui en est fait et, par conséquent, le lecteur peut imaginer combien on regrette les diverses publications de lettres supposées psychographiées ou même de livres qui, indistinctement, favorisent la diffusion et l'inculcation d'idées fausses liées aux dogmes de la chute dans le péché, du châtiment divin, de l'attachement aux choses matérielles même dans le monde spirituel, etc.




Aphorismes spirituels sur le suicide

Le suicide est une erreur, bien sûr. Il peut résulter d'un grand désespoir, d'un manque total de foi en l'avenir – un produit du matérialisme –, il peut être le fruit d'une habitude – face à une difficulté, la personne choisit d'abandonner –, etc. Mais le fait, déjà constaté dans l'étude de la première année de la Revue spirite (1858), est que l'on ne peut lier l'acte de suicide à des effets standardisés, comme par exemple affirmer que cet esprit continuera à souffrir dans le “ … »vallée des suicides”(Ce n'est pas un lieu, contrairement à ce que beaucoup pensent. Chaque cas est différent. Et, au final, c'est une erreur, comme tant d'autres. Il n'y a rien de plus grave aux yeux de Dieu. Dieu n'en tient personne rigueur.).

– Enfin, je rappelle que l'étude sérieuse de la Doctrine Spirite dans son originalité, loin des dogmes religieux du péché, de la chute et du châtiment, liée à son inséparable sœur jumelle – la science du Magnétisme – a conduit et conduit de nombreux incroyants à raisonner la foi et retrouver l'esprit de la vie.

– la Doctrine Spirite n'est pas une doctrine d'idées fausses, mais une Doctrine qui rend l'Esprit responsable de lui-même, de son autonomie et de sa conscience.

– D'ailleurs, je pense que la meilleure façon d'aider quelqu'un en état de dépression ou de sevrage est de démontrer que :

1. Il n'est pas puni pour quoi que ce soit. Les douleurs et les peines, les joies et les plaisirs sont de la partie *de la matière*, et nous les traversons tous. Le bonheur, cependant, est la conquête de l'Esprit, qui marche vers le bien et l'amélioration de lui-même, tandis que le malheur est le résultat d'imperfections, développées par des actions autonomes et conscientes de l'Esprit, liées à des sensations, des plaisirs et des passions. Un Esprit heureux traversera aussi la douleur et la tristesse, dans la chair, mais cela ne définira pas votre état de bonheur ou de malheur. Par conséquent, pour atteindre le bonheur et la paix intérieure, nous devons apprendre et nous mettre, en toute honnêteté, en constante analyse de nous-mêmes, en cherchant à nous détacher de ces facteurs qui nous conduisent à des imperfections - en nous rappelant que faire des erreurs et apprendre ne font qu'un chose, tout ce que le monde fait dans le processus d'apprentissage, tout en faisant des erreurs et en s'accrochant aux erreurs, dans un effort conscient, à cause des plaisirs et des passions est le gros problème.

2. Les difficultés rencontrées sont parfois le résultat de mauvais choix, même dans cette vie. D'autres fois, ils sont prévus comme des tests, dans le but d'aider à surmonter une imperfection. Quoi qu'il en soit, ce sont des opportunités qu'il faut affronter, et la connaissance spirite aide *trop* dans ce processus.

3. Interrompre une vie par un suicide direct ou indirect ne causera que de la souffrance*moral* durer plus longtemps, car, comme il provient d'imperfections, il ne cessera que lorsque celles-ci seront surmontées, par un effort autonome et conscient.

4. Essayer d'aider quelqu'un à surmonter les idées suicidaires par la peur, qui naît d'idées fausses, est une erreur, car la personne qui se croit malheureuse ou même pécheresse est déjà désespérée. Il faut plutôt chercher à l'aider à raisonner sur l'utilité de chaque seconde de vie incarnée pour justement surmonter les imperfections qui l'empêchent d'être vraiment heureuse.

Vous devez être prudent et étudier dur. Les idées fausses sont liées à notre éducation spirite depuis plus d'un siècle, mais elles ne font pas partie de l'origine de la Doctrine.

Enfin, je souligne la question 957, du Livre des esprits, qui pointe vers une conclusion très importante :

957. Quelles sont, en général, par rapport à l'état de l'Esprit, les conséquences du suicide ?

"Les conséquences du suicide sont très diverses.. Il n'y a pas de sanctions spécifiques et dans tous les cas elles correspondent toujours aux causes qui l'ont produit. Il y a cependant une conséquence à laquelle la personne suicidaire ne peut échapper : la déception. Mais la chance n'est pas la même pour tout le monde ; dépend des circonstances. Les uns expient immédiatement la faute, les autres dans une nouvelle existence, qui sera pire que celle dont ils ont interrompu le cours.

L'observation montre bien que les effets du suicide ne sont pas toujours les mêmes. Il y en a cependant qui sont communes à tous les cas de mort violente et qui sont la conséquence de l'interruption brutale de la vie. Il y a d'abord la persistance plus prolongée et plus tenace du lien qui unit l'esprit au corps, puisque ce lien est presque toujours dans toute sa force au moment où il se rompt, alors que dans le cas de la mort naturelle il s'affaiblit et se dissout souvent avant que la vie ne soit complètement éteinte. Les conséquences de cet état de choses sont la prolongation du trouble qui suit la mort et de l'illusion dans laquelle, pendant plus ou moins de temps, l'Esprit soutient qu'il appartient encore au nombre des vivants. (155 et 165.)




La distance entre le spiritisme et le mouvement spirite

Un correspondant a demandé quelle serait cette distance supposée, toujours affirmée par nous, entre la Doctrine Spirite et le Mouvement Spirite.

A elle, nous pouvons répondre de cette façon, à titre d'exemple pour tout le monde :

“"B…, c'est quelque chose que tout le monde devrait vraiment étudier ou sur lequel il devrait se renseigner, notamment en ce qui concerne les ouvrages cités ((

  • Dans le sens de changements doctrinaux : L'Héritage d'Allan Kardec, de Simoni Privato ; Ni paradis ni enfer, de Paulo Henrique de Figueiredo; Point final, de Wilson Garcia
  • Au sens de connaissance du contexte doctrinal : Autonomie : l'histoire jamais racontée du Spiritisme, par Paulo Henrique de Figueiredo ;
  • Dans la compréhension réelle de la Doctrine, dans l'essence proposée par Kardec, à travers les études : Ciel et Enfer et Genèse, toutes deux de l'éditeur FEAL, comme les autres sont des versions frelatées, encore.)), parce que comprendre et, donc, assumer nouveau positionnement, il doit s'agir d'un action autonome. Cependant, je peux souligner quelques différences essentielles entre la Doctrine Spirite (DE) et le Mouvement Spirite actuel (SM) :

  • Evocations d'esprits : DE s'est formé sur eux et a démontré la nécessité d'être mené, avec méthode, pour continuer leur développement ; ME déconseille de le faire, provoquant une déferlante de médiums qui ne sont que « disponibles », donc, sans contrôle ni objectif d'apprentissage.
  • Généralité de l'enseignement : DE a démontré la nécessité de développer l'étude spirite par la méthode du double contrôle : universalité et accord de l'enseignement et du jugement rationnel ; MOI, infectée par Roustaing, qui voyait un danger dans cette méthode (qui réfuterait ses théories), s'est mise à prendre les communications isolées comme une expression de la vérité, sans raisonner.
  • Vie de l'Esprit dans l'erraticité : DE a démontré que les émotions et les sensations physiques n'existent que pour l'Esprit attaché ; ME a commencé à enseigner un monde spirituel pleinement matérialisé, créant ainsi des idées d'attachement nuisibles à l'Esprit qui se désincarne.
  • Nécessité de l'incarnation : DE a démontré que l'incarnation est une nécessité pour le progrès de l'Esprit, dans lequel il joue, même involontairement, son rôle solidaire dans la création. Il a supprimé les concepts de châtiment et de châtiment comme une action arbitraire de Dieu, démontrant que tout est le fruit du choix conscient de l'Esprit; ME, sous l'influence de Roustainguist, a inséré les faux concepts de karma, de rédemption, de loi d'action et de réaction et de loi de retour.
  • Hétéronomie x autonomie : DE a démontré, tout au long de celle-ci, que l'Esprit se développe de manière autonome, étant le premier, sinon le seul, auteur de ses choix ; ME, influencé par Roustaing, a commencé à aborder la vie de manière hétéronome – si je souffre, c'est parce que j'en reçois le retour ; si j'ai de la joie, c'est parce que j'ai été bienheureux, etc.
  • Charité : DE a démontré que la charité est une action désintéressée, fruit du devoir de l'Esprit, qui tend consciemment vers le bien ; ME a commencé à traiter la charité comme une action extérieure, presque toujours uniquement matérielle. En raison de l'absence d'études DE, ME ne parvient pas à faire le bien qu'il pourrait pour aider au développement de la société à travers les idées spirites.
  • Morale : DE a démontré que, tous créés simples et ignorants, les Esprits développent le bien et le mal, au fil des incarnations, choisissant entre agir de telle ou telle manière. Il n'y a pas de dualité entre le bien et le mal. Certains choisissent de répéter l'erreur, développant des imperfections dont il leur sera très difficile de se débarrasser, par un travail de réincarnation, dans une action consciente et autonome ; ME, influencé par Roustaing, a commencé à traiter l'incarnation comme une punition, comme si tous les esprits qui s'incarnaient étaient imparfaits.
  • Méthode : DE a toujours montré comment elle allait se développer : par l'étude des sciences humaines, confrontée, par la raison, aux enseignements spirites, dans l'échange d'informations avec des groupes réputés répartis dans le monde entier ; D'autre part, le ME n'étudie pratiquement pas les fondements de l'ED, il s'est isolé dans les centres dans des routines qui incluent : des monologues, presque toujours remplis de toutes les erreurs mentionnées ci-dessus ; passe, sans connaissance du magnétisme; et des séances médiumniques qui, sans méthode et sans études, perdent le but et l'utilité qu'elles pourraient réellement avoir.

Etc."

On voit que les différences entre la Doctrine Spirite, dans son origine, et ce que le Mouvement Spirite professe ou croit aujourd'hui, sont profondes et, presque toujours, nuisibles à la propagation de la Doctrine. C'est donc à l'effort volontaire de chacun dans l'étude honnête et détachée, ainsi que dans la diffusion fraternelle et coopérative des connaissances.

En complément des ouvrages cités, on ne peut manquer de souligner la nécessité d'étudier la Revue Spirite, qui montre comment s'est faite la formation de la Doctrine Spirite.




Les systèmes de réforme sociale et le spiritisme

de Paulo Degering Rosa Junior

Je fais des démarches depuis un certain temps maintenant ((Voir les articles “Spiritualisme et politique" et "Le silence du mouvement spirite face aux enjeux sociauxsur l'impossibilité de lier le spiritisme à une quelconque idéologie politique et sur la nocivité et la nocivité de cette pratique pour le mouvement spirite. Quand je défends que le spiritisme ne doit pas être mêlé à la politique, je ne veux pas dire qu'il ne peut y apporter sa contribution, mais plutôt qu'il ne doit pas être mêlé aux opinions et aux idées des systèmes qui, contrairement à la morale spirite, veulent changer la société par la force, par l'imposition, tandis que le Spiritisme démontre que la seule façon d'effectuer un changement dans la société est d'aider l'individu à abandonner les mauvaises habitudes et les imperfections, dans un geste rationnel, conscient et autonome.

Quiconque étudie le spiritisme avec un certain dévouement comprend facilement ce principe. Pourtant, j'avais besoin de trouver une véritable perle d'Allan Kardec, insérée au milieu d'un texte que, jusqu'à aujourd'hui, je l'avoue, je n'avais pas lu ni connu. La perle dont il s'agit se trouve dans la publication « Voyage spirite en 1862 », dans « Discours prononcés aux assemblées générales des spirites de Lyon et de Bordeaux. », point III :

Je viens de dire que sans charité l'homme ne bâtit que sur le sable. Un exemple nous fera mieux comprendre.

Des hommes bien intentionnés, touchés par les souffrances d'une partie de leurs semblables, ont cru trouver le remède au mal dans certains systèmes de réforme sociale. A quelques différences près, le principe est plus ou moins le même chez tous, quel que soit le nom que vous leur donnez. La vie en communauté car c'est la moins chère ; communauté de biens, pour que chacun ait sa part ; participation de tous à l'œuvre commune ; pas de grandes richesses, mais aussi pas de misère. C'était très séduisant pour quelqu'un qui, n'ayant rien, voyait déjà la bourse du riche entrer dans la caisse sociale., sans calculer que la totalité des richesses, mises en commun, créerait une misère générale plutôt qu'une misère partielle; que l'égalité établie aujourd'hui serait rompue demain par la mobilité de la population et la différence entre les compétences; Quel l'égalité permanente des biens suppose l'égalité des capacités et du travail. Mais ce n'est pas le point; il n'entre pas dans mes considérations d'examiner les côtés positifs et négatifs de ces systèmes. Je passe outre les impossibilités que je viens d'évoquer et me propose de les considérer d'un autre point de vue qui, me semble-t-il, n'a encore intéressé personne et qui se rapporte à notre sujet.

KARDEC, Allan. Voyage spirite de 1862, je souligne.

Kardec, comme toujours très lucide dans ses notes, commence par souligner les problèmes très clairs que de tels « systèmes de réforme sociale » apporteraient à la société. Cependant, il ne s'y attarde pas pour s'attaquer ensuite au thème moral, qui est très important, et démontrer, une fois de plus, que son intérêt, aligné sur le spiritisme, ne consistait pas à détruire, mais à construire :

Les auteurs, fondateurs ou promoteurs de tous ces systèmes, sans exception, n'avaient d'autre but que l'organisation de la vie matérielle d'une manière qui profite à tous. Le but est louable, sans aucun doute. Reste à savoir s'il manque à cet édifice la seule fondation qui pourrait le consolider, à supposer que ce soit praticable.

La communauté est l'abnégation la plus complète de la personnalité((Un des principes du Spiritisme est la relation des Esprits avec chacun, contrairement au faux principe d'individualité (N. do E.) )). Chacun Se donner personnellement, cela demande le dévouement le plus absolu ((Le Devoir Moral était quelque chose de très bien défini par le Spiritualisme Rationnel, dont le Spiritisme est le développement(N. d'E.) )). Or, le motif du renoncement et du dévouement est la charité, c'est-à-dire l'amour des autres ((Charité désintéressée (N. do E.) )). Mais nous reconnaissons que le Le fondement de la charité est la croyance ((La charité, pour être possible, nécessite une conscience, fondée sur la raison (N. do E.) )) ; que le manque de croyance mène au matérialisme et que le matérialisme mène à l'égoïsme. Un système qui, par sa nature et pour sa stabilité, exige des vertus morales au plus haut degré, doit prendre son point de départ dans l'élément spirituel.. Bien joué! puisque le côté matériel est leur objectif exclusif ((Parce qu'il s'agit de systèmes basés sur des philosophies matérialistes, avec leur origine principale dans Aristote et reproduits avec une grande force par Comte (N. do E.) )), pas seulement l'élément spirituel n'est pas pris en compte, car de nombreux systèmes sont fondée sur une doctrine matérialiste très avouée((Voyons : l'imperfection peut se développer en raison d'une incapacité totale à faire face aux problèmes de la vie, en raison d'un manque de compréhension de la morale (manque d'éducation). Lorsqu'il recherche, par exemple, le bonheur dans les choses et les situations de la vie, l'être commence d'attribuer une importance déraisonnable aux ressources nécessaires pour y parvenir. S'il ne les a pas, il se sent malheureux (triste), mais, jugeant que le bonheur est aussi sa responsabilité, il peut juger que, pour le satisfaire, il doit être licite de l'obtenir auprès de ceux qui disposent de ces ressources en abondance. C'est la manière matérialiste d'aborder le sujet, reproduite par presque tous ces systèmes (N. do E.) )), ou du panthéisme, une sorte de matérialisme déguisé, une véritable parure du beau nom fraternité. Mais la fraternité, comme la charité, ne s'impose ni ne se décrète ; il doit être dans le cœur et ce ne sera pas un système qui le fera naître s'il n'y est pas ; sinon le système s'effondrera et fera place à l'anarchie.

Idem. Idem.

Kardec a semé la graine : les vertus morales, dont naît la fraternité, ne naissent pas d'un système. Elles ne peuvent être imposées ou décrétées. Il faut naître du coeur.

L'expérience est là pour prouver que n'étouffe pas ni ambitions ni cupidité. Avant de faire la chose pour les hommes, il faut former les hommes à la chose, comment se forment les travailleurs, avant de leur confier un travail. Avant de construire, il faut s'assurer de la solidité des matériaux. Ici les matériaux solides sont des hommes de cœur, de dévouement et d'abnégation. L'égoïsme, l'amour et la fraternité sont, comme nous l'avons dit, de vains mots ; Comment donc, sous l'empire de l'égoïsme, fonder un système qui exige davantage l'abnégation puisqu'il a pour principe essentiel la solidarité de tous avec chacun et de chacun avec tous ?

Idem. Idem.

Il est incroyable de ne pas voir, pourtant, Kardec occuper une place parmi les noms de la plus haute philosophie morale. Mais ce n'est pas seulement la morale qui est oubliée, mais aussi, avec elle, la spiritualité rationnelle.

Simples et sans ornements linguistiques qui ne servent qu'à confondre et à flatter, dit le professeur : « Avant de faire la chose pour les hommes, il faut former les hommes à la chose ». Toujours, toujours, s'attaquant au coeur du sujet, depuis sa jeunesse, avec un peu plus de 20 ans : l'éducation. Si vous voulez changer la société, vous devez éduquer dès l'enfance. Or, dans une société où il n'y a pas d'éducation, mais seulement de l'instruction, que voulez-vous obtenir, sinon les résultats que nous sommes obligés de rencontrer, quotidiennement, partout dans le monde ? Que peut-on attendre d'individus formés, dès leurs premiers pas, dans les écoles de la dispute, de la tricherie, de la récompense et de la punition, en un mot de l'hétéronomie ? Certes, ils ne seront pas des individus autonomes et fraternels, encore moins charitables. Et, pour Kardec,

Sans charité, il n'y a pas d'institution humaine stable; et il ne peut y avoir de charité ou de fraternité possible, au vrai sens du terme, sans croyance ((Encore une fois, Kardec souligne l'importance de la connaissance, qui sous-tend la raison (N. do E.) )). Alors, appliquez-vous à développer ces sentiments qui, en s'accroissant, détruiront l'égoïsme qui vous tue. Quand la charité aura pénétré les masses, quand elle sera devenue la foi, la religion de la majorité, alors vos institutions s'amélioreront par la force même des choses.; les abus, issus du personnalisme, disparaîtront. Enseignez donc la charité et, surtout, J'ai prêché par l'exemple: est l'ancre de salut de la société. Elle seule peut réaliser le royaume du bien sur Terre, qui est le royaume de Dieu ; sans elle, quoi que vous fassiez, vous ne créerez que des utopies, dont vous ne serez que déçus..

Idem. Idem.

Vous n'avez pas besoin d'aller beaucoup plus loin. La pensée de Kardec est assez claire et lucide, et je la prends non pas comme un argument d'autorité, mais parce qu'elle est en plein accord avec ce que je crois être la meilleure expression des connaissances en morale, en philosophie et en éducation, notamment en ce qui concerne les successions et progrès progressif de l'être, principe démontré par le spiritisme.

Tant que nous continuerons à nous battre pour des transformations sociales imposées par la force, voire la violence, nous ne créerons que des utopies et des déceptions. Voyons que les exemples de cela, après Kardec, sont déjà nombreux, et ils pullulent autour de nous. D'une certaine manière, il a pratiquement prédit ce à quoi une bonne partie du monde serait confrontée, au siècle suivant, en raison des systèmes et des idéologies matérialistes qui prévalent encore aujourd'hui et qui, paradoxalement, sont défendus par une partie importante du mouvement spirite, qui , en fait, il n'a toujours pas compris la vraie morale du Spiritisme et veut forcer les autres à changer selon ce que des agents extérieurs définissent comme idéal, et non par la conscience elle-même, dans un mouvement autonome et conscient.

En ce qui concerne le mouvement spirite, il est absurde de voir des idées matérialistes défendues au sein de ce médium. Supposons, bien naïvement, qu'une loi soit créée qui oblige les riches à partager leurs richesses : cela ne fera que susciter la révolte des esprits qui ont l'imperfection de l'avarice et, à la première occasion, dans cette vie ou dans d'autres, ils se battra pour rétablir le pouvoir qu'il possédait auparavant. Sans parler des individus qui, habitués à divers vices, n'utiliseront que des ressources partagées pour se régaler un peu plus. Ce n'est pas ainsi qu'une société change.

Sans la charité, qui naît de la compréhension de la morale de la loi divine et du mouvement autonome vers le bien, l'homme ne bâtit que sur le sable..